‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 68 sur 115 · Arch. nat., X2« 26, fol. 18, P. J. lxxxiv · texte numérisé non relu

Arch. nat., X2« 26, fol. 18, P. J. lxxxiv

5. « Mais par le moien d'aucuns ses bons amis et pour certaines raisons qu'elle fît declairier envers le roy et son conseil... obtint et eut pardon et remission du roy, en congnoissant le cas... mais devant qu'elle peust à ce parvenir lui cousta grant chevance. u {Mathieu d'Escouchy, t. I,p. 146.) Sur le prix de la rémission payée à Villequier. cf. Arch. nat., X*» 32, P. J.c.) — En 1452, Pierre de Louvain acquit de Blanche les terres de Bu, Herly, Tilloy en remboursement de 1 3 ou 14 000 écus que sa rémission avait coûtés. (Arch. nat., X2« 52, P. J. cv.) Selon X^* 60, 29 mars 1491-92, le prix aurait été seulement de 1 2 000 écus. P. J. cvii. — André de Villequier, n'était pas précisément un homme délicat. « Le seigneur de Villequier, Normand, celui qui soloit estrc mignon du Roy et tout jeune tant monta haut en la roue de Fortune. {Chastellainy t. III, p. 17.) Conseiller et premier chambellan de Charles Vil, qui lui fit épouser sa maîtresse Antoinette de Maignelais. (V [allet] dQV[\Ti\\\\t\, Biographie Didot'yhcuMcoun, Histoire de Charles VII, t. IV, p. 177-178; t. V, p. 56-65.)

6. Arch. nat., X2*25, P. J. lxxxvii, lxxxviii, lxxxix. — L'avocat Poupain-

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procureur du roi, s'éleva avec violence contre ces lettres inciviles, demandant contre Blanche Soooo livres d'amende, Tinterdiction de revêtir « Tabit de dueîl qu'elle pone,.. comme à indigne de les porter. »« que ladicte Blanche soit mise en une religion, au pain et à Teau, à toute la vie. Et lui soit défendue de jamais ne se remarier, car elle en est indigne* »>, Charles et Hector combattaient également cette rémission, mais d'une façon un peu différente : Hector, qui avait le sentiment de la noblesse de sa famille, paraissait assez ennuyé de voir produire au grand jour tant de scandales*, Quant à Chartes^ il s'était si singulièrement compromis dans la liquidation violente de la succession de son frère^ qu'il allait ôtre arrêté pour avoir retenu Pargent de Guillaume déposé au couvent des Jacobins de Compiègne*.

Jusqu'ici, en somme, l'affaire avait suivi un cours régulier : le fait même d'acheter une lettre de rémission n'est pas fait pour nous surprendre. Avec un peu d*adresse, en faisant valoir la mort incertaine de ses parents, les sévices exercés par Guillaume de Flavy, lu vente de ses biens. Blanche avait su se faire délivrer cette lettre. Et nous pouvons la supposer aussi adroite que courageuse, la voyant prendre sur elle toutes les charges de l'accusation pour innocenter son complice et son amant Pierre de Louvain*,

Mais, à partir du 7 août, Taffaire entrait dans une phase nou* vcJlc* Blanche venait de se faire délivrer de nouvelles lettres de rémission atténuées. Elle demandait au Parlement leur entérinement*. Mais, comme ce n'eût pas été sans beaucoup de dif6-

cotsft qui, te b juillet 1449^ présenta Udéfen&e de Blanctied'Overbreuc, était 4ip Rojre ^t possédait des terres voisines de celles de Flavy. Grégoire d'Esl&gny, Hittoire de Roye^ p. 386 (Noyoa, 18 ï 8). ^ Cette lettre de rémission piâfili perdue: le texte pourrait en 6tre reconstitué à l'aide des longues plaidoiries dont elle fut Tobjet* (Arch* ait,, X>* aS, P. J. lxxxvu.)

I, Afch, uat.^ X8« a>, P. J, Lxzxvti.

j. AKh. nii,, X** 25, P, J, Lxxxvnj.

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