Arch. nat., JJ 178, n» 337, P. J. lxzix
4. Chronique de Mathieu d'Escouchy, t. III, p. 256 [Pièces justif.].
5. Bibl. nat., Pièces originaleSy 1761, n«> 3. Sign. 'autogr. P. dk Lovin. P. J. Lix. En 1446, il toucha 600 livres pour entretenir ses gens [compte de Xaincoins, analysé par Dufourny). (Bibl. nat., fr., 325 1 1, fol. io3, v«.) En 1447, il est à Tours. « Pierre Louvain, escuier, capitaine de gens d'armes L 1. pour soy desfrayer à Tours. » (Bibl. nat,, fr., 325 1 1, fol. 1 12, r*.)
6. a Audit Jehan Leduc pour deux pos de vin présentez à Pierre de Louvain, capitaine des gens de guerre, le xvij* jour d aoust [1448]. » (Arch. com. de Noyon, CC 43, fol. 18 et Arch. nat., Xî« 32, P. J. cii.)
7. « Louvain se loga à Noyon près duquel lieu dcmouroient feu Guillaume de Flavy et sa femme. Louvain voult trouver moien d'avoir accointance en l'ostel de feu Guillaume de Flavy, fist tant qu'il y eust par un receveur de Guillaume de Flavy... » (Arch. nat., X-^ !^2, P. J. en.)
8. « E[t] ung jour Louvain trouva Guillaume de Fla\y en l'église de Soissons. Lui dit que s'il n'avoit riens à faire, que le roy lui avoit chargé de lui aider et qu'il estoit sien. . 1» (Arch. nat., X*« 32, P. J. cii.)
de très rares séjours à Compiëgnc^,où son lieutenant, le bâtard de Montivilliers, et son frère Charles de Flavy expédiaient les affaires courantes^.
Il vivait au milieu de ses domestiques et de ses gardes : Simon d'Aubigny était l'intendant de ses affaires. De temps à autre, il signait difficilement^ une quittance et surveillait le rendement de ses terres et de ses rentes.
Les rhumatismes lui avaient lié les doigts de la main : seul, il était incapable de mettre ses gants*. Il errait, pesant*, appuyé sur ses béquilles qui résonnaient dans les couloirs, ayant perdu la liberté de ses jambes^.
Pierre de Louvain qui fréquentait alors Guillaume de Flavy régulièrement, conçut pour sa femme Blanche une violente passion : ce qui s'explique puisqu'elle était jeune, belle ^ et odieusement traitée *.
1 . Ceci n'a pas échappé au copiste à qui nous devons la conservation d'un certain nombre de comptes municipaux de Compiègne ; à l'année 1440, il ajoute en note : « Guillaume de Flavy estoit souvent ou à Mouchy, ou à Lagny-les-Chastignais ou à Tilloy. » (Bibl. nat., Dom Grenier, t. XX bis, fol. 189, P. J. LIX.)
2. Dès 1438, il eut pour lieutenant à Compiègne Jean de Dunois, remplacé le 22 juin 1440 par le bâtard de Montivilliers. (Bibl. nat., Dom Grenier, t. XX ^/5, fol. 189, r«.) — Depuis le retour de Guillaume de Flavy du siège de Dieppe, il n'est plus question de lui dans les comptes de Compiègne, mais de son frère Charles, P. J. lix.
3. 8 octobre 1445. Quittance de 3oo livres tournois de gages pour six mois à la garde de Compiègne contre les Anglais. Signature autographe de Guillaume de Flavy, tremblée, G. Flavy. (Bibl. nat., Clairembault, 48, pièce 37, P. J. Lxxiv.) A rapprocher du texte de la note suivante.
4. (I Et dit qu'il y a plus de quatre ans que Guillaume estoit impotent des mains tellement qu'il ne povoit mectre ses gans es mains. » (Arch. nat.,
5. « Et combien qu'il fust viel et de lx ans, fort gros. » Duclercq, Mémoires, t. I, p. 420.
6. « Et l'amoit [Blanche] Guillaume, autant que mary povoit amer femme, et en faisoit bien semblant : car quant elle dormoit pour peur de l'esveiller, il ostoit ses potences, quand passoit la où elle dormoit, mais elle ne tenoit compte de lui... » (Arch. nat., X** 25, P. J.lxxxix) [Apologie de Guillaume de Flavy par l'avocat Poignant]; « a cause de ses labeurs estoit cheu en grant maladie et avoit perdu ung des piez. » (Arch. nat., X** 25,
7. « Et sa femme belle et josne, de xx a xxiij ans. » Duclercq, Mémoires, t. I, p. 420.
8. « Sy avoit-il toujours des aultres jeunes filles qu'il maintenoit en adultère. Duclercq, Mémoires, t. I, p. 420.
GCIttAtîME DE FLAVY ET BLaKCHE D OVBRBREUC 99
Comme Guillaume de Flavy venait de recevoir de Pierre de iLouvaîn l'hommage de sa seigneurie de Pernant, ce fut le Heu (de leurs rendez-vous \
Le capitaine de Louvain battait alors la campagne environ- |nante sous prétexte de chasses. De Pernant il envoyait à Compîègne ou à Nesles de la venaison pour Guillaume et des billets [d amour pour Blanche ^-
lU s'écrivirent bientôt des lettres sans trop de secret, puisque Ton commença à en parler dans le pays : Pierre de Louvain dut faire fustiger un sergent Nycaise qui n'avait pas été trop discret*. Pierre de Louvain quitta bientôt Noyon pour résider à Sois* sons^. Leurs rendez-vous devenaient en effet plus difficiles : le mari commençait à sedouier de leurs relations^. Ils s'écrivirent alors des lettres, mais plus secrètement. Louvain s*était attaché les serviteurs de Guillaume, son barbier Jean Boquillon, et le b&tard d'Orbandas**,
Le barbier demeura longtemps au service de Pierre de Louvain, C'est lui qui portait à Blanche les lettres, promesses de noces prochaines. Il les déposait sous les racines d'un gros arbre, h Pernant : le bâtard allait les chercher, en menant ses chevaux àrabrcuvoir^.
Puis le barbier feignit d'avoir été chassé de chez Pierre de
I* Arch. uat., X** ?3» P, J. en,
i4 • A nn^ jour Louvnin faigny d'alcr entour Prenam^ envoya de la feBaiftoQ et manJa à Blanche dealer parler h lut, où lieu qu't) nomme^ » (Arch, nm., X»* 33, P, J. en,)
3» « Oès lors L^uvttîn et Blanche s*cscrivoicni plusieurs lettres, dont hireat noaveUcs par le pai^t. Un g bcrgeut nommé Nycaise en parla : par ce UyUTaiu le tu b;itrc, » (Arch, nut., X** 32, P . J* cti,)
4* • S'absouta (Louvain] de Noyon et s'en nia ik Soissons. n (Arch. oat.,