‹ Guide universel et complet de l'étranger dans ParisChapitre 176 sur 273 · PONT DE G1;KNELL · texte numérisé non relu

PONT DE G1;KNELL

Ce pont, construit à l'extrémité du port de Grenelle, se compose ds six arches en bois, supportées par des piliers en fer, et s'appuie sur l'île des Cy;rîos.

VOIES PUBLIQUE'?. 3i>9

PONT-VIADIC d'aCTELIL.

Le pont-viaduc d'Auteuil est jeté entre le quai d'Auteuil et le quai de Javel, et sert au passage du chemin de fer «le ceinture.

Il se compose d'un pont inférieur offrant deux voies pour les piétons et les voitures, et d'un viaduc établi, pour le chemin de fer, entre ces deux voies et sur le pont inférieur. Il a été terminé tout récemment.

IL — Rues, Quais et Boulevards.

Les voies de communication de la capitale, dont le nombre est d'environ 3,000 depuis l'annexion, furent tracées, dans le principe, bien moins pour les voitures que pour les piétons ; aussi les rues anciennes sont-elles, pour ïa plupart, étroites et tortueuses; et, il y a cinquante ans à, peine, la circulation embarrassée dans Paris rendait encore applicable une grande partie de la satire de Boileau.

Depuis les premiers temps de la Révolution, le gouvernement et la municipalité ont beaucoup fait pour l'embellissement de Paris et la facilité des communications inférieures, les rues se sont élargies, de nouvelles ont év'i percées; des trottoirs se sont établis; de nouveaux quais ont bordé le fleuve ; tous les lieux de passage ont été plus convenablement éclairés; on a prescrit le balayage et l'enlèvement régulier des boues; on a modifié le système de pavage et des ruisseaux.

Les rues de Paris se classent généralement, d'après leur direction, en rues parallèles et en rues transversales ou perpendiculaires à la Seine. Les rues parallèles ont leurs maisons numérotées suivant le cours de la rivière, c'est-àdire en descendant, et les rues perpendiculaires commencent leurs numéros à partir du bord de la Seine. Les numéros pairs sont inscrits à droite, et les numéros impairs à gauche.

La plupart des rues doivent leurs noms aux institutions religieuses, civiles ou militaires qui s'y trouvaient, aux personnes qui y avaient formé un établissement remarquable, aux enseignes des maisons, comme aussi aux personnages illustres qui les ont habitées.

Autrefois les classes ouvrières, industrielles ou mar-

Poni-viaduc d'Aateail.

chandes, habitaient des rues qui en rappelaient les professions. Ainsi, on trouvait les tisserands rue de la Tixéranderie; les corroyeuirs, rue de la Corroierie ; les drapiers, rue de la Draperie; les Ungëres, rue de la Lingerie; les orfèvres, rue Saint-Eloi; les bouchers, rue des Boucheries; les tonneliers, rue de la Tonnellerie; les poissonniers, rue de la Poissonnerie ; lea verriers, rue de la Verrerie ; les armuriers, rue de la Heaumerie; les chai^eurs, sur le pont au Change; les potiers, rue de la Poterie; les ro^ssiejTç^ quai de la Mégisserie ; les pelletiers, rue des Fourreurs ,

les blanchisseuses, rue des Lavandières; les tabletiers, me de la Tabletterie ; les fromagiers, rue de la Fromagerie ; les charrons, rue de la Charronnerie ; les cordonniers, rue de la Cordonnerie ; les parcbeminiers, rue de la Parcbeminerie ; les jongleurs ou ménétriers, rue des Ménétriers ; les bains, dans la rue des Etuves; les usuriers, rue des Lombards; les fripiers, rue de la Friperie; les écrivains, rue des Écrivains; les marchands de fourrages, dans la rue du Foin, etc.

