Perceval de Cagny, p
9 « Poy de ses gens avecques elle. » [Perceval de Cagny, p. 176.)
LA CAHRIERE MILITAIRE 47
si belle prise'. Jeanne se démena et fît une belle résistance. Un archcrf)icard la tira parsa hitque d*or au bas de son cheval : elle ne put dtre remoniêe par ses t;ens^. L'archer, attache à la lance du bâtard de Wandomme^ la fit prisonnière. Il pouvait être six heures du soir*.
Le lendemain 24^ les troupes bourguignonnes étaient passées à tnontrc^ Le 25, un mouvement se produisit sur tout le front des lignes anglaises et bourguignonnes. Philippe le Bon quittait Coudun pour Venette. Jean de Luxembourg s'installait à Margny pour renforcer Baudot de Noyelles, La liaison était ainsi plus forte entre les lignes d'investissement, et on palliait à toute entreprise sur un poste isolé •,
I . " Fut pritise de v ou vj ensemble. » {Perceval de Cagny, p, 176.;
i. n Vn firchîer, mddc homme et bien aigre... \a prist de costé par sa heuquc de drap d'or et la tira du chcva! mute plate ik terre, qui onques ne pi>î !rou\xr rc&cousî;c ne secours en sc& gens, pour peine qifiljt y mcîsftent que cllcpcust estic remontée. » {CnastetlaiHtiA\, p. 49,) « Et hocnotorium est qiiod cum capta fucrit in una hcuqua iiurea, undiquc aperta... usa est omnibus UUs cultibus et vcstibus que homincs dissolutissimi sibi soient itftUtuere* 9 [PfocàSf i, 1, p. 235-324) Elle avait à la main l'cpéc d'un BourguiguoOf pri»e a Lugny, <i quia erat bonus cnsis gucrro: et bonus ad dan* dum bocia^ alapat et bonos ictus gnlllce de tùnnes bttffts et de ^ons tor* ekom •. {Procès, t. î, p 78.)
1. Mantre du bâtard de Wnndommc, le 24 mai. (Arch, du Nord, B 1492, foL 3f> T*t P« J. XXXVI, Cl note.)
4. Lettre de Philippe le Bon aux habitants de Saint-Quentin {Procès^uV, pt ifi6); à Am<id<*c Vlîl (P. J. xxxvu). — La qucsiion de la dote de la prise de Jeanne d'Arc devant Compiègne ne saurait plus aujourd'hui être discut<fc. Jf^fine fut prise le 23 mal 1430, ainsi qifii résulte de la lettre de Philippe te Bon aux habitants de Saint-Quentin et de I.1 lettre inédite de Phiiippe le Bon k Amcddc de Savoie; cette bonne date est d'ailleurs donnce ptr Fauqucmbcrguc (Procét, t. IV, p. 4>H-45c)), William Wirccstcr et le Bourgeois de Paris. — Quicherat a décrit Topération tentée par Jeanne d'Arc Bt GttilUutne de Flnvy d'utic fa<on fort peu vraisemblable. « I^ coup de main résolu par la ruccHc consistait à sortir sur le déclin du jour pour enlc>cr Margny, puis Clainiix et là, au débouche de la vallée d*Arundc, accueiUir le duc de Bourgogne qui y ctnit logé et quelle s'attendait à vuir venir au secours des siens. Elle n*avait cure des Anglnis.,, {Aperçus noupfomx^ p* 86.) Pas un document ne saurait justitîer cette manière de voir. Lttoni« du 2$ mai au soir avec une trnupe au^si peu nombreuse, ne poitrait tA e0ct nvolr un programme aussi vaste. Quichcrat a pris pour robfeti la conséquence imprévue do la sortie de Jeanne.
i. Arch. du Nord, B 1492, fol. 39, r*.
McniirtUt^ l, IV, f». ^90 et lettre de Philippe le Bon de Venctte, le i* ^P. J. xrxvi.) — il résulte de cet exposé que la question de la
Le siège de Compiègne fut conduit selon les règles de l'attaque des places d'alors S et du côté des assiégeants commença le laborieux et obscur travail des mines',des tranchées, des taudis, face au boulevard^. A Tintérieur de la cité, Guillaume de Flavy, avec ses frères Charles et Louis*, les compagnons de Jeanne d'Arc et son lieutenant, Titalien Baretta^, déployèrent une extraordinaire activité* : la garnison de Compiègne parait avoir été de quatre cents à six cents hommes seulement^. Guillaume de Flavy fit abattre les constructions qui gênaient le tir de rartillerie, à latrahison de Jeanne d'Arc par Guillaume de Flavy ne saurait être soutenue bien sérieusement. Quicherat a fait d'ailleurs justice de cette légende dans les Aperçus nouvcauXj p. 77. Voici quelques traits qui complètent et rectifient son exposé. L'accusation de trahison fut formulée dès le 1 1 février 1444-45, au Parlement de Paris, du vivant de Guillaume de Flavy (Arch. nat., X2« 24, P. J. Lxxi); on peut ensuite grouper un certain nombre de textes postérieurs à 1460, qui formulent une vague trahison avec ce motif : les capitaines de France ont fait prendre la Pucelle par jalousie {Mathieu Thomassiny Chronique de Tournai^ Chronique Je Normandie, Chronique de Lorraine, Chronique du doyen de Saint-Thibaud.) Il en est tout autrement de la Chronique d* Alain Bouchard, citée à tort par Quicherat sous le titre de Mirouer des Femmes vertueuses, Alain Bouchart allègue le témoignage de deux octogénaires. Guillaume de Flavy aurait cherché à faire sortir Jeanne d'Arc, sous le prétexte d'aller vers Charles VII recueillir des secours : c'est une embuscade, Guillaume de Flavy Ta déjà vendue. Avant sa sortie, Jeanne, assaillie de pressentiments, prêche de petits enfants à Saint-Jacques de Compiègne. Flavy fait fermer les portes pendant sa sortie et cause ainsi sa perte. Ce texte puéril est la source des Annales d* Aquitaine de Jean Bouchet qui popularisa ce récit. Cf. appendice i.