‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 64 sur 115 · I. Aiaikieu J'Eicouchy^ t. 1, p · texte numérisé non relu

I. Aiaikieu J'Eicouchy^ t. 1, p

1. Bcrty-le-Scc (Aisne)» arrondifsemcnt et canton de Soî&sons. Ceat au- ^ordlitti un petit village fièrement posé sur la pointe d'une des crêtes de nprc Soift»on«rtis, Pierre de Louvain avait (à son château cl sa seigneurie. Ses quittances sont signée* : Viconte de Btr^. (Bibl. nat. ,Piec« ort^inateSf 1761, n**4Ct j^uîvants,)

3. Arck. nat.^ X»» 32, P. J, c et cil —A la duic du 7 août 14491 ^^ barbier et le bàtmrd passaient pour morts : la justice avait perdu leur trace. 9 Et n'en peut csirc *ceuc la vérité que par sa bouche (Blanche d'Ovcrbneuc] ■cfendu que on ne peut avoir le bastard et le btirbierqui sont morts comme rco dit, • (Arch. liai , X** 3 5, P, J. ljsxxu.) l^ 26 avril 1455» un mandat d'imeoer éuit lancé contre le bâtard et le barbier. (Arch. nat., X** 17, F«J*scvni.)

4. Arch, nai., X>» 32, 1*. J. cit, et Mathieu d'Escoucky, t, I, p. 145.

5. An:hives com. de Compiègnc» CC i8« fol. i33, I*. J. LXJtx.

6k • Mais on lui denya Tcturcc et y avoit desja autres gens qui en avoient Ift ponessîon. a (Arch.jjatM X»* 25» P. J, lxxxu.) - *rch, nat-, X*» «5, P. J. Lxxxvin.

mentaumort. Ilrencontra,sur le chemin deNesles àCompiègne, le corps de son frère Guillaume que Ton ramenait sur une charrette a bien simplement et pouvrement habillé et accompaigné ^ ». Les funérailles furent faites aux Jacobins de Compiègne où Ton enterra Guillaume de Flavy *. La ville fît porter des torches au service de son capitaine ^.

La nouvelle de la mort de Guillaume de Flavy devint à Compiègne Toccasion d'une véritable révolution. Les francs-archers prenaient la garde de la grosse tour toutes les nuits*. Le 1 1 mars, rhuis et la poterne du donjon étaient renforcés *, tandis que, dans un mouvement de fureur populaire, on faisaitsauter la porte de bois « entre la tour et la porte du pont >/. Elle avait été édifiée par Guillaume de Flavypour faire défense contre la ville. Comme Charles son frère voulait s'emparer de cet ouvrage, ces portes furent remisées à la halle *.

Tant que la ville n'eut pas de capitaine, on continuait à monter la garde sur la grosse tour '. Mais, sur ces entrefaites, Charles de Flavy avait dû s'emparer de l'office de capitaine, ou être nommé par la ville, puisque, le 14 mars, la municipalité lui présentait des pots de vin*.

Tout cela n'alla pas sans de bien graves complications. Une

1. Arch. nat., X«* 25, P. J. lxxxix. — « Et tantost apprcs fut ledit Guillaume ensevely, mis en un sarcus et sur une charette, a petite compaingnie, mené àCompiegne et enterré aux Cordelliers. » (Mathieu d'Escouchy, 1. 1, p. 145.) [Au lieu de sarcus M. de Beaucourt imprime faron, faute de lecture des manuscrits Sorbonne et Godefroy. Faron a passé dans le dictionnaire de Godefroy avec cet unique exemple.]

2. Guillaume de Flavy avait commencé la construction d'une chapelle aux Jacobins de Compiègne. Dans son réquisitoire contre sa veuve le procureur du roi demanda qu'elle fût condamnée à continuer cette construction. Arch. nat., X2« 25, 3i juillet 1449, P* ^' lxxxvii,

3. a A Girart de Pontoise, mercier, pour le fait et louage de quatre torches de cire... porteez de par ladicte ville à l'enterrement de feu Guillaume de Flavy, en son vivant cappitaine de Compiengne, qui trespassa le dimanche ix* jour de mars, mil iiij^ xlviij. » (Arch. com. de Compiègne, ce 18, fol. no.)

4. Bonnault à'\iowti,FrancS'avchers de Compiègne^ 1448-1 5 24^ p. 141-142 (Paris 1897, in-8), — P. J. lxxx.

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