Parmi les rues qui ont dû leurs noms. à des enseignes, on cite les rues ou anciennes rues de l'Arbalète, de T Arbre- Sec, de la Boule-Rouge, de la Calandre, des Canettes, du Chaudron, de la Clef, du Coq, du Cœur- Volant, des Cinq- Diamants, de la Croix-Blanche, de FÉcharpe, des Deux- Écus, de l'Hirondelle, de la Huchette, de la Licorne, de la Perle, des Oiseaux, des Ciseaux, du Paon, du Plat-d'Étain, des Quatre-Fils, des Rats, du Renard, du Sabot, du Cherche-Midi, etc. Quelques hôtels marquants ont fait nommer les rues d'Antin, Barbette, du Bec, du Petit- Bourbon, de Cléry, de Condé, de Gaillon, de Duras, de la Garancière, de Jouy, de Lesdiguières, de Montmorency, de Rohan, du Roi- de-Sicile, du Temple, de Touraine, des Ursins, etc. Quelques grands seigneurs ont baptisé les rues d'Aligre, de Ventadour, de Vendôme, de Breteuil, de Choiseul, de Grammont, de Ménars, de Miromesnil, etc. Certains couvents ont nommé les rues des Audriettes, des Capucines, des Carmélites, des Nonnains-d'Yères, des Ursulines. Trois abbesses ont été marraines des rues Sainte-Anne, Bellefond et Rochechouart. Des ordres de moines nommèrent les rues des Grands-Augustins, des Petits-Augustins, des Blancs-Manteaux, des Bernardins, des Carmes, des Célestins, des Billeties, des Saints-Pères, des Petits-Pères, des Récollets. Des chapelles ou églises ont nommé, par exemple, les rues Sainte-Avoie, Saint-Beaoit, Sainte-Croix, Saint-Eustache, Saint-Gervais, Sainte-Geneviève, Saint-Hoaoré, Saint-Jean-de-Latran, Jacob, Saint- Joseph, Saint-Laurent, Saint-Paul, Saint-Landry, Saint-Louis,

Sainl-Marcel, Saint-Merri, Notre-Dame, Saint-Nicaise, Sainl- Pierre, Sainte-Opportune, Sainl-Thomas-du- Louvre. Des bourgeois ont laissé leurs noms aux rues Baillet, Bertin- Poirée, Coquilliùre, Geolfroi-Lasnier, Gît-le-Cœur, Grenelle, GuîU lume, Guiilemin. Jean-Pain-Mollet, Jean-Roljerl , Joquelet, Pagevin, Pastourel, Portefoin, Quincampoix, Simon-le-Franc, Taranne, etc. Des marchands ont nommé les rues de IWrclie-Marion, Aubry-le-Bouclier. Chariot, du Mouton, Tiquelonne. Des officiers de la ville ont nommr les rues Boucher, Fourcy, Mercier, Thévenol, François- Miron; et des officiers du. parlement, les rues Bailleiil, Bélhizy, Férou, Meslay, Montigny, la Planche, Popineourt, etc.

Enlin, une foule de rues doivent leurs noms à des hommes célèbres, comme les rues Molière, Bossuel, Racine, Corneille, Favart, Grétry, Rameau, Marivaux, Massillon, d'Aguesseau, Lamoignon, Harlay, Buffon, Montesquieu, Richelieu, Jeaii-Jacques-Rousseau, Descartes, Cassini, Montaigne, Jean-Goujon, Pigalle, Soufflot, Napoléon, Trévise, Lobau, Cuvier, Desèze, Louis-Philippe, etc. Nous avons aussi imposé des noms de victoires aux nouvelles rues, comme celles du Mont-Thabor, Caslighone, RivoH, Damielte, du Caire, des Pyramides, de Marengo, Lodî, Arcole, Ulm, Alger, Turbigo, Magenta, etc.; et aux quais de Vahny, de Jemmapes, d'Auslerlitz, etc.

Les rues d'Arras, des Bons-Enfants, de la Marche, de Reims, de Rethel, rappellent des collèges supprimés; la rue du Mail et celle des Poulies doivent leurs noms à des Jeux du temps; la riie de l'Université fut construite dans le Pré-aux-Clercs, qui appartenait à PUniversité ; les rues Saint-Paul et des Tournelles, de la Ceilsaie et dâ Parc- Royal rappellent des hôtels royaux dont il ne reste plus que des débris ou des souvenirs ; la rue du Poiicean vient d*tin petit pont qui était jeté sur un égout ; îa rue des Martyrs est le chemin que prirent saint Denis et saint fileuthôre pour aller se faire décapiter à Montmartre ; la rue Hautefeuille était le lieu où se vendaient les fetrilles

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vertes qui tapissaient en dlé les salles des riches ; la nie lies Francs-Bourgeois était exempte de taxes; la rue d'Enfer avait recelé le diable du temps de saint Louis; la rue de la Bûcherie vendait des bûches ; la rue do Colombier avait le colombier abbatial de Saint-Gcrmain-des-Prés ; la rue de la Monnaie avait le vieil hôtel des Monnaies ; la rue des Lombards était habitée surtout par les usuriers juifs désignés sous le titre de Lombards ; la rue des Mauvaises-Paroles recelait les narquois ou gens de l'argot; la rue des Mauvaîs-Garc^ons, les voleurs et les meurtriers.

