DÉVELOPPEMENT DE L'IMAGE. H
image; au bout de quelque temps, la couche en 'ntact avec la feuille de papier présenta un dessin >ux fois plus intense que les parties qui n'étaient pas i contact avec ce même papier. Mais ce qui me causa * plus grande surprise, ce fut que Wfypier, par l effet S contact avec l'épreuve négative, reçut en même temps ke image positive assez bien venue; les noirs de la égative, comme le ciel, avaient donné des blancs sur .papier, tandis que les blancs avaient donné des noirs, u point de produire un dessin sur le papier sans intervention de la lumière.
Nous trouvâmes donc deux effets tout-à-fait distincts: "intensité plus grande de la négative, 2» production 'une positive sur le papier par la seule action de son ontact avec la négative.
Le premier de ces effets fournit à la pratique la- •antage de pouvoir augmenter la force réductrice des iquides qui servent à développer l'image latente «oduite par la lumière ; le second effet, bien qu il ne lemble pas appelé à un grand avenir dans la pratique, *t cependant assez important sous le rapport theorime : le papier qui, sans aucune intervention de la umière, mais par le seul effet de son contact avec .'épreuve négative en voie de développement, reçoit une imase positive, produit par sa seule présence une telle perturbation dans les parties correspondantes à l'iodure d'argent non impressionné , que le nitrate d'argent se trouve forcément décomposé et désoxydé. Mais dans les parties attaquées paï la lumière, ce même nitrate d'argent se trouve sous l'influence réductrice de l'iodure d'argent, et comme elle est plus
énergique que celle du papier, elle empêche ce 1 mer de noircir, et forme à sa surface les blancs 2 avec les noirs, produisent le dessin.
Dans cette décomposition du nitrate d'argent, il j rait difficile d'admettre l'intervention de la chalel ou de la lumière latentes, parce que ce mode de pr duction des images sur papier diffère tout-à-fait « celui que Ion appelle thermographie, ou impressi de différents objets faite dans l'obscurité à la surf j du metal, du verre, etc., comme celles qu'ont obti nues Draper, Hunt, Herschel, et surtout Moser qui 3 a observées le premier.
HUITIEME OPÉRATION
Pour fixer d'une manière permanente l'image pho graphique, il faut en éliminer les sels d'argent resJ tes altérables à la lumière. On obtient cet "effet a moyen d une solution aqueuse de substances chimi-l qnes qui forment des combinaisons solubles avec l'io dure et le bromure d'argent adhérent à l'image photographique. 8 p
Les substances qui ont le mieux réussi sont : l'hJ posulfite de soude, le cyanure, le bromure, l'ioduro de potassium, le chlorure de sodium, etc!: parmî toutes ces substances, celle qui est généralement préférée a toutes les autres, est FhyposuMte de soude. I]
™Jî ?réparer deux solutions diversement concentrees savoir : 1» 100 parties d'eau, 16 parties d hyposulfite de soude ; 2» 100 parties d'eau, 4 par-
PRÉPARATION DES LIQUIDES FIXATEURS. If*
les d'hyposulfite de soude. Une concentration plus •rande que celle indiquée dans la première de ces olutions est tout-à-fait inutile, souvent même nuiible, pour fixer les négatives sur albumine. Si, au ;ontraire, on diminue le degré de concentration aulessous de celui de la seconde préparation, le procédé levient trop long et moins certain, i Ces deux solutions se préparent à froid dans un vase ie verre et sont filtrées avant de s'en servir ; elles se conservent indéfiniment sans altération ; mais lorsque, $ la suite d'un long usage, elles ont dissous une cerarne proportion de sel d'argent, elles finissent par se lécomposer, avec le temps, en formant un précipité le sulfure d'argent en poudre noire. C'est pour cela [ue les solutions d'hyposulfite de soude qui ont servi pielque temps à fixer, doivent être additionnées .L'une nouvelle quantité d'hyposulfite pour les inameni r à peu près au même degré de force. , Il n'est pas indifférent d'employer l'une ou Vautre je ces deux solutions dans l'opération du fixage.
La première, qui est plus concentréè, qui a une ,ction dissolvante plus énergique, plus prompte, doit ;tre employée lorsque l'image photographique qu'il 'agit de fixer est devenue très-vigoureuse, un peu rop intense sous l'action des agents révélateurs, ou orsqu'on veut faire ressortir plus vivement les tranitions des clairs-obscurs du dessin.
Dans le cas contraire, lorsque l'image photogra- >hique est trop pâle, d'une teinte trop faible, ou enin lorsque le contraste des teintes est suffisamment >rononcé, on aura recours à la solution plus faible. Guide du Photographe. 11
Si on laissait l'hyposulfite de soade en contact prj longe avec l'épreuve après qu'il a produit son actior limage ne serait pas solide; elle serait tout-à-fait d^ truite avec le temps, en prenant une teinte brun uniforme qui envahirait toute l'épreuve. Lors don que l'hyposulfite a dissous les sels d'argent, il fau
1 éliminer complètement de l'épreuve.
OBSERVATIONS
Agents fixateurs.
