COTON FULMINANT. AO
ae, et qu'il est devenu à peine tiède, on y introduit coton bien sec, bien écarté et surtout exempt de ,te ordure ou autre substance étrangère. 1 coton doit être ajouté au liquide par peUtes Etìtés à la fois, et on l'enfonce avec 1 «H^T* irre,pour dégager l'air qu'il pourra ^.contenir et le ke imprégner uniformément par le mélange. Après Knute, d'immersion, on enlève le coton e on p onge dans un vase plein d'eau. Ce vase peut *» a terre, en verre, en bois, mais non pas en metal £ Le alors le coton, jusqu'à ce qu'il ne renferme t aucune trace d'acide. Pour cela, il est né— L laisser le coton séjourner dans l'eau p endant ^pluienrs heures de suite, en renouvelant 1 eau fréquemnent. Enfin, on fait sécher le coton à une doue chaeur, et loin de tout corps enflammé, parce quii est Revenu fulminant.
OBSERVATIONS
4° Excellent moyen de laver le coton fulminant.
On a proposé de laver le coton M"*^ <^ plaçant au fond d'un entonnoir de verre, dans leque on "fait passer un courant d'eau, et on a pr tendu .qpe cette eau, sans cesse renouvelée sur le co ion d vart le laver parfaitement en peu de temps. Je ne crois pa néanmoins que ce procédé puisse « un snltat satisfaisant, parce que le coton, en se changeant en pvroxyle sous l'action du mélange de salpêtre et
moins grand, une sorte de contraction et de foulage,
comme ferait la laine au contact d'un alcali, en soi qu'il devient inégalement pénétrable à l'eau. Il 1 résulte que l'eau versée sur le coton fulminant dal l'entonnoir, lave à outrance certaines parties et 1 laisse d'autres à peu près intactes. Ce mode de lavai employé avec succès par les chimistes, lorsqu'il s'a£ de laver des précipités qui forment une pâte homi gène et facilement perméable à l'eau, semble dor tout-à-fait impropre pour le lavage du coton fulm; nant. Quand, pour faciliter l'action de l'eau, on voudra: écarter mécaniquement les flocons de coton dans î but de détruire l'effet de sa contraction, on n'arriverai jamais à un résultat parfait, sans employer beaucou] de temps et de peine.
Le moyen le plus simple et le meilleur qu'on puisse employer pour laver parfaitement le coton, est à mon avis de le laisser pendant un grand nombre d'heures consécutives dans une eau que l'on renouvelle de temps en temps, en ayant soin de comprimer quelquefois le coton entre ses doigts pour renouveler l'eau qui reste dans ses fibres. Pour terminer, on presse fortement le coton en le tordant dans un linge, puis on le fait sécher.
2° Inconvénients qui résultent d'un lavage imparfait du coton fulminant.
Un lavage bien complet est tout-à-fait essentiel pour la réussite du collodion, parce que,. s'il reste dans ce coton le moindre acide, celui-ci décompose plus tard Fiodure que l'on ajoute au collodion pour le rendre photographique ; alors le collodion rougit et devient