Du reste, plusieurs de ces rues ou n'existent plus, ou ont changé de noms.

Nous allons essayer de donner une idée générale de la viabilité de la capitale.

Paris est entouré de boulevards qui se lient sans solution de continuité et ne sont autre chose que l'ancienne route iniKtaire. Ce sont les boulevards extérieurs : ils sont placés en dehors des anciennes barrières. Les boulevards intérieurs sont placés, au contraire, en dedans des anciens niurs d'enceinte. Ces deux espèces de boulevards sont <*lassés, d'après le cours de la Seine, en boulevards du nord et boulevards du midi.

Les boulevards intérieurs du nord ou de la rive droile, ♦le la Bastille à la Madeleine, ont une longueur de 4,800 mètres qui se divise en onze portions, savoir : boulevard Beaumarchais, des Filles- du-Calvaire, du Temple, Saint-Martin, Saint-Denis, Bonne-Nouvelle, Poissonnière, Montmartre, des Italiens, des Capucines et de la Madeleine.

Les boulevards intérieurs du sud ou de la rive gauche, qui s'étendent du Jardin des Plantes aux Invalides sur une longueur de 5,500 mètres, se subdivisent en six portions appelées boulevard de THôpital, d'Italie, de Saint-Jacques, trÉnfer, du Montparnasse et des Invalides. Le boulevard du Montparnasse se relie au boulevard de l'Hôpital par la ligne plus centrale des boulevards de Port-Royal et do Saîiit-Marcel. Ce boulevard Saint-Marcel se njU^^galement par le boulevard Arago au boulevard (l^jja^^BI|kboii'

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levard Saint Jacques, de sorte /^ue les trois boulevards, d'Enfer, Arago et SaiatJaeques aboutissent à Tandeane barrière d'Enfer. Le boulevard de F Hôpital, qui se termine à la Seine (plaee Waihubert), rejoint la ligne des bovdevards intérieurs de la rive droite par les boulevards Bourdon et Contrescarpe qui, tous deux, sur la rive droite, vont de la Seiae à la place de la Bastille*

Les boulevards extérieurs du nord ou de la rive droite se développent sans solution de continuité de la barrière du Trône (cours de Vincennes) jusqu'à l'arc de triomphe de l'Étoile, sous les noms de boulevard de Charonne, de Ménilmontant, de Belleville, de la Villette» de la Chapelle, de Bochechouart, de Clichy, de BatignoUes et de Courcelles. Ce dernier se relie à l'arc de tribmi^e de l'Étoile par une portion de l'avenue Wagram, De la barrière du Trône au pont de Bercy la ligne se continue, mais j^us brisée par les boulevards de Picpus, de Reuilly et de Bercy. Enfin, de la place du Trône au pont d'Austerlitz s'étend le boulevard Mazas^

Au sud, la ligne des anciens boulevards extérieurs part du pont de Bercy et comprend les boulevards de la Gare, d'Italie, Saint-Jacques, d'Enfer (jusqu'au boulevard de Montrouge), les boulevards de Montrouge, de Vaugirard et de Greuelle.

L'ensemble des lignes dont nous venons de parler forme, avec la route militaire, pratiquée le long du mur d'enceinte, un système de voies circulaires, enveloppant Paris d'une série de boulevards concentriques.

Parmi les voies transversales, les principales sont les quais, allant de l'est à l'ouest, des deux côtés de la Seine, depuis le pont du chemin de fer, à Bercy, jusqu'aux fortifications, au Point-du-Jour, A peu près dans le même sens, Paris se trouve coupé par une voie non moins longue qui prend le nom de Cours de Vincennes, rue du Faubourg- Saint-Antoine, rue Saint- Antoine, rue de Rivoli, les Champs- Elysées et l'avenue de Neuilly, et, un peu plus au nord, la rue La Fayette et le boulevard Haussmann traversent Paris presque dans toute sa largeur.

