GUILLAUME DE FLAVY ET BLANCHE D OVERBREUC
La même année, toujours suivi de la protection du roi, Pierre de Louvain recevait la charge de cent lances * royales et changeait de garnison. Il entrait à Noyon, le 2 juillet 1445, où la commune lui faisait présenter deux pots de vin*. Sa compagnie résidait dans le Laonnois^. Le 26 mai 1447, il recevait une brigandine dorée* et, le 8 juillet, 687 livres pour l'achat de cinquante brigandines aux archers de sa compagnie^. Sa garnison était Noyon ^.
Pierre de Louvain ne pouvait manquer d'entrer en rapport avec Guillaume de Flavy. Mais il paraît bien que ce ne sont pas les circonstances du service commun aux deux capitaines qui les réunirent;
Pierre de Louvain fit des avances^ à Guillaume : il désirait fréquenter sa maison*. Sur la demande de Pierre de Louvain, un receveur de Guillaume de Flavy les présenta. C'est ainsi qu'il aperçut Blanche d'Overbreuc, dont probablement il avait déjà entendu parler.
Guillaume de Flavy était alors fatigué et malade : il résidait dans ses domaines, soit à Nesles, soit à Pernant, ne faisant que
1. « L'an ccccliiij le feu roy baiUa à Louvain charge de cent lances et leur ordonna pour leur logis le paîs de Soissonoiz et de Laonnoiz. 9 (Arch. nat., Xt« 33, P. J. cil.)
2. « Â lui encores [Guillaume de Longueniort] pour deux pos de vin présentés le second jour de juillet à Pierre de Louvain, cappitaine de gens d*armes^ audit pris, valent vj s. • (Arch. com. de Noyon, CC 43, fol. i5.)