‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 36 sur 115 · Monstrelet, t. IV, p · texte numérisé non relu

Monstrelet, t. IV, p

4. « Et de fait alèrent assaillir une petite bastille sur la rivière, dedens laquelle povoit avoir de quarante à cinquante combatans, tant d'arbalestriers Genevois, Portingalois et d'aultres brigans d'estranges marches, comme de Boulennois et d'autres lieux. Laquelle bastille fut assez briefment subjugce et conquise et tous ceulx de dedens mis à mort, réserve ung routier de Boulenois, raide et appert homme d'arme, nommé Kanart »• (Monstrelet, t. IV, p. 4i5.) — « Et icellc journée [mesme] fut prise deux de leurs bastilles. » (Vœu du comte de Vendôme, dans SoieX, Prise de Jeanne d'Arc, Pièces justificatives, p. 343.)

attaquée sans succès *. Jean de Luxembourg remît roffensîve au leodemain et faisait garder le passage de Venetie^ Les troupes devaient veiller en armes ^. Le Jeudi au matin, 26 octobre, comme Jean de Luxembourg se portait auprtjs de la bastille qui tenait encore, il apprit que les Anglais, non payés, étaient en retraite sur la Normandie*. Ce mouvement déterminait la retraite des Bourgtjignons et l'abandon du siège. Les assiégeants ne pouvaient plus songer, après rincendie des bastilles, à tenir pendant rhîvcr devant Compiègnc. 11 ne restait d*aiUeurs qu'un petit nombre de troupes» L'armée avait peu à peu fondu, faute d'une paye régulière « qui fu le chose qui plus leur greva et donna blasme^ ». Jean de Luxembourg dut suivre la retraite*, la mon dans ràme^. Les Bourguignons laissaient sur les champs toute leur artillerie*, les vivres et les fourgons de Royaulîeu. Baudot

I. • pour U force d'icetle et pour lu griniie delfencc decculxdededcns*.. bien pourreus d'mtilleric et se rciratrent pour cestc nuit dcdcns leur ville, n {MoRStrelet^ i, ÏV\ p. 416.) — Le térnoîgnagc trcs précis de Monstrckt et celui lia comte de Vcmlùrnc, excluent lu version de I-c Févrcdc Saint-Rcmy, t* U, p. iHfS, qui met Ttittaque des bastilles au lendemain. « Et iccUc journée |n>»me] furent prin&cs deux de leurs bastilles où il oc plusieurs de&diz Anifloiz et flou rç:oj gnons mors; dont les autres turent loua si cspovcntc& quç icc: it tous oultre la rivière et laissèrent leurs loget/.

ei te ! i tirent tous dudit siège» mirent te feu en leurs

lo^cu rc luiîLLv. bastiUes et se sauvèrent honteusement ». {Vwu du comte it ^ M.^ wt% 1 uïs Sorel, Prise de Jeanne d'Arc ^ p, ^43.)

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