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Du nord au sud, la principale Toie transversale s'appdle suecesûvement : avenue d'Oriéans, rue d'Enfer, boulevards Saint-Michel, du Palais, de Sébastopol et de Strasbourg. La ligne droite, brisée à la gare de TEst, se continue d'une part par le faubourg Saint-I>enis, suivi de la Grande-Rue de la Chapelle ; d'autre part par le faubourg Saint^Martin, que continue la rue de Flandre ; d'autre part encore par le boulevard oblique de Magenta.

Les rues les plus renommées comme luxe sont les rues de Rivoli, de Castiglione, de la Paix, Richelieu, Vivienne, de la Chaussée-d'Antin, Taitbout, du Helder, Royale, de la Madeleine, Faubourg-Saint- Honoré, Tronchet, les Champs- Elysées et les rues adjacentes ; le mouvement commercial s'est surtout concentré dans les rues Montmartre et ses afflnentes, le faubourg Montmartre, les mes Montorgueil, Poissonnière, les rues Rambuteau, Saint-Denis, Saint-Martin, du Temple, Saint-Honoré, le faubourg du Temple et les rues environnantes (industries métallurgiques).

Les rues aristocratiques du faubourg Saint-Germain sont surtout les rues de l'Université, de Grenelle, Saint-Dominique, de Babylone, de Varenne ; les rues du Bac, de Seine et de Tournon sont plus spécialement commerçantes.

Les rues les plus paisibles sont encore situées sur la rive gauche^ on peut citer : les rUbs de la Sorbonne, Cajas, SoufHot, Lhomond, d'Ulm, des Feuillantines, d'Enfer, de l'Ouest, de Notre-Dame-des-Champs, de Vaugirard, du Cherche-Midi, de Sèvres.

Les rues du quartier Saint-Marceau sont généralement les plus malpropres, et l'industrie des cuirs en rend le séjour peu agréable.

Parmi les voies les plus nouvellement ouvertes et non mentionnées jusqu'ici, nous citerons : le boulevard Voltaire (du Prince-Eugène), de la barrière du Trône à la casenie du Chftteau-d'Ëau ; le boulevard Richard-Lenoir, recouvrant le canal Saint-Martin, de la rue du Faubourg-du-Temple à la place de la Bastille ; le boulevard de Magenta, du CH-

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lefWkl'Eau au hoiilfivaifd de Rochediouart, le houlevanl des Amandiers, du Cliâteaii*d'Eau att Ijoulevard de Méaîlmontant, et dont il exî^e .seulement une amorce près *ln Châteaund^Kau ; l'avenue du Roi-de-Rôme el l'avenue d«* TEmpereur, qui traversent Pagsy et rayonnent sur la pkici' duTrocadéro, nivelée et embeHie; le boulevard Saim-Oimain, déjà ouvert du quai Saint-Bernard à It me Hîiiit«>feuille et qui viendra alwutir an quai d'Orsay.

IIL ^ Places.

Tmi espaee un peu plus large qxLO. h rue senomrai^ plavo • ^JwelqueS'UMS de ces espaces sont, à Paris, ento^ré^^ d*' be^iUK. édiUees, et presque tous décorés de monmnenis ou «de fontaine&vLes principales places de Paris sont ]^ place 4e Is^. Concorde, la place du Carrousel, la place Veadùmc, la place des Viictioires,ia place de la Bastille, et la jilace d('r> Yo«ges.

Lskplfwede laCorwords, nommée d^abord place Louis A' », . pvi^ place de la Révolution , puis de la Cowprde^ c^i d'une magnificence que rien n'égale. Située entre le jurdin des Tuileries à Test, les Champs-Elysées et r^rc-de- TricmipUe de TÉtoUe à Touest; ayant au sud le pont de la (Concorde ei le fronton du palais de la Chambre des députés; au nord le temple de la M ideleine, et plus près rai)c;eii Garde-Meuble et Thôtel de la Marine^ cette place otïre ainsi de superbes pomts de vue, outre qu'elle est ornée avec un luxe merveilleux. Au centre est 1 obélisque de Louqsor; à droite et à gauche, sur la ligne de la Madeleine el du Corps législatif, sont deux grands bassins que nous avons décrits. Do côté des Champs-Elysées sont les chevaux eu .nwrbne qui ont longtemps décoré Fabreuvoir de Marly. Les huit pavillons que Ton voit aux angles de la place sont sunnoniés des statues représentant les, villes de Lyon, Murseillo. l^ordeaux. Rouen« Nantes, Lille, Strasbourg ei Bresi. IK" larges trottoirs en asphalte se développent autour de la

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chaussée, qui est éclairée la nuit ait gaz par des réverbèi'<?s fixés sur des poteaux ea tbotse broiizée. Des colonnes rostrales èt'de riches candéiabros, également éclairés par le j<az, ajoFutent encore à Fornement de la place de la Coftcardc» <l«i n'a point de tivalc en Europe.

