‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 40 sur 115 · Le Fèvre de Saint-Remy, t. II, p · texte numérisé non relu

Le Fèvre de Saint-Remy, t. II, p

7. Le 4 décembre, le duc était devant Laigny. Des gens partirent à cette date de Noyon a conduire le gros canon de l'ostel de ville jusques à Laigny, ouquel lieu monseigneur le Duc estoit à siège et avoit mandé que on lui feist mener ledit gros canon ». (Arch. com. de Noyon, CC 41, fol. 38; Arch. du Nord, B, 1492, fol. 62, V.)

8. La Chronique anonyme (fr., 23oi8, fol. 504) ne donne pas de date; Le Fèvre de Saint-Remy dit le 2 décembre (t. Il, p. 196). Mais on a vu que le 4 décembre, le duc était encore devant Laigny, dont le siège dura cinq jours. — Le duc laissa une garnison à demeure à Saint-Eloi près de Noyon (Noyon avait refusé de recevoir ses troupes), à Chauny, La Fère, Roye, Montdidier {Chronique anonyme, (r.,23oiS,(o\, 504); le 11 décembre, Jean de Luxembourg établissait cinquante hommes d'armes et cent archers aux frontières de Nesles et de Beaulieu pour empêcher l'irruption des ennemis dans les terres du duc de Bourgogne (Arch. du Nord, B 1492, fol. 62); au mois de janvier 143 1, le duc de Bourgogne faisait délivrer à Jean de Luxembourg, par la

LÀ CARRIÈRE MILITAIRE 6l

confié la garde des frontières de la Somme à Jean de Luxembourg, Philippe le Bon lincencia son armée, puis il gagna Péronne et de là le Brabant *. Harassé de ces dix mois de campagne, où il avait peu ménagé sa personne, Philippe le Bon allait passer le reste de Thiver au milieu des somptueuses fêtes dont la cour de Bourgogne avait le secret, et arrêter avec minutie le règlement de la Toison d'or.

duchesse, 2400 livres pour entrenir les garnisons du Laonnois et du Soissonais, « sans prendre aucune abstinence aux ennemis afin qu'ilz n'entrassent es pays de Mondit Seigneur. » (Ârch. du Nord,B 1492, fol. 62.)

I. Le document suivant, montre que durant l'année 143 1, le duc de Bourgogne s*attendait encore à une invasion de TÂrtois. Assignation de 24 1. à Jean Duclerc, dit Grandjean, huissier d'armes du duc et à Colart de Lobelct, bailli de l'église de Saint- Vast d'Arras, pour avoir a visité les places et forteresses de notre pays d'Artois pour y pourveoir et faire mectre en bon estât celles que besoing avoient et les garnir de habillemens de guerre et d*autres choses nécessaires à la garde et pour la sûreté d icelles, afin d'cschevir les inconveniens qui y povoient advenir par les ennemis de Monseigneur le Roy et les miens qui journellement faisoient guerre en nostre dit pays d'Artois. » (Arch. du Nord, B 1943 3/3. Lille, 1431, déc. 10.) Le 3i décembre hBo, Jacques de Beauvoir, lieutenant général du gouverneur d'Arras, cenifie que Jean Robaut, receveur d'Arras, a payé à Andricu Payen, sergent à masse de la ville d'Arras, 40 s. « pour avoir porté plusieurs lectres closes à Valenchiennes, à Douay et en plusieurs autres lieux adrechans à pluisieurs chevaliers et escuiers de la conté d'Artois.. . qu'ilz fussent devers lui à toute puissance le vi* jour de Janvier. » (Arch. du Nord, B 1 941/12'.)

Page 1