Choisy-au-Bac
PfèCKS JDSTIKICATIVES
es
et allèrent a Comptengne de nuit, en bouiiitii le fu partout et babandonnant la place le xvjfl jour Je May.
En ce tamps arrivcrcnt Hivjoix au Pont Lcvesquc emprez Noyon el la furent ung jour «ssalis de le garnison de Compîengne et nutres en nombre de iiV}^ hommcsi dont le Pucellc avoit le nom d*estre le capitaine. La se detlcndircnt Engloix très grandement, qui nVstoicnt qne îcij* hommes, m ni s ils euissent eu Cort lamps» si ilz n'euissent este secourus de monseigneur de Saveuscs qui se tenoit a Saint Eloy de Noyon a tout viij« hommes qui rehouterent leurs anemis.
Le x%\« jour de May, fu le siège mis d'un lez par (fol, 498, r"] deçà riawe devant la ville de Compiengne» la ou arrivèrent les contes d*OntîntOQ et de Arondel a belle compaignie d'Engloix, lesquelx furent devant la dicte ville par grand espace de tamps. Et firent carpenter pons, bastilles et habillemens pour enclore la dicte ville. Lequel sîege durant Cirent ceulx de dedens pluisieurs saitties a très grand puissance* car par delà Tiawc environ Paris leur povoit venir secours de gens cl de vivre sans nul iangier. Et si avoient fait une forte bastille pardecha riaue Icurilz alloient et retourn*»icni en la ville toutes fois qu'il leur plaisoit, par les fosses. Et y avoit dedens celle bastille en terre plu* sieurs cambres et logis de gens d'armes qui moult faisoient de maulx en l'ost des Bourguignons et des Engloix; mais communément les saillies se faisoient plus sur les Engloix que sur les Piccars,
Dedens Gompiengne se tenoient la Pucelle, a grani compaignie de gens, cl tousjours yssoitelle hors au iront devant et faisoii merveilles de son corps el de ses parolles, en donnant cuer a ses gens de bien faire le besongne et tant que le [xxiiij* *) jour de May, a une saillie que elle fist, elle et ïe lieutenant Willaume de Flavy, pour lors capptlaine [de Gompiengne ^j firent merveilles d*armes. Et estoient bien xvj* hommes. La y sourvint messire Jehan de Luxembourcq en personne au secours des Engloix qui estoieni fort assallis. Et y eubi crueuU estour et estequis; mais en fin fu la Pucellc prise et détenue par le bastard de Vendomme et Anihoine de Bournonville, qui CMoicnt de la compaignie et <.ie Tostel dudit de Luxembourcq. Et pareillement [foL 49^1 v-J lu pris ledit lieutenant etpluiseurs hommes d'armes» Et les autres furent rehoutës dedens Compiengne...
Le 5iicge durant et estant devant Compiengne rendy Jehan le Gras^ escuier, les chasteaux de Sappigneux^ et de Vaiiresaines* enîour le ~ Bcq a Berry * en l'obéissance du party du josnc roy d'Engleterre et du
Itîcdc Bourgongne et se furent rendus a volonté en la dicte obéissiince les fors de Achery • et de Vy sur Enne ^ Se furent aussi commis • aler devant Crespy en Lannoîx et courre le païs a tout iiij« hommes tî'armcs Waîlcran de Bournonville, Enguerrannct de Griboval et Bcr trao de Manie amp [fol, 49^ r*^] qui y firent très grand dommage, Ll
I i # maciuftcrit porte ixvij qo^t fjvit Jétompotcr xx plut qu«treiii)>
me li^ l'Iavj e«t nommé dau9 te mftfiuscrkt c«ptl«ine de Soiêsotit: G*e*t
. '- -- ^'-^cmctït Laon, canton de Ncafchlfel. \i de Lion et catitoo de L« F^re.
.« de S<3lMon»«
se fu en ce tamps courcé des gens d'armes qui partirent dudit siège le conté de Valois, la Frété Millon et Crespy ou ilz firent moult de maulx et dommages au pais. Et ce firent toutes ces choses aumoix de may. Et en ce tamps meismes vinrent ceulx de Soissons traictier audit duc de Bourgongne de avoir abstinence de guerre, jusques au jour saint Jehan Baptiste ensievant moiennant ce que ilz deliveroient vivres en Tost pour argent, et ad ce furent receuz...
Et le \ïy jour de juing se party le seigneur de Croy a tout vjc hommes pour aller au païs de Namur qui appartenoit au duc de Bourgongne par la mort du conte darrain trespassé pour ce que les Liegoiz, qui long temps avoient eu le cuer enflé des choses passées et que pluisieurs foix s'estoient vollu rebeller et mettre sus contre ceulx qui tenoient le party de Bourgogne...
[Fol. 499, V*]. — Le jour Sainct Barnabe* partirent Engloix du siège de Compiengne bien iiij* fusts de lances pour aller devant Crespy en Valloix, ou estoient le conte de Vendosme et le bastard d'Orléans.
[Fol. 5oo, r»]. — En cedit moix de juing eubt ung assault livré et fait a bellewerp de ceulx de Compiengne, auquel assault fu le duc de Bourgongne en personne, qui avoit fait miner tout autour, et de feu et force d'assault et d'armes, ledit bollewerp fu pris, liquelx faisoit moult de dommaiges a l'ost du duc de Bourgogne.
[Fol. 5oo ro]. — En ce tamps estoient les pons et les passages assis sur la rivière devant Compiengne et y passèrent les Engloix premiers, a tout iiijn» hommes, qui coururent le païs et jusques a Senlis et environ. Et y eubt pluiseurs coursses faictes de ceulx dudit Senlis et de Creil sur ceulx de l'ost dudit siège et ainsi se passa ce tamps en faisant hayes, trencquis' parmy le bois, affin de luy logier plus seurement delà l'yawe. Et tousjours salloient et s'eflbrchoient ceulx de la ville sur ceulx de l'ost, a leur avantage, et y prirent pluisieurs les prisonniers et entre les autres, Guy de Roye [fol. 5oo, v*], cousin bien prochain a la dame de Biaurevoir, et ung autre gentil homme Engles avec luy; et si avoient dedens ladicte ville grant plenté de petits engiens, nommez culeuvrines, lesquelx estoient de métal de coeuivre et trayoient boules de ploncq qui perchoient ung homme d'armes tout oultres, comme ilz faisoient deux ou troix fortes croustes de quesne. Ces engiens la firent moult de maulx et occirent moult de gens du siège. Mais pau d'engiens furent assis ne gettés de dehors dedens la ville, pour ce que on le contendoit avoir entière.
En ce tamps fu prise par soubtiveté la ville de Vitry en Partoix et pau de tamps après le lieutenant de messire Thiébault de Neufchastel, qui en estoitcappitaine, bouta le fu au chastel et s'en alla sauvement luy et ses gens en habandonnant la place.
Le vendredri iiij^c jour d'Aoust, oudit an, trespassa le duc Phelippe de Brabant a Louvain, de laquelle morts'esmcu grant discord et contend entre la dame doagiere de Haynau, qui estoit son ante, et le duc Philippe de Bourgongne, qui estoit son cousin germain... Et enfifl