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XI. — Muséum d'histoire naturelle ou Jardin des Plantes

E:fTRÉE PRINCIPALE, PLACE WALHUBERT, VIS-A-VIS DU PONT D*AUSTERL1TZ, V« ARRONDISSEMENT.

Le Jardin des Plantes porta d'abord le nom de Jardin royal des herbes médicinales, quand il fut créé par Louis XIII, sur les instances d'Hérouard, son premier médecin, et de Guy de la Brosse, son médecin ordinaire. Cette création eut lieu en 1625 ; mais Tédit la concernant ne parut que dix années plus tard et chargea Vespasien Robin d'enseigner en qualité de sous-démonstrateur les sciences relatives aux plantes. Cette institution eut contre elle à ses débuts la Faculté de médecine; mais elle triompha de toute hostilité. Fagon, médecin principal de Louis XIV, nommé surintendant de ce jardin, le prit sous sa protection. Bon nombre de savants, parmi lesquels il faut ranger en première ligne Guy de la Brosse, Duverney, Tournefort, Vaillant, Bernard de Jussieu et Dufay, concoururent à l'envi à la prospérité de l'établissement, avant que Buffon en fût devenu, en 1739, le directeur ou surintendant. Ce célèbre historien de la nature voua toutes ses facultés aux progrès du musée, et jusqu'à sa mort, qui arriva en 1788, il fut dignement secondé dans cette docte entreprise par Daubenton, Antoine de Jussieu, Winslow, Petit, Faujas de Saint-Fond , van Spaendonck, Desfontaines, Fourcroy et

Portai. La révolution de 4789 respecta le laboratoire de chimie, pour fabriquer du salpêtre destiné à la guerre, et le jardin, comme dépôt de plantes médicinales. Elle fit transporter au Jardin des Plantes la ménagerie qui se trouvait à Versailles, et changea le titre de Jardin du Roi, qu'avait pris le Jardin royal des plantes médicinales, en celui de Muséum d'histoire naturelle. Napoléon, premier consul et empereur, en favorisa les développements. Bernardin de Saint-Pierre, Linnée, dignes successeurs de Buffon, ajoutèrent par leur enseignement à la réputation déjà européenne de cet établissement. Les cabinets et les galeries perdirent, en 1814 et 1815, quelques objets qui leur furent enlevés par les souverains coalisés; mais bientôt les ressources de la science et le dévouement des professeurs attachés au musée réparèrent les vides. La Restauration encouragea les travaux des Cuvier, des Geoffroy Saint-Hilaire, de^ Jussieu et des Duméril ; et, après la révolution de juillet 1830, une nouvelle galerie, une école de botanique agrandie, et de nouveaux terrains ont pu faire du Jardin des Plantes le plus vaste et le plus magnifique monument de ce genre en Europe.

Le Jardin des Plantes consiste d'abord en un jardin botanique, avec de grandes serres chaudes et autres, puis, en plusieurs galeries pour classer les diverses collections (galerie d'anatomie comparée, galerie zoologique, galerie minéralogique, et géologique, galerie botanique), en une ménagerie d'animaux vivants, une bibliothèque, un amphithéâtre et des laboratoires pour les cours publics sur les diverses branches des sciences naturelles. Ces cours commencent en avril et finissent en août. Les bâtiments n'ont rien de monumental; mais ils sont bien appropriés à leur destination.

Le Jardin des Plantes est ouvert tous les jours du matin au soir. La ménagerie est ouverte tous les jours, l'été de 10 à 6 heures, Phiver de 11 à 4 heures. L'intérieur de la ménagerie est ouvert tous les jours aux mômes heures, mais seulement sur billet. La bibliothèque est ouverte tous

ÉTABLISSEMENTS ET INSTITUTIOiNS SCIENTIFIQUES. 223-.

les jours de 10 à 3 heures, excepté le dimanche. Les galeries de zoologie, botanique, etc., sont ouvertes au public * le mardi et le jeudi de 2 à 5 heures, et le dimanche de • 1 à 5 heures; elles sont ouvertes sur billet le mardi, lejeudi et le samedi, de H à 2 heures. Pour visiter les serres et Técole de botanique, il faut une autorisation spéciale der l'un des professeurs-administrateurs; elle se donne sanskdifficulté aux étrangers, sur la présentation de leur passeport.

Le cabinet d'anatomie comparée, placé entre la rue Cù^vier et la Vallée suisse, est un des plus riches de TEupope*et il doit sa distribution actuelle aux soins persévérants dii-: savant Cuvier, qui, en réunissant les squelettes de toutes sortes d'animaux, ne s'est pas contenté de leur charpente osseuse, mais les a comparés entre eux dans la structure • et la disposition de leurs organes, qu'il a su conserver en» les injectant avec un art infini pour toutes les parties molles. Après avoir comparé l'organisation humaine à celle desdivers animaux, il l'a comparée dans les races euro*péennes, asiatiques, africaines, américaines et océaniques^ Quinze salles composent ce cabinet, qui renferme pr*>s de douze mille préparations anatomiques. La première pièce ^ au rez-de-chaussée, contient des squelettes de cheval, Â& zèbre, d'âne, de tapir, de rhinocéros et autres; la sallesuivante, des squelettes d'éléphant, de léopard, d'ours, dé lion, d'hyène, de loup et de chien, ainsi que d'animaux marins, entre autres le veau marin rapporté des régionspolaires par le capitaine Parry ; à gauche de cette vasie galerie sont trois pièces remplies de squelettes d'animaux, ruminants : bœufs, moutons, chèvres, antilopes, cerfe,. dromadaires, chameaux, etc. En revenant sur ses pas, et traversant la galerie contenant les baleines, on entre dans^ une salle renfermant des squelettes humains de différentsâges et de diverses nations, ceux d'individus célèbres par leur taille ou leurs difformités, tels que le nain du roi de- Pologne et la Vénus hottentote. Une série de fœtus montre la grossesse d'une mère depuis le premier mois jusqu'à la>

Voir la Légende ci-contre.

iZ,

Allée des marronniers.

Amphithéâtre.

Animaux féroces.

Bassin.

Belvédère.

Bibliothèque.

Bosquet d'automne.

— d*été.

— d'hiver.

-- du priatemps.

Cabinet d'anatomie

— de botani-

que.

— déminerai.

Cabinet de zoologie Carré de fleurs.

Cèdre du Liban.

Ecole de botanique.

Fleurs.

Fontaine.

Fosse aux ours.

Jardin de naturalis.

— des semis.

— zoologique.

Grand Labyrinthe.

Petit Labyrinthe.

Maison de Cuvier.

Oiseaux aquatiques

— de proie.

Pépinières.

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