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1 de la justice immanente qui frappa Nicolas Midy, J llaume de Flavy se trouve dan» l7Jôïm>e tripartitit
♦i. -^ . . H . . . ^ — -^i de Heims, par di>ro Gunocron, clunoinc du Mont-
lïieu, dani4 U H^vue Arden}\ais€* publiée par P. L^ur^nT. t. IV {t^^^U P> tJo-U4. Son tuteur vivait dan* la première moitié du dit-sepiiéme siècle.— Pour donufr ane vAtt de
II r de cette uotioftdu chAiîmenif il convicntdeciter encore deux textes : Tan est * iicgénéalojçiedc Id fin duicinème siccicj'autreà unehiitoire lcH;»»Je.*Ftenite* rËi«4<^t«i. L >v. fe de Luuvaiu avait espouse dame Anne d'Aubruncfic, velve de Guillaume de Flavy, qui fusl ceJluy 4^ui traby Jeanne U Puceile à Compiegne,,, et me souvient d*iVolf veu dan» les Annales Je France^ en riitstotre de celte l'ucelle que ladicte dame 4'Aubruncbe, fachè[ej 4e ce que le dit de Flavy, soti mariai) tvo)t meschammeitl traliy ladjcte Puceile, et tcelle tivré aux Aligtois, elle «n donna sdvit au Roy, et de craïueie que son dit mary n'en eust advis, elle lui fi pper U gorite par un barbier, ■ (lUbK nul., Dossiers BUus i^urs dt Louvjin ïv !• tJ ; Jacques C*mt>iy, Descrtptton du . ^ i vol.
Edmond Richer * et le bénédictin dom Bertheau - , qui travaillèrent il est vrai sur des documents originaux, prendre précisément le contre-pied de cette thèse.
II reste à se demander ce qu'eût été une trahison de la part de Guillaume de Flavy et à raisonner ainsi par l'absurde. L'histoire du quinzième siècle ne manque pas de nous en fournir des exemples bien nets : celui de Guichard Bournel à Soissons par exemple '. S'il y avait eu trahison de Jeanne d'Arc par Guillaume de Flavy, comme pour Guichard Bournel nous devrions trouver la quittance d'une somme importante dans les registres de la Chambre des comptes de Bourgogne *. Nous n'avons rien de tel. Une livraison de cette sorte eut été quelque chose de brutal et de concret : on aurait livré Jeanne pieds et poings liés.
La trahison de Jeanne d'Arc devant Compiègne est un fait tout aussi humain que sa prodigieuse survivance. Les héros ne doivent pas mourir pas plus qu'ils ne disparaissent victimes d'un accident vulgaire. Ils participent en effet de cette fragile éternité que leur assure la mémoire des hommes, et qui est réelle survivance dans l'âme des simples. Le mystère entoure leur fin, à défaut d'apothéose : la trahison justifie et ennoblit leurs infortunes.
in-8, et atlas), t. I, p. 32S, ajoute même que les habitants indignés le pendirent séance tenante, l.e citoyen Cambry, qui appelle le capitaine de Compiègne Guillaume de Fiacy allègue ce témoignage. « Ce fait étoit confirmé par un tableau peint sur bois, qu*on Toyoit encore il y a six ou sept ans dans THÔtel de Ville, mais si vermoulu et dans un tel état de vétusté, qu'on acheva de le détruire dans les t«.mps révolutionnaires sans en connoltre l'importance. »
1. On sait quTdmond Richer est l'auteur d'une histoire de Jeanne d'Arc rédigée vers i63o (Bibl. nat., fr., 10448) dont usa largement Lenglet Dufresnoy et qui marque an cfrort de critique aussi considérable que celui de J. Quicherat. Richer rapporte la tradition de Bclleforest qu'il commente ainsi : « Chose qui n'est aucunement probable» veu la déposition de la Pucelle qui asseure avoir esté prise le mesme jour qu'elle entra dans Compiègne, ainsy que nos historiens veulent persuader. »
2. ûom Placide Bertheau écrivit en \65.\. une histoire de Compiègne où il utilisa les archives municipales. Il a rapporté le passage de Jean Bouchetf en le réfutant mot à mot, à l'aide des chroniques contemporaines et des documents d'archives. • De sorte qu*on ne scauroit attnbncr légitimement la cause de son desastre à autre chose qu*a un désir desreglé de sauver les aullres, qui feit qu'elle se perdist elle mesme... partant il faut conclure que tout le corps de cette belle histoire de la trahison de la Pucelle par Guillaume de Flavy ïic peut estre receue pour véritable et asseuré, puisque toutes ses partyes et circonstances, qui sont comme les fondements sur lesquels elle est appuyée par cet auiheur se trouvent faulses et supposées. • Bibl. nat., Collection de Picardie^ vol. XX, f. i52, v. i53. Cr. Supplément à l'Histoire littéraire, par U. Robert, p. 14
l88i,in.8).
3. Jeanne d'Arc et le capitaine de Soissons en 14S0. par M. Brun (Soissons. 1904 in-8).
4. Nous avons retrouvé aux Archives du Nord la pièce comptable qui établit la vente de Soissons à Philippe le Bon. (Arch. du Nord, B 492, fol. 64, t* [i* Compte de Jean Abonnel]). P. J. xxxv.