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STÉRÉOSCOPE

Fig. 14.

« Il est impossible qu'une peinture imitée avec toute la perfection possible de lignes, d'ombres, de

lumières et de couleurs, puisse présenter le mêm relief que la nature, à moins qu'on ne la regard de loin et avec un seul œil. »

« On le prouve ainsi : soient deux yeux AB (fìg. 13 qui voient l'objet C avec le concours des lignes de yeux AG et BC; je dis que les lignes latérales verron derrière cet objet, l'espace GD; que l'œil A voit tout l'espace FD, et l'œil B l'espace GE. Donc les deux yeui voient derrière l'objet C tout l'espace FE, et il s'ensuit que l'objet C est comme s'il était transparent, du moins d'après la définition qu'on donne de la transparence c'est un corps qui n'intercepte rien de ce qui est situe derrière lui, ce qui ne peut arriver à celui qui voit avec un seul œil un objet plus grand que l'œil lui-même. Ce qui vient d'être dit suffit pour tirer la conclusion de notre proposition : en effet, un objet représenté par la peinture intercepte tout l'espace situé derrière lui, et il n'existe aucun moyen possible de voir aucune partie du champ situé derrière les lignes de son périmètre. )) (Chap. 341.)

Il est évident par ces explications de Léonard, quel si nous regardons en même temps avec les deux yeux deux images photographiques de MN (fig. 14) prises du point A et du point B, nous pourrons voir le même espace derrière M, que si nous observions l'objet luimême au naturel; c'est tout-à-fait ce qui arrive à ceux qui sont susceptibles de loucher en regardant en même temps les deux images; c'est encore ce qui arrive à tous ceux qui observent ces deux images dans le stéréoscope.

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