POLISSAGE DE LA FLAQUE
noir de la surface ou dans la condensation de l'haleine, accuserait d'une manière évidente l'insuffisance et l'imperfection du poli ; il faudrait alors reprendre la plaque avec le polissoir au rouge d'Angleterre, et si cela ne suffisait pas encore, on recommencerait entièrement le premier poli au tripoli et au coton.
On aura toujours soin que le coton, les poudres à polir, et les polissoirs soient autant que possible exempts de toute trace d'humidité ; la présence de cette humidité amènerait des résultats bien plus pernicieux qu'on ne saurait se l'imaginer.
Indépendamment du tripoli et du rouge d'Angleterre, beaucoup d'autres substances ont été proposées pour le polissage des plaques , telles que la pierre ponce, les os calcinés, la suie, le noir de fumée, la chaux éteinte, l'amidon, etc. Toutes ces substances, qui, comme les premières, doivent être réduites en poudre très-fine, absorbent facilement l'humidité de l'air ; et on ne peut pas s'en servir si on néglige de les renfermer dans des vases bien clos.
Lorsque le coton ou les polissoirs de velours s'imprègnent d'humidité, au contact de l'air humide, il faut les faire sécher au feu. Le photographe ne doit pas ignorer qu'à latempérature ordinaire, et bien qu'ils paraissent à la vue parfaitement secs, la laine et le coton renferment environ 10 pour 100 de leur poids d'eau, et que, dans les temps pluvieux, cette proportion s'élève pour la laine jusqu'à 18 pour 100, sans que l'on puisse encore y découvrir aucune humidité apparente, à moins qu'on ne soit un connaisseur expert en cette matière.
ïl suffira de bien chauffer le coton et de le maintenir pendant quelque temps à une température voisine de celle de Feau bouillante, pour en chasser toute l'eau hygrométrique qu'il renferme.