Arch. nat., X2« 25, P. J. lxix
9. a Si dit qu'elle n'avoit aucun gouvernement d'argent et lui en bailloit Bastoigne et Aubigny quant elle en avoit besoing pour aller à l'offrande, t
ariLLAUXB DE FLAVY ET BLANCHE h OVRRBREUC
GutlUume de Flavy vivait d*autre pan publiquement avec des concubines dont il avait des bâtards. Il voulait même que Blanche jtransponât à ces enfants illégitimes partie de son licritage^
Deux enfants naquirent de leur mariage : l'aîné Philippe et, en [1448» Chariot*, Son premier enfant mourut en bas âge. Guillaume rde Flavy la négligeait au moment de ses couches, et quand elle [était grosse, il répondait qu'il voulait la voir avorter*^ . Elle eut [mal au sein, après la naissance de son second enfant : Guillaume ^toléra auprès d'elle à peine une sage-femme^.
Il y eut donc entre eux bien des querelles, bien des mauvais
iraiîcmenis. Blanche haïssait de tout son cœur Guillaume, qui
ne la ménageait même pas devant ses frères. Une fois, il la fit en-
ifermer pendant trois mois '. Comme il était goutteux, il la
[frappa un jour d*un coup de la béquille sur laquelle il s*appuyaii:
Irciîil eût été crevé, si le fer se fût trouvé à sa place. Dans une
[discussion d*tntérét, Guillaume lui envoyait à travers la figure
an gros sac d'écus : Blanche roula par terre. Dans leurs querelles
le ménage, il la traînait par les cheveux, la foulait aux pieds;
If HT terreur, il s*emparait ainsi de ses biens propres **.
I (AtcU. ii.âi., À-* a5, r*. J* cixxrx*) a Mais n'cust oncqucs devers cïle i*auctotfitc d'un denier* Et gouvcrnoit tout Simon d'Aubigny. Et combien qu*cl!e Fie »ervi»i é table* ot au Ut, et ailleurs, de nuyt et de jour, le mieux qu'elle ^tn-ïtt, tuulc!» voye$ si la gnuvcriioît il ainsi que est contenu en la dicte lion, » {Arch. fiut., X** ^5, P. J, lxxxix*) « Et si dit que Aubigny et rigne sont cculx qui lui faisoicnt mener dure vie par ledit feu Guil- », iKm mury, qui se gouvcrnoit par culx. Et a ledit d'Aubigny le trésor lui feu Guillaume, » (Arch. nat.» X»* a5, P. J. lixiviu.) r. • Sy ux'oîi-il touioursdes aultrcs jeunes filïcs qu*U maintcnoit en adulllm. » Ouclercq, A/fmotrejr, t, l, p. 420. — Arch. nat.» X»* 33. 3 m«i r464,P. J.
«Et furent a »&ej£ longtemps ensemble et eurent deux enfans^Tun appelé Iritilippc Cl l'autre Chariot. » (Arch. nat. X«» 32, P. J. eu)
I. «Et quunt on lui di&oit qu'elleestoit grosse il respandoit qu'il vouldrott ||U*eUe fcust avortée. (Arch. nat,, X«* aS, P, J. i.xxxvin.)
4. « A praat peine rouit souîfrir que cu&t sage îcmmc k son cnfantemem ^ ï^c 9n rcinri dy premier enfant. Et au regard du second dit que après
ce elle cust grant mal en une mamelle. » (Arch. nat., inj— Guillaume de Flavy tenait à s'épargner les misères «*Ç s A' 1^ joyes de mariage (Paris, P, Janoet, iHSy, in- 12 [Biblio-
^îhéi ncnnej).