ACIDE PYRO-GALLIQUE
On l'obtient en forme de cristaux sublimés, en fai sant chauffer sur un bain d'huile à une chaleur dt + 210% de l'acide gallique ou tout simplement de Fextrait de noix de galles.
L'acide pyro-gallique est blanc, cristallisé, inodore d'une saveur amère; il ne rougit pas le papier de tournesol ; il est très-soluble dans l'eau, dans l'alcool \et dans Féther. A + 115° il fond, et à + 210° il se su- f blime enforrne de poussière blanche anhydre. Sa solution aqueuse décompose les carbonates alcalins, en éliminant l'acide carbonique, mais elle ne décompose pas les carbonates terreux. Le proto-sulfate de fer lui communique une teinte bleue intense sans être précipité. Une petite quantité d'eau de chaux ou d'ammoniaque liquide brunissent cet acide et le rendent alcalin. 11 désoxyde l'argent, For et le platine et les réduit à l'état métallique. En présence des acides, son action désoxydante est moins énergique ; elle devient, au contraire, très-énergique si on lui ajoute quelques gouttes d'eau de chaux ou d'ammoniaque liquide.
L'acide pyro-gallique est employé parles photographes en solution aqueuse ; cette solution se décompose spontanément avec le temps, mais si on y ajoute quelques gouttes d'essence de girofle, elle se conserve très-longtemps sans altération. M. Kruger emploie avec succès l'essence de cannelle pour obtenir 1 même effet.
La composition de l'acide pyro-gallique est repr< sentée par la formule C8H404 qui donne pour équiv lent 84. *
L acide, lorsque est pur, est composé de :
^iUV) ~x -
4 équivalent de soufre = . . ■ • ™ 3 équivalents d'oxygène = . . • Son équivalent = donc. -
i Son poids spécifique = 2,00, il bout àia température
4 Se volatilisent et se combinent avec 1 humidité
Tacidf Surique de Nordbausen est une combiisoTde 2 quivalents d'acide sulfuree avec un auvent din HO,SSOa;il est Ornant comme Se sulfurique anhydre, et sa densité est de 4,90. "Îcide sulfurique ordinaire , du commerce , est une combinaison de 1 équivalent d '^f^^Z équivalent d'eau HO, SO3. C'est lui surtout qui est i'Se utilité réelle et importante pour le ^J*3? à pour le chimiste pratique, tandis que 1 acide ^u fu ricrae pur, entièrement privé d'eau, n a quun intérêt ^ement'scientifique. Quant à l'acide . sulfonjo . de Lrdhausen,il est fort cher et ne presen e quelque avantage que dans l'art de la teinture, ou on 1 em- It pour dissoudre l'indigo avec la moindre quanU é possible d'acide. L'acide sulfurique du commerce por e aussi le nom d'acide sulfurique anglais, parce que c'est en Angleterre qu'on l'a préparé en grand pour la première fois. Les chimistes l'appellent acide sulfuriaue mono-hydraté,ou simplement acide sulfurique. Quant à l'acide sulfurique pur, on le désigne sous le nom d'acide sulfurique anhydre.
On peut dire sans exagération, qu'il n'existe pas seul art dans lequel l'acide sulfurique ne soit util On emploie cet acide à la fabrication de la soude < chlore et du chlorure de chaux, et sans lui nous pai rions beaucoup plus cher les acides tartrique, acét que, nitrique, chlorhydrique.
L'acide sulfurique mono-hydraté présente un aspe huileux ; sa densité est de 1,85, et il bout à + 325 d grés. Exposé à l'air, il ne fume pas, mais il en attir 1 humidité au point d'augmenter considérablement d volume, il prend alors deux ou trois fois son poid d'eau. Lorsqu'on le mélange à l'eau, il produit un for dégagement de chaleur, et c'est pour cela qu'on recommande de ne jamais verser l'eau dans l'acide sulfurique, mais bien celui-ci dans l'eau, pour éviter le danger de la projection du liquide et la rupture des vases où l'on opère le mélange.
La chaleur qui se développe est due à une contraction que subit le mélange ; en effet, 50 parties en vo lume d'acide ajoutées à 50 parties en volume d'eau donnent un mélange dont le volume n'es: plus de 10Ô mais seulement de 97. Cette contraction est due à ce que l'acide sulfurique mono-hydraté se combine chi iniquement avec une nouvelle quantité d'eau. Ainsi, lorsqu'à un équivalent d'acide sulfurique ordinaire, on ajoute un équivalent d'eau, il se développe une grande chaleur et il se produit un acide que l'on peut appeler acide sulfurique bi-hydraté. Ce dernier se distingue particulièrement en ce qu'il cristallise à la température de + 4 degrés, tandis que l'acide sulfurique mono-hydraté ne se solidifie qu'à une tempéra-
1 de -34 degrés. L'un a son point d'ébullition à 200 degrés, tandis que l'acide ordinaire exige une mpérature de + 325 degrés. Sa densité est de ,78, He de l'acide sulfuree mono-hydrate est de 1,85. Lorsqu'on ajoute 2 équivalents d'eau à 1 équivalent acide sulfurique ordinaire, on obtient le plus grand Sveloppement de chaleur qu'il soit possible de propre par le mélange de ces deux corps. L'acide prend [ densité de 1,62, et on peut l'appeler acide sulfuriue tri-hydraté ; mais en ajoutant encore de 1 eau a b dernier acide, il ne survient plus aucun developement de chaleur. , ' La propriété qu'a l'acide sulfurique concentre d atirer l'humidité de l'air pourrait très-bien être utilisée ,our dessécher jusqu'à un degré déterminé les subtances pulvérulentes, la laine, le coton, etc. Dans ce rat, on place sous une cloche de verre une capsule «menant de l'acide sulfurique, et auprès de celle-ci, ,n dépose les substances que l'on veut dessécher. L arlde sulfurique est parfaitement fixe, il ne s evapore jas à la température ordinaire, et l'on n'a point a iraindre que les substances placées sous la clocne soient endommagées par les vapeurs acides.
