LA MÉTHODE IDÉOLOGIQUE AVANT LE DOUZIÈME SIÈCLE
mais toute affirmative et appelée pour ce motif théologie positive.
Le mouvement intellectuel qui se produisit au milieu et à la fin du onzième siècle ne pouvait qu’amener un choc entre ces deux méthodes. Si la méthode de Scot Érigène et de Bérenger était trop avancée, la méthode de la théologie positive n’était-elle pas trop arriérée? Et, dès lors, n'était-il pas nécessaire d’engager des débats? Oui, « il était naturel que les esprits dirigeassent leurs premières investigations vers le fondement du nouvel ordre de choses, pour en reconnaître la solidité et y puiser les éléments de progrès ultérieur. 11 était naturel qu’on demandât à la théologie un enseignement moins élémentaire, plus développé, plus profond, qui rendît raison de ce qu’on avait cru et fait jusqu’alors en vertu de la seule autorité de l’Église1. »
C’est l'histoire de ce choc et de ces débats qu’il nous faut maintenant étudier.
1 M. l’abbé Martinel, Étude sur la méthode d'enseignement thMogique p. 57 ; Taris, 1850.