‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 37 sur 115 · JJonitretett %. IV, p* 416* y. Monâtrekt, t. IV, p · texte numérisé non relu

JJonitretett %. IV, p* 416* y. Monâtrekt, t. IV, p

4. « Mais en celle propre nuit y eut grand partie de ses gens [de Jean de Liocenibonig] qui s*emblérent de sa compaignie et se pnndrent l'k eulx dcitlogcr sans trompette... et pareiUcmcnt s'emblèrent aucuns des gens du conte de Hontinton. 1» [Monstrettt^ t. IV, p, 417*)

5, Chronique anonyme (BibL nat., fr. 23oi8, fol. 5o3, r«, P* h xxitn).

6, La viUe de Noyon présenta, le 26 octobre^ j^ Jean de Luxembourg, deux muids d'avoine « lui estant au Pont Levc^que, quant le siégede devant C« K ê ïjc tj, il éxsLix encore dans cette ville où il reçut • " pain. ■ (Arch. com, de Noyon, CC 41, fol, Sy, v*.)

md despt aisance. * {Monstreletf t. IV, p. 419.) — • Les* cjul - a mu cognoissancc m'ont esté et sont si desplatsans

^ua pio^ n en pcuent. » Leure de Philippe le Bon k Heuri Vt, Stevenson, Letttrâ ûmd Paptrt^ vol. Il, part, u, p. i56.

8. ff Si se deflogcrent au vcspre et s'en alerent par nuit, en assez mes* Uiaot arroj et petite i»rdonnance fusques au Pont L^vesque, laissant hMii- (•naeiiiftiit en leur logis, en la grosse bastille, très grand nombre de grosses borabarcles. t ièionsfreiett t. IV, p. 418. Arch. du Nord, B 1493, fol. 73, t^ h

de Noyelles, le dernier, après le départ de ses troupes, quittait la grande redoute qu'il avait fait incendiera Les gens de Compiègne démolissaient le pont : la rivière mettait une barrière, à cette époque peu franchissable, entre eux et la puissance bourguignonne*.

On devait ce résultat immense au courage et à Tintelligence militaire de Guillaume de FlavyS; aux vaillants défenseurs de

85, r« ; au fol. 84, est la Prisée faicte par Phillebert de Mosland des gros canons.,, qui furent perdus à le lévacion du siège de Compiegne, publiée par le baron de La Fons de Mélicocq, Documents inédits sur le siège de Compiègne de i43o, dans la Picardie, revue littéraire et scientifique, t. lïl [1857], p. 22-23, P. J.xLiv.) Philippe le Bon rédama avec énergie des indemnités : mais le trésor anglais était vide. « Et est vray aussi, mon très redoubté seigneur que... vous deviez paier pour chacun mois pour le paiement de mes gens,estans devant la ditte ville de Compiengne,la somme de ix neuf mille cinq cent frans, monnoie royal, et aussi deviez paier Tartillerie ; et avecques ce beau cousin le comte de Hontenton et sa compaignie dévoient demourer delez moy en mes gens devant 'laditte ville de Compiengne... il est deu deux mois ou environ et aussi d'artillerie pour laquelle j'ay frayé et déboursé de mes propres deniers plus de quarante mille saluz, sans mon artillerie que j'avoie de garnison. Rien ne m*a esté restitué. » (Stevenson, Letters and Papers, vol . II, part, i, p. 1 56-164.)

1. Monstreletj t. IV, p. 418. Haudot de Noyelles ne tarda pas à se faire prendre puisque Philippe le Bon contribuait à payer sa rançon de i ooosalus d'or. (Arch. du Nord,B 1945, fol. i5i.)

2. Afonstrelet, t. IV, p. 418. —Il convient de rapporter ici un passage du Jouvcncel de Bueil, t. II, p. 45, où ce capitaine apprécie d'une façon tactique la levée du siège. « Et pour ce ne doit on pas assiéger une bonne place que les menues places d'environ soient conquises, encore moings les bastilles ; car bastilles sont encore plus fortes à conduire et entretenir que n'est ung ost ou ung siège; car en bastilles on ne peult tenir chevaulx ; bastilles sont séparées l'une de l'autre et ne se peuvent secourir ; s'il n*y a que une bastille seulle elle est mieulx assiégée que n'est la ville devant qui elle est faicte ; car la cité ou ville est meilleure de soy mesme que n'est la bastille... J'ay tousjours ouy dire qu'il en est advenu mal, et encores en France de ces derrenières guerres lesay-jeveu prendre et desconfire devant Orléans, devant Compiègne, devant Dieppe, et devant le Mont Saint-Michel; et je crois qu'elles ont plus proffité quelque part qu'elles ayônt esté mises aux cnnemys que a ceux a qui elles estoient. »

3. a Et voyant Flavy que [se] Compiengne feust perdu (et) toutes les autres bonnes villes feusscnt perdues, il bailla tout le sien aux gens d'armes pour les entretenir. Et fist ung grant service au roy et à tout le païs de Champaigne. Et oncques du Roy n'ot rcnumeracion. Bien ot des mandemens, mais non point d'argent. » (Arch. nat., X*^*24, P. J. lxxi.)