Par suite de la tendance énergique que possède l'acide sulfurique à s'emparer de l'eau, un morceau tde bois mis en contact avec cet acide se carbonise et noircit. L'acide attire l'hydrogène et l'oxygène du bois dans la proportion où ces deux corps forment de 1 eau, et il ne reste plus que le carbone, sur lequel 1 acide i sulfurique n'exerce aucune action à la temperature ordinaire.
^ raCÌd6 Sulfuri(ïue Possède une très-grar tendance a s'umr à l'eau, son avidité pour les L; métalliques est encore bien plus forte, parce au ont en general des propriétés basiques plus marqu, que eau. C'est pour cela qu'en mettant un ôxy métal hque en contact avec l'acide sulfurique mon hydraté, l'eau est chassée de sa combinaison et vZ placée par de l'oxyde métallique.
Lorsqu'on emploie l'acide sulfurique pour disse, dre es métaux, pour, les combiner avec de oxvd metalbques ou pour produire des composition ou d décomposions chimiques, on se sert rarement d' ode sulfurique très-concentré ; on l'allonge alors av 5 4 10 parties d'eau. Une étoffe de coton ou del peut e tre plongée impunément dans de l'acide sulfu nque étendu, pourvu qu'on ait soin de la bien rince) à 1 eau avant de la faire sécher ; sans cette précauln 1 étoffe en séchant s'altère profondément, elle se brûle T.e on P^e que l'eau s'évapor a4nt itide
25?? eVlaiSSe CelUi"Ci à rétat de -ncentr t on mT les tores ligneuses du tissu
L'acide sulfurique du commerce contient toujours celait Ta * **** de P^b, dont oÌT
S eau a tî n!f ' 06 qU6 racide étendu chïré an 2? § * Un ir0uble
etk Set UIÎ mStant de ^ tombe ™ fond
2ST , îqUlde °lair et en«èrement privé du sul-
îî sénic et COntientaUSSl ^efuis des traces la fat ' ? am7e qUaM le soufre emP%é dans r i Î T C°ntenait lui-même de ^sénic. En traitant 1 acide par le sulfure de baryte, on reconnaît
i.a présence de l'arsénic par la formation d'un sulfure iaune d'arsénic qui se dépose avec le sulfate de baryte ; et le liquide a perdu tout son arsenic.
Lorsqu'on distille Facide sulfurique, le plomb et i'arsénic qu'il contient restent dans la cornue. On emploie pour cette distillation une cornue de verre , mais la grande adhérence et la densité du liquide et le degré considérable de chaleur qu'exige l'acide sulfurique pour entrer en ébullition; occasionnent dans le liquide de la cornue une sorte d'explosion dont les phocs pourraient briser le verre. On évite en grande partie ce danger de rupture en chauffant la cornue non pas à sa partie inférieure, mais plutôt à sa circonférence.
. L'acide sulfurique mono-hydraté a pour équivalent 49 qui = le produit de :
, 1 équivalent d'acide sulfurique pur = 40 , 1 équivalent d'eau = 9
L'acide sulfurique bi-hydraté a pour équivalent 49 -f 9 = 58, et l'acide sulfurique tri-hydraté a pour équivalent 58 + 9 = 67. La densité du premier acide est de 1,85, celle du second de 1,78, et celle du troisième de 1,63.
On voit par là que le poids spécifique de l'acide diminue d'autant plus qu'on y ajoute une plus grande quantité d'eau 3 et qu'il en est tout-à-fait autrement de son équivalent, qui s'élève d'autant plus qu'il contient moins d'eau. 11 sera donc toujours facile, au moyen d'un aéromètre , de déterminer la qualité et la force de l'acide sulfurique, puisque cet instrument 1 fait connaître en un clin d'oeil sa concentration relative. Guide du photographe. 34
La table suivante de Vauquelin et Darcet indiqu la densité et la quantité centésimale d'acide mono hydraté pour chaque degré différent d'un aéromètr, plongé dans l'acide sulfurique plus ou moins étendu
DEGRÉS
3 l'aréomètre de Baumé.
-fillio 11 il,
de l'acide l'eau étant = 1.
QUANTITÉ d'acide sulfurique mono-hydraté pour 100.
(1) Dans cette table, les densités correspondantes aux degrés de l'aéromètre de Baumé diffèrent d'une manière assez notable de celles ani ont ete données dans la table aérométrique placée plus haut et tirée du Dictionnaire des arts et manufactures. On trouve souvent une différence analogue danslestables rédigées par les différents auteurs; aussi, quand