c ment de Compièguc, caniun de Lassigny
6. k- lU (Oise), arrondisscmcni de Compiègne* — Délibé» l4u is. Aiààt 1433. (Arch. com.de Noyon, BB*, foL 47, r*, P. J< l^
tifiées à nouveau, entre les mains d'aventuriers ou de voleurs. Elle résolut de former une ligue avec les villes, qui se trouvaient déjà sous la protection de Jean de Luxembourg, Saint-Quentin, Chauny, Ham^ Mais Jean de Luxembourg ne paraissait pas trop pressé de se mettre à la tête d'une telle expédition. En homme soucieux de ses intérêts, il demandait d'abord des ofifres d'argent ■. La commune offrait 4000 à 5 000 francs. * Pour mesurer l'étendue du sacrifice que fit la commune de Noyon il faut savoir qu'elle avait dû déjà s'imposer pour subvenir aux appâtis mis par Guillaume de Flavy *. Sur le refus sans doute de Jean de Luxembourg, après une tentative vers le régent, la ville tourna ses regards vers le comte d'Étampes, Jean de Bourgogne *.
Mais il allait venir pour la ville et, pour toute cette région de la France, un libérateur d'une autre envergure et d'une poigne plus rude.
Après sa rentrée en grâce (avril 1434) le connétable de Richemont avait été chargé d'aller au delà de la Seine, secourir les bonnes villes, mettre à la raison les gens du roi qui, comme Guillaume de Flavy et tant d'autres, menaient l'existence des routiers et ravageaient toute la contrée. Pendant cette campagne, le connétable dégageait Laon, ravitaillait Beauvais s'emparait de Ham*, où, le 17 septembre, il concluait une trêve de six mois, au nom du roi de France, avec le comte d'Étampes Jean de
1. Délibération du 12 août 1433. (Arch. com. de Noyon, BB', fol. 47, r«. P. J. L.)
2. Délibération du 6 octobre 1433. (Arch.com. de Noyon, BB', fol. 47, r», P. J. L.)
3. Délibération du 12 août 1433. (Arch. com. de Noyon, BB>, fol. 47, r» P. J. L.)
4. a Aultres mises faites par ce présent argentier, à cause de certains empruns, fais tant pour le fait de Guillaume de Flavy, cappitaine de Compiengne, comme de Monseigneur le comte de Liney à pluisieurs bourgois, manans et habitans de la ville de Noyon dont aucuns a esté rendu partie en la manière qui s'ensuit... » (Arch. com. de Noyon, CC 42 [1433-1434], fol. II, r«; fol. 14, vo. ; Somme, vijxx ijl. j s. ij doubles.)
5. Le comte d'Étampes, pour entreprendre les sièges de Dives et de Ressons, demanda 2000 francs pour lui et 5oo pour son conseil. Délibération du 3 août 1434. (Arch. com. de Noyon. BB', fol. 61, r«. P. J. l.)
6. Gruel, Chronique d'Arthur de Richemont, édition Le Vavasseur, p. 87-