On célébra longtemps à Compiègne la Saint-Crépin (25 octobre), jour anniversaire de la délivrance de la ville. Un service était célébré à Saint-

LA CARRIÈRE MfLtTAfRG 5$

^Comptègne, à Tabbé de Saint*Pharon, Philippe de Gamaches*. La campagne de 1430 n'était pas^ au reste, terminée par la I délivrance de Compiègne. Malgré le désordre de la retraite'^ Ides Anglo-Bourguignons, Philippe le Bon voulut tenter une I nouvelle offensive. Le 10 novembre^ il faisait publier un mandement pour réunir toutes ses troupes autour de Corbie-\ Le 20 novembre*, &on avant-garde, colonne de cinq cents hommes, [qui marchait en désordre sur Guerbigny ■' était enlevée par [Poton de Xalntrallles; Philippe le Bon apprît cette nouvelle à iPéronne^ le même jour**. Le 21 ',il passait la Somme et se rendait ljusqu*à Lihon^ en Santerre; puis il entrait dans Guerbigny, oCi

Conicil1c« suivi d un biinquei de confrères de la Sajnt-Crcpin. (Cf. les

[Compte» inuuïdpîiux P. J. lix et Soid, Prise de Jeanne d'Arc, p. 269, n. 1.)

■ Et c&toit dcdcns ladite ville mcssirc Philippe de Gumaches, abbé de

&tt0l*Pbarttony lequel, ninssi cV>m disoit, fut Ciiuse de tenir iccllc ville de

I Compietigno contre icculx Angloiz et Bourguoignons si longuement ; lequel

|5*i pcirta moult vaillamment et grandement» au bien du roy de France, Et

en ettoit cappitaine Guillaume de Flnvy» lequel semblablcmcnt s'i porta

I vtitamnient. » {Chartier, t. I, p. ïiS.)

a, t En US5CZ mcschant aroy er petite ordonnance. {Monstretet^ t* IV, [p, 418.) ^ Sur l'esprit dV)ffcnsive qui revint aux français, cf. les curieuses ]notlvcUc«, énonces d'ailleurs, enregistrées dans Morosiftiy t. III, p. 3a3,

3* « El pour ce que icculx ennemis tiennent les champs et journellement Lpi|toent pUccs ci *c vantent d^cncore plus faire à rencontre de vous et de I mjiy, je fai% mon mandement gcnc'ral ù toinc puissance au diiicsmc jour f rfi? ce f rd^cnt mois, en tour la ville de Corbic» afin de résister de ma part à -' de» dit ennemis, u '9 novembre 1450.) Lettre de Philippe le Bon in «, Stcvcn&on, Lttters and papers^ voL 11, part, i, p* t56, — « Icclui hiiuc lîM ung grani mandement de gens d'arraes, très hastivemcnt, mais les luniss n*avoicni nuli chcvaulxjcs autres point d'argent*» {Chronique ano' tnyme^ft*^ 2$otHt (o\, 5o3,r% P» J.xxxmJ — Le *5 novembre, Icsicgcde Cler- |inôl»t était levé* {Chronique anonyme ^ fr, 33oi8y foL 5o3, v", et foK 504*) 4, Le Frvre de Saint-Remy, t. Il, p. 193.

?• Guerbigny (Somme), arrondissement de Montdidier. — La bonne forme rè*^>'e*i donnée parla Chronique anonyme {îMbL nat., fr., 23oi8,fol.5o4,) iMoQ&trelei, t. IV, p. 411, dit Garmiiii, et Le Fèvre de Saini-Remy, t. Il, Ip* 19Î, dit Garmagny. — Les sources originales de ces cvcnemcnts qui suiivinefit U délivrance de Compiègne sont: la Chronique anonyme^ tr^s préa»e P'Mjr h chronologie et qui paraît écrite au jour le jour ; Le Fèvre de ri oculaire, qui se met en scène d'une façon pittoresque, sources bourguignonnes par les souvenirs des Chabantit une part très active h ces opérations^ et se trouvent consi* Chronique martinienne, f'. Le terre de Saint-Hemy, t. H, p. 193.

Chronique anonyme, fr , t^oiH^ fol. 304.

il n'y avait plus personne ^ et de là marchait sur Roye*. L'armée de secours de Compiègne, dont faisait partie Guillaume de Flavy, forte d'environ quatre mille hommes, venait de culbuter à Conti près de cinq cents Anglais^. Le duc fut prévenu à Roye où les Français Tallèrent provoquer. On leur fit répondre qu'il était bien tard pour combattre*. « Les ditz Bourguignons ne s'y osèrent mettre veu la grant puissance et aussi la perte des gens que avait faicte ledit duc devant Compiègne. Dont ilz firent mocquez d'iceulx François '^. » La colonne française ne pouvait attendre et ne trouvant de quoi vivre sur le pays*, elle se disloqua. Le lendemain, le duc alla mettre le siège devant Laigny les Chastigniers ^ Au début de décembre*, après avoir

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