CAFÉS
Outre les cafés déjà cités plus haut comme cafés-restaurants (café-restaurant de la Paix au Grand-Hôtel,' café Cardinal, café de Paris, café Anglais, café Riche, café du Helder, café Bignon, caté Véron, café Brébant, café Turc, café d'Orsay, café Gorazza), nous signalerons : — sur les boulevards, le café de Suède, boulevard Montmartre, 8, où se réunissent des hommes de lettres; le café du Grand- Balcon, boulevard des Italiens, 11, derrière l'Opéra-Gomique; le caféTortoni (Percheron), boulevard des Italiens, 22, à côté du restaurant de la Maison-Dorée; le café Fronlin, boulevard Poissonnière, 6 ; le café de France, boulevard Bonne -Nouvelle ; le grand Café Parisien, boulevard Saint- Martin, 26 ; le café du Globe, boulevard de Stras]^ ces trois derniers sont surtout remarquables . grandes dimensions; — au Palais-Royal, le cajj Colonnes ; le café d'Orléans ; le café de la Ij
dernier a le privilège des tables dans le jardin, et cet avantage, qu'il paye du reste fort cher, lui attire, dans les soirées d'été, une foule de consommateurs qui cherchent à respirer, et qui viennent jouir, en savourant leur café, lies agréments d'une belle soirée ; — rue Saint-Honoré, 161 , le café de la Régence, qui est depuis longtemps un lieu de rendez-vous pour les joueurs d'échecs ; — sur la rive gauche; le café Voltaire, place de l'Odéon; le café Tabouret, rue lie Vaugirard, 20; le café Caron (Contet successeur), au coin de la rue des Saints-Pères et de la rue de l'Université ; le café Procope, rue de l'Ancienne-Comédie : c'est 1 3 plus ancien de tous les cafés de Paris ; c'est là que, vis-à-vis de l'ancienne Comédie-Française, les beaux esj)rits du siècle dernier se réunissaient pour disserter sur les pièces nouvelles. — Citons encore les brasseries de la rue des Martyrs, fréquentées par des hommes de lettres et des artistes ; et, dans un autre genre, une vieille renommée, la maison de la mère Moreaux, place de l'École, près du Pont-Neuf, connue pour les prunes et les chinois.
Les cafés, proprement dits, s'élèvent à près de 5,000 ; ils occupent 8 à 10,000 personnes ; leur chiffre d'affaires atteint jusqu'à cent vingt millions de francs par an, et le montant des pourboires donnés au garçons peut être évalué à une somme annuelle de 5 ^millions !
HARCHANDS DE COMISTIBLES.
Nous signalerons, parmi les marchands de comestibles : Chevet, au palais-Royal ; Norget, successeur de Corcelet (maison du Gourmand) id, ; Bontoux, rue de l'Échelle- Saint-Honoré, 2, en face des Tuileries; Grenet et Lhermite, successeurs de Potel et Chabot, rue Vivienne, 28, et boulevard des Italiens, 25.