‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 20 sur 115 · Monstrelet, t. IV, p · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. IV, p

3. Chronique anonyme, (t., 23oi8,fol.483,vo P. J. m; Chronique du doyen de Saint'Thibaud de Met\, dans Calmet, Histoire de Lorraine, t.V, Preuves, xliii. 5 000 couronnes d'or furent payées à Eustache de Warnécourt par René et Louis de Bar (Luce, Jeanne d'Arc à Domremy, Preuves, cxxi, p. 167 et n. 5); le cardinal dut engager aux Juifs de Metz ses joyaux {idem. Preuves, cxcvi, p. 229 et n. 4). — Warnécourt occupa Revigny en avril 1429 (Arch. de la Meuse, B 498, fol. 179); pris le 3 avril (Arch. de la Meuse, B 498, fol. 137). il mourait en prison le 8 novembre 1429. La maison forte de Revigny fut occupée par le duc de Bar dès le 14 mai (Arch. de la Meuse, B 498, fol. 180), puis rendue aux habitants (P. J. xii).

4. \j\ice, Jeanne d'Arc à Domremy, clviii et Preuves n« clxxxiv, p. 217. Mandement du roi d'Angleterre Henri VI, du 22 juin 1428.

LA CARRIÈRE MLLtTAIRE

dut se rendre dans les biens paternels à Liancourt en Santerre ^ Il avait intérêt h se trouver prè5 de Compîègne où sa famille était lissante et connue : des révolutions intérieures agitaient alors ttie ville et il pouvait espérer en profiter quelque jour^. Au mois de juillet 1429, Guillaume de Flavy accompagnait Charles VU au sacre de Reims, entraînant à sa suite les gentilshommes ses voisins^. Le sacre du roi ^uscita un grand enthousiasme parmi les Picards qui tenaient pour l'indépendance française. S'il fallait en croire le récit de l'avocat au Parlement de Paris, Luillier, Guillaume de Flavy aurait ainsi conduit vers Charles Vil, ix Reims, quatre cents personnes portant la livrée royale blanche et verte ♦.

1, Monstretct, t. IV, p. 291.

7, Au mois de juin, on apprenuit au conseil angtait à Paru que Raoul de HallU9« capitaine de Conipiègne était dcccdc; la vtIJe dément ce bruit et tsiure te gouvernement anglais de su tidélitc, (Arch» corn, de Compiègne, ce i3. foi. 242, V» et fol. 343.) En juiUet^un ccnuiu Robin le Roi» délégué Je Ha Nus par conseil de Paris, passait au parti français. (Arch* com. de 0,iMi,...,trie, ce i3, fol, 235). Enfin, à la suite de difticultcs survenues le u$ et les habitants, Jacques de Hciîly et Saveuses tentèrent d'csca-

iipiègnc et d'y mettre une furte garnison bourguignonne. (Arch. wm, de Compiegnc, CC i3» fol. 24?» v» ex foL 244.)

3. Bibl. liât,, fr., 20684. Extraits <i«* comptes de Hcmon Raguier, fol. 55n, r» [Le fait du ixtyage de Heims].

4. « Et quant le r*jy vint à son sacre à Reims, Flavy le sccut. Et manda Flavy bcAucop de gens avec luy, de trois à cccc chevaliers que gentiU

9mnic«^ et avorent hvrées de blanc et vert. £t s'en ala devers le roy h son crc. ■ lArch, nat,, X^ 24» P. J, tixi.) — On aait que le blanc et le vert fornaicm U livrée de Charles Vll^ qui y joignit plus tard le rouge. Le vert ait ta couleur de sa mère, Ysabeau de Bavière, qui la première revêtit celte couleur pcndaiu ses couches. (Eléonore de Poitiers, fes Honneurs ât Ijl cour, édition Sainte Palayc, t. H» p. 237 et les Extraits des nptts royaiàXf passim^ dans Chartier^ Chronique de Charles VU, édition ^fallct de Viriville, t, IH, p. 252-327.) — Le témoignage le plus curieux que nou4 ayons sur Fenthousiasme de Reims est la lettre de Jean Dcsch, secrére de la ville de Mett^ annonçant la venue de la chevalerie allemande. ^rvcH, iv V, p. 355,) Jean Desch faisait entre autres choses savoir que les ptids Cl les Picards refusaient de marcher avec le duc de nourgognc counr le Régeni, contre Charles \lï : * Dcr herezog von Borgoaicn '■-, uiid hàtte die Flcmiîig und die Picardcn gcrne mit im vnn En^cllant ru hclfcn, dcr ist sin swager. Die wclfiiiï »^ik*lii kài\ hclfcn usscr irem lande... * {Procès^ t. V, p. 354-353). • |«&ie de procédure que nous pubtiuns précise la pensée de Jean Desch ^ lirmc la maHicie de voir de Jules Quichcrai, commentant cette tiPtoc^s de Jeanne d'Arc, I, V, p. 352.)

Charles VII s'avançait dans le Valois au milieu d'une inquiétude très vive. Les messages qui partirent entre autres de Compiègne vers le conseil anglais, le duc de Bourgogne et Jean de Luxembourg, nous donnent une idée bien nette de l'incertitude, de Taffolement de la municipalité de cette ville : timides et modérés, les magistrats de Compiègne, que Ton appelle les attournés, se rappelaient sans doute les sévices qui avaient frappé la cité à la suite des événements d'avril 1423-1424*. Ils cherchaient donc à gagner du temps ^.

Dès le 22 juillet 1429 ^, Rigaud de Fontaines avait demandé, au nom du roi, la soumission delà ville, dont Charles VU venait de le nommer capitaine.

La municipalité ajourna sa décision : mais elle comptait sans l'enthousiasme suscité par les victoires de Jeanne d'Arc et la décision plus ferme, en ces jours, de Charles VII.

Le 9 août, Charles VII, de Crépy-en- Valois, faisait à nouveau sommer la ville de Compiègne de se rendre : Compiègne était alofs en révolution, et le duc de Bourgogne venait remplacer le capitaine de Hallus par le seigneur d'Offémont*. La municipalité de Compiègne s'efforça encore une fois d'obtenir des délais, comptant sans doute sur les efforts de la diplomatie bourguignonne pour arrêter la marche de Charles VIP : le 1 3 août, en

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