Sorel, Prise de Jeanne d'Arc, p. 79 et suiv
2. Sorel, Pme de Jeanne d'Arc, p. 101-102. Les textes de ces messages sont publiés en note.
3. Charles VII et Jeanne d'Arc quittèrent Reims le 21 juillet. (Percevaî de Çagnyj p. iSg.) A Corbeny, arriva la soumission de Laon. {Morosim^ t. III, p. 182, n. 3.) Le 22, l'armée royale était à Vailly,où était apportée la reddition de Soissons» et le 23 à Soissons. {Chartier^ t.I, p. 98.) Il est donc important de noter que du 22 au 25 les nouvelles injonctions royales qui arrivèrent à Compiègne, prouvent que l'armée de Charles VII est toujours dans la direction de Compiègne ou de Paris, tandis qu'à partir du 26 elle est en retraite sur Château-Thierry. Ce fait a été mis en lumière par M. Germain Lefèvre-Pontalis. {Morosini, p. 201, n. 5; p. 202, n. i ; p. 2o3, n. 4)
4. Sorel, Prise de Jeanne d'Arc^ p. io5 et n. i ; p. ii2-ii3.
5. Les Bourguignons jouèrent dès Reims un jeu double : ils se préparaient à la lutte et usaient d'autre part de voies diplomatiques pour gagner du temps. Au mois de juillet, Philippe le Bon se préparait à la résistance (Arch. de la CAte-d'Or, B 1643, fol. 68, r») et des gens d'armes à sa solde devaient garder Paris (Arch. du Nord,B 1492, fol. 8). Le conseil anglais lui faisait délivrer 20 000 1. t. (Stevenson, Lettres and papers, t. II, part i, p. loi) dont il donna quittance le 8 juillet (Arch. nat., J. 249). Pour la fin
effet, une députatîon de Compiègne se rendait vers Charles VII, lui demandant de comprendre cette ville dans les trêves intervenues entre lui et Philippe le Bon^
Le roi de France refusa et exigea même la reddition de la ville, le lendemain, avant quatre heures du matin*.
C'est alors que tous se tournèrent vers Guillaume de Flavy qui se trouvait représenter à Compiègne le parti royaliste et français. La municipalité lui adressait, à Choisy-au-Bac,un message, et le i5, on le priait de se trouver à deux heures du matin aux portes de Compiègne pour conduire les délégués de la ville à Crépy-en-Valois ^ Le i6, Charles VII recevait, de sa bouche, la soumission de la ville*; la garnison n'eut pas à intervenir.
Le jeudi i8 août 1429, Charles VII faisait son entrée dans la
de ce même mois de juillet, il assignait à ses troupes un point de concentration entre Corbie et Amiens (Arch. com. de Péronne, BB 2, fol. 297, v» P. J. n* xiii). Le roi d'armes Jarretière pouvait faire au conseil anglais réloge de son activité. {Rymer y Fœderûf t. IV, p. 150(1739, 10 vol. in-fol.].) — Le témoignagne le plus précis que nous ayons sur l'ambassade bourguignonne de Reims est celui de Pie II. (Procès, t. IV, p. 514.) Cf. également la lettre des trois gentilhommes angevins. {Procès, t. V, p.i3o.) Le greffier de la Rochelle se refuse à croire que cette ambassade dut arrêter la marche du roi « mais laditte ambassade n'estoit que dissimulacion et pour cuider amuser le roy qui estoit disposé d'aller tout droit devant Paris ». (J. Quicherat, dans Revue historique, t. IV, juillet-août 1S77, p. 344.) Ces voies diplomatiques expliquent également la lettre de Jeanne d'Arc, en date du 17 juillet 1429, de Reims, à Philippe le Bon. (Procès, t. V, p. 126- 127 et Album des archives départementales, n» 12 3.)
1. t Es abstinences qu'il avoit avec Monseigneur le duc de Bourgogne où ils estoient compris, comme on leur avoit rapporte. » Sorel, Prise de Jeanne dPArc, p. 11 3. — Cette trêve est sans doute celle de quinze jours que Jeanne d'Arc dénonçait, le 3 août, dans sa lettre aux Rémois, si magnifiquement datée « empres un logis sur champ où chemin de Paris ». (Proc«, t. V, p. 140, et fac-similé de cette lettre dans H. ladtuvx, Jeanne d'Arc, ses lettres aux Rémois [Reims, 1887, in-8].) L'existence de cette trêve est connue par ce seul document.