Parmi les substances employées pour fixer les images photographiques, le cyanure de potassium es peut-être le plus remarquable par son énergie dissolvante, bien plus puissante que celle de l'hyposulfite de soude. On l'emploie clans la proportion de i è
2 O/o (1), mais cette énergie même est un inconvé-l ment. On ne peut pas bien régler son action, et il devient très-facile de perdre l'image : par contre Fiodure et le bromure de potassium n'ont pas une action assez certaine, parce que leur énergie dissolvante des sels d'argent est trop faible, et qu'elle varie suivant le degré de concentration. D'un autre côté, leur prix, comparativement assez élevé, a rendu leur usage à peu près nul.
Il vaut donc mieux pour l'opérateur s'en tenir; exclusivement à une seule substance fixatrice, et s'appliquer à bien connaître son mode d'action pour opé-!
(1) La proportion de 2 pour cent est évidemment exagérée et il vaudra mieux se tenir plutôt en dessous de 1 pour cent.
1er avec certitude de succès; l'hyposulfite de soude Li offre le plus d'avantage comme moyen de fixaion, doit surtout être étudié de préférence.
Ce sel réussit également bien pour fixer les négadves ainsi que les positives, sur albumine, sur papier, liur eollodion ou sur plaque métallique. Je ferai donc ïonnaître celles de ses propriétés qui peuvent intéresser le plus le photographe, sous le rapport de la réussite des opérations de fixage.
A. Composition et propriétés chimiques de l'hyposulfite de soude.
| Ce sel est en forme de cristaux, insoluble dans l'alcool, très-soluble dans l'eau ; il produit, en se dissolvant, un froid considérable. La solution offre une saveur amère nauséabonde ; le contact de l'air atmosphérique ne l'altère en rien. Les chimistes, dans leur
I langage écrit, le désignent sous la formule NaO, |S202 f 5 HO pour signifier qu'il est composé de
I I atome de soude et de 1 atome d'acide hyposulfu- | reux, plus 5 atomes d'eau de cristallisation. Son équivalent chimique est= 125.
L'hyposulfite de soude, en dissolvant l'iodure, le ; chlorure, le bromure, le cyanure d'argent, forme des sels doubles qui ont entre eux une nature analogue; l'action de l'hyposulfite sur l'iodure d'argent est exprimée par la formule suivante :
3N aOS* O + Agi = 2NaOS2 O2, kg OS2 0* + Noi.
Le sel double d'hyposulfite de soude et d'argent qui se produit est très-soluble ; sa présence se recon-
naît facilement, en ce que le bain prend une saveur douce.
Quand on introduit dans l'hyposulfite de soude une plus grande proportion de sel d'argent, il se forme une combinaison différente de la précédente, et qui content seulement 1 atome d'hyposulfite au lieu de 2. Cette nouvelle combinaison est insoluble dans 1 eau ; elle se forme toujours dès les premiers instants que l'on traite une épreuve avec l'hyposulfite pour la fixer. Il suit de là que, lorsque le photographe fixe une épreuve positive sur papier, elle paraît, au prender abord, couverte de petits points sur toute sa surlace, si on l'observe par transparence ; mais en prolongeant l'action de l'hyposulfite, il se forme un sel double qui se dissout dans l'eau et laisse l'épreuve parfaitement transparente et pure; en sorte qu'en plongeant alors l'épreuve dans l'eau, l'opération du fixage achève de s'y terminer, parce que cette eau, en même temps qu'elle enlève l'hyposulfite, fait égl lement disparaître tout le sel double de soude et d'argent.
Le chlorure d'argent se dissout dans l'hyposulfite bien plus facilement encore que l'iodure d'argentaussi, si pour le fixage des négatives, on peut lui substituer le cyanure, le bromure ou l'iodure de potassium son usage est, au contraire, indispensable
tivïï k k fiXati°n ParfaÌte d6S éPreuves P°si- L'hyposulfite, en contact avec les acides, même aflaimis, se décompose et prend une teinte blanche laiteuse, parce qu'il laisse précipiter du soufre en
ixhalant en même temps une odeur forte et pénétrante d'acide sulfureux. Cette propriété a été mise à wofit pour fixer et colorer les positives.
Dans le fixage ordinaire, il vaut mieux employer kyposulfite de soude neutre, ou mieux encore, légèrement alcalin. Cette précaution est surtout motivée sur ce que répreuve peut encore contenir des acides libres au moment où l'on commence à la fixer. Ces acides décomposeraient l'hyposulfite, et répreuve serait sulfurée et perdue pour toujours. On n'a plus a craindre cet inconvénient avec l'hyposulfite de soude neutre ou légèrement alcalin; mais il faut bien remarquer que rateali doit être très-légèrement prédominant lorsque l'on fixe des épreuves sur albumine, sous peine de nuire à la ténacité de la couche d'albumine.
B. Tableau de la solubilité de l'hyposulfite de soude.
Les solutions d'hyposulfite de soude, dans le cours des opérations, sont ordinairement versées dans des cuvettes larges et peu profondes. Ces solutions, si on néglige le soin de les reverser tout entières dans le flacon, après avoir terminé le fixage, se concentrent et deviennent trop actives. La table suivante, de M. Léon Krafft, qui fait connaître la quantité d'hyposulfite contenu dans les solutions de ce sel à différents degrés, sera donc très-utile à l'opérateur pour vérifier la concentration du liquide, et pour le ramener au degré voulu, en y ajoutant, suivant les circonstances,
soit de Feau pour rallonger, soit de i'hyposulfite pour le renforcer.
DEGRÉS de
l'aréomètre