Monstreletf t. IV, p
4. La forme du récit de Monstrelet, t. IV, p. 410-41 1, et son extraordinaire précision nous portent à croire qu'il a eu communication de Tordre du jour. — Mauvaise date du 24 octobre, donnée par la Chronique anonyme à la levée du siège, fr., 23oi8, fol. 5oi, P. J. xxxiii.
5. Le comte de Vendôme déclare avoir eu sous la main deux cents quarante lances, soit douze cents homme: les Bourguignons auraient disposé de trois
LA CARRIERE AULITAIRH
PotondeXaintrailles marcha avec de Piofanterie^ couvert par la forêt déblayée par les paysans*, et sonit devant la bastille de Ptcrrefonds^,
Le soir, une troisième colonne, formée d'un convoi de voitures, qui avait longé la forêt à Test, se démasqua au galop, et parvînt a entrer dans la ville ^.
Les assiégés, encouragés par ce premier succès, firent une brusque sortie sur la bastille de Pierrefonds* Guillaume de
i quntttmilïùcombâttanis, (Vœu de SenliSf dans SoTcl, Pièces justif., p.34ai) L« Fèvrc de Sitim-Rcmy, t. II. p. 184, estime l'armée de mvimiUement A quiitre miUc bommcN. On doit à ce chroniqueur le détail des opérations de Vcrbcrie. — Les Anglo-Bourguignons ix'rtvaicm que de rinfntitcric, les Fmoçftîs de \a cnvalcric. « Maiîî u patnes se povoit il faire qu*il y cusl bataille; cnr les gens du duc ne vouloicnt combatre que h pied et leurs adversiiires /ichcvaL » {Le Févre de Saint-Remy, t. II, p. 1 85.) L'absence de cavmlerie chcjE les Bourguignons est également nttestéc pur la Chronique anonyme {ff,, i3oi S JoL 5o3,r«, P, J, xxxin), — Sur cette manœuvre, tant de foit prutiqu<îc au quinriàme siècle^ à Montépitluy entre autres. Bueil nous • iltxiné do longues explications* L'infumcrie t^tuit en cfTct une arme dcfentavc et immobile. Il n*y avait d'cngagcincnt possible qu'avec le secours de ta cavalerie Se jeter sur de rinfanterîc retranchée eût été de la dernière Imprudence. Cf, Le JouvenceL t. I, p. cclxxvh ; De ptuseurs bonnes praiicque* de guerre pour combatre ses ennemys estans en bataille à fié, p» i5?.
t. Nt>us avoni des tcmoignagnes formels sur Taidc que donnèrent les paysAiiii à la colonne de Xaintraillcs. « Ils passèrent une nuyt tout patent la forcsi de Compiengne, qui fort cstoii hayc, dont Engles et Picars furent mouU cJibahy comment Ermaignacs avoient si tost dcspccic le chemin ; m&h tcmi le commun du pays par où Us passaient estoit en leur aide, p [Livre d€È traàiiong^ p. 3ot.) t Et grand nombre de paysans qui avoient plusieurs liisirumen», est assavoir cuigniéres, soioircs, louches, sarpcs, hauwiaux et •tttrcs pareutx osticuXipour refaire et réparer les chemins parray forcsijs. » IMoHStretet, t. ÏV. p, 40g,)
1. Monstrelett t. IV, p. 41a, — La colonne de Xaiatrailles était de deux à train cents hommes. I^s seigneurs bourguignons, de Créqui, Florimond et Jucqtte* de Ilrimcu, ne pouvaient comprendre pourquoi les secours ne leur i pas* a Or ne povoicni cculx de la bastille vcoir leart gens
ciVi aille ». {Le Fèvrc de Saint*Remy,t. II, p. i85.)
5, ««..Jusques au vcspre que les adversaires entrèrent dedens îadicte ville pt y bôïnèfcnt gr^nt foison de vivres qu'tU avoient amené sur chcvaulx en Le Fèvre de Saint*Remy, t. M, p. t8b.) « Les gens du djiuphin con* ' gnind foison de chariots en la ville et quiUU ils les curent ravitMUlé i) ne tor chaloit de riens, car bien savoîent qu'il n'y avott pas puissance ea Vost pour les combatre* * {Livre des trahisons, p. 20a.) « Et en y cubt bc«U€Ofi [lie riTTcs] déversés du trait desdits Engloix. {Chronique anonyme^ fr*^ iloiH, foL 5o3, r*, P. J. xxxni.) — L'itinéraire de cette colonne de fourgûios est fixé pAT Monstrelet^ t. IV, p^ 41 3 : elle se composait de cent èoamm sotu le commandement du maréchal de Eloussac. Selon le Vœu du
Flâvy ^ conduisit un assaut furieux, auquel prirent part jusqu'aux femmes de Compiègne. Il s'emparait de la bastille, en faisant de nombreux prisonniers*. L'armée de Vendôme, qui était restée en présence des troupes de Jean de Luxembourg et Huntington, entrait le soir à Compiègne ^. Dans leur enthousiasme, les Compiègnois se multiplièrent : avant la nuit, ils passaient TOise, s'emparaient de la bastille de Canart et incendiaient celle de Clairoix*. Seule la grande redoute de Baudot de Noyelles fut
comte de Vendôme, cette colonne n*aurait subi aucune perte. (Sorel, Prise de Jeanne d'Arc, p. 343.)
1 . Auquel assault estoit Guillaume de Flavy qui, en grand diligence et fier hardement, conduisoit et induisoit ses gens de faire tout debvoir : avec lequel aussi estoient hommes et femmes qui, sans eulx espagnier, grandement et vaillamment en tous perilz seadventuroient. » {Monstrelet, t. iV, p. 414.)
2. Et furent illec fais prisonniers desdits Armignacs pluiseurs grans seigneurs de Piccardie, dont ilz orentgrants finances. » (Chronique anonyme, fr., 23oi8, fol. 5o3, r», P. J. xxxiii.) « Ils assaillirent la bastille du costé de devers la Picardie, dont estoit cappitaine le sire de Créquy,qui fu par vive force pris et mis à grand finance. » {Livre des trahisons, p. 202.) — a Item diront et exposeront au roy et à son conseil comment mondit seigneur a nagueres par lettres closes escript au roy comment, à la chose avenue devant laditte ville de Compicngne, le sire de Crcquy, messire Jacques de Brimeu, mareschal de Tost, messire Florimond de Brimeu et messire Waleran de Beauval, chevaliers, qui sont de l'ostel de mondit seigneur le duc, lesquels estoient en la bastille delà Teaue, laquelle n'estoit point encore achevée, et estoit comme non tenable, ont esté par assault, et après ce quMls furent vaillament et longuement deffendus, prins par lesdis ennemis et enmenés prisonniers, et que l'en a sceu par aucuns prisonniers desdis ennemis qui s'en sont venuz que iceulx ennemis ont entencion de les très durement et griefment traiter en corps et en biens, et sont taillez de perdre la vie. » Instructions de Philippe le Bon à Pierre de Bauffremont pour Henri VI (1430, nov. 4). Stevenson, Letters and papers illustrative of the war ofthe English in France, p. 164-181 (d'après Collection de Bourgogne), Sur la rançon deFlorimont de Brimeu, payée par Hugues de Lannoy, cf. Ch. Potvin. Œuvres de Ghillebert de Lannoy, voyageur, diplomate et moraliste, p. 487 (Louvain, 1878, in-8).