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COTON FULMINANT

moins sensible à la lumière. D'un autre côté, si le lavage n'enlève pas au coton tout le sulfate de potasse , produit dans la réaction qui s'opère entre l'acide sulfurique et l'azotate de potasse, il en résulte que ce sulfate se dissout dans l'éther au moment de la préparation du collodion, et que par la suite il entrave la libre action de la lumière sur la couche de collodion iodurée et argentée étendue sur la glace, et de plus, il diminue l'adhérence du collodion.

3° Moyen de reconnaître si le coton fulminant a été suffisamment lavé.

, Si le papier tournesol, ou le papier coloré par le campêche, conserve sa couleur, après avoir été 10 minutes en contact avec le coton fulminant encore humide, on peut en conclure que ce demie* a été suffisamment lavé. Cependant, par surcroît de précaution, on fera bien de prolonger encore pendant quelque temps son immersion dans l'eau.

Pour reconnaître si le coton renferme encore du sulfate de potasse, on verse dans la dernière eau de iavage quelques gouttes de chlorure de barium. Lorsïu'il se forme un nuage laiteux, c'est un indice certain lue le coton contient encore du sulfate de potasse, si le iapier tournesol ou campêche ne change pas de coueur en le plongeant dans le même bain.

4° Du lavage à Veau distillée et à Veau commune.

Il est inutile d'employer de l'eau distillée pour le avage du coton fulminant, mais il est bon de se serir d'eau filtrée, ou au moins d'eau que l'on aura

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laissé reposer quelque temps, de manière à ce que parties terreuses, charriées ordinairement par les eaus courantes, aient eu le temps de se précipiter au fonç du vase.

5° Théorie de la préparation du coton fulminant.

La réaction qui s'opère entre le salpêtre , Facide e 1 le coton, a pour effet de décomposer le sel avec pro duction de bi-sulfate de potasse et avec dégagement « d'acide nitrique. Ce dernier, en présence de l'acid! « sulfurique qui se trouve en excès dans le bain, rest concentré et se combine facilement avec le coton, qui ' par l'effet de cette combinaison prend un accroisse "1 ment de poids dans le rapport de 3 à 2 de sa pesau «l teur primitive. La composition du coton est C12 H10Ol( ® mais en se combinant avec l'acide nitrique, il dévier « C^H^O1*; 5 NOs. Ce qui revient à dire que 2 èqui ^ valents de coton perdent 3 équivalents d'oxygène i ia 3 équivalents d'hydrogène , mais qu'ils prennent i équivalents d'acide nitrique.

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6° Cas de non réussite du coton-poudre.

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M. de Brébisson, dans son traité spécial de collodio! fait remarquer, que parfois, au moment de rimmel sion du coton dans le mélange d'acide sulfurique i d'azotate de potasse, si l'on n'a pas bien chassé l'a ^ renfermé dans le coton en le plongeant dans le 1 ^ quide, ou si l'acide sulfurique n'est pas bien pur, se déclare une vive effervescence et un développemei ^ de vapeurs rutilantes, occasionnées par la décompos

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