La pkteedu Càrrouêd ntîfhppe que par son étendue ot •son arc de triomphe ; elle sert principalement à la revue des troupes. La place du Carrousel s'arrête sur la ligne des pavillons de Rohan, sur la rue de Rivoli» et de Lesdiguières, sur le quai. A partir de cette ligne s'ouvre la nouvelle place ée Napoléon FIl^ qui s'étend de là jusqu'au Louvre.

La place Vendôme fut construite en 1688, d'après les ordres de Louis XIV, sur le lîe^ môme où existait un couveni de femmes qui venait d'être démoli. On la nomma d'abord placé des Conquêtes, purs plare Louis-k-Grand, et plus iird place Vendôme. XvLCenire était une statue équestre «le Louis XV, au pied de laïjuelle un pôële satirique avait écrit: « Les vertus sont à pied, le vice est à cheval. » Cette statue, qui avait été enlevée dans les premiers temps delà dévolution, fbt remplacée en 1806 par une colonne dont nous avons ailleurs donné la description. La forme dek place Vendôme est un quadrilatère de 150 mètres de long sur i 40 de large, ilont les angles sont coupés. Le célèbre Mansart (lécéra ses façades de pilastres corinthiens si^tpportés par un isoubassemént d'arcades. Le côté du sud aboaiit à la rue Saint-Honoré et àïà rue de Castiglione; le Côté du nord â la rue de là Pàîx.

Lk place des n&toPres, qui date de 4685, et offr?» nu seghieiit de céVclë, n'a de remarquaWe que la statue île Louis XîV dont nous avons parlé. On y volt encore du eùu^ septentrionaîdes façades de* bâtiments du règne de Henri IL Les autres façades, qui sont dues aux dessins de Mansart, consistent en un rang de pilastres ioniques reposant sur un soubassement d'arcades.

La place de la Bastille occupe le terrain oh se trouvait 1-^ prisôii d'État du même nom qui Ait prise par le peuple i(î f '* juillet 1789, et démolie l'armée suivante. Cette piice

n*offre d'autre ornement qne la colonne de Juillet» dont nous avons donné la description.

La place Royale ou place des Vosges occupe le sol où se trouvait une partie du palais des Tournelies, bâti en 1390, palais que Charles YI habita dans le temps de sa déHience, et où Louis XII mourut en 1515, palais qui lut démoli en 1565, par Catherine de Médicis, après que Henri II y eut aussi rendu le dernier soupir. Sous Henri IV, cet emplacement fut entouré des bâtiments qui y sont encore aujourd'hui, et qui furent achevés en 1612. La place, ainsi entourée de trente-cinq pavillorts uniformes, est parfaitement carrée; chaque côté a 144 mètres de longueur. Sous les bâtiments au rez-de-chaussée est une galerie ouverte au public, et qui fait le tour de la place, au milieu de laquelle le cardinal de Richelieu fit ériger, en 1639, la statue équestre de Louis XIH, qui, détruite en 1792, a été rétablie en 1829, ainsi que nous l'avons dit ailleurs.

Un arrêté des consuls de la République française de l'an VIII, rendu dans un moment où l'État manquait de fonds pour soutenir la guerre, portait que le premier département qui aurait versé le montant de ses contributions dans les caisses du Trésor donnerait son nom à une des places de Paris: le département des Vosges eut cet honneur insigne, outre qu'il avait fourni quatorze bataillons de volontaires ; et, depuis lors, la place Royale reçut le nom de place des Vosges^ qu'elle a conservé jusqu'en 1814, pour en être déshéritée par la Restauration, et môme encore par le gouvernement de Juillet de 1830. Elle ne l'a repris qu'après la Révolution du 24 février 1848j et sur les plus pressantes réclamations des habitants des Vosges auprès du Gouvernement provisoire, pour la reperdre en 1852, et la reprendre en 1870.

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