‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 85 sur 115 · Tranehées · texte numérisé non relu

Tranehées

PIÈCES JtTSTrFlC4TIVF.S

învint il que itdit duc se partesist du siège de Gompicngne pour aller idit païs de Brnbant et laissa son oost devant ledit Gompicngne : Se lîiquclle oost furent cbiefz messire Jehaa de Luxembourcq et le seigneur de Saveuscs, avec les contes d'Aroridel et d'Ontiton *,

(Fol. 5oi, r«]. — Ainchois que le duc de Bourgongne separîeîsi Juiit siège» se party ledit de Luxembourcq,a îoutiiij* hommes d'armes, "adil siège et fu en Lannoix tourragler et faire soyer bicdz et puis îla devant Crespy. la.]uclle ville se rendy a luy, le vj« jour d'Aoust» et en y euht pluiseurs pendus Je ceulx de dedens ; et se tint en la dicte ville une espace de tamps et y laissa grant garnison jusques après vendcngcs. Et pour ce que ladicte ville estoit de si grand warde on le dcmolist et abbaty on les murs et les portes. Et Hsi on widier les vins qui y estoient et mettre a sauveté a Biaurevoir et ailleurs : et puis se tu le sourplus habandunné et ny demouni que bienpau de povresgens...

Le xxviije jour d" Aousi, de nuit, passa ledit de Luxembourcq la rivière devant Gompicngne et alla prendre son logis a Tabbeie de Roiaulieu, fist asseir aucuns engiens ouître la rivière. Et ainsi se tint ledit siège une espace de tamps...

(Fol» 5oi, v«],— En cedit moix [Aoust] retourna le duc de Bour- Ijongne du siège de Compiengne en Artoix pour aller en Brabant c ramena madame sa femme' avec luy> laquelle avoit tousjours esté i\ Noyon des le siège de Choisy...

(FoK 5o2 r<>]. — En ccdil moix d* Aoust entra en Saint Vinchent le« Laon une grosse garnison de gens d^armes, dont ung nommé Galfonbie cstoît cappitaine, et tinrent le tour qui est empres que on appell: le Porte. Et commencberent a faire forte guerre au pais de Gouc\ . de Marie et de Lannoix, la ou on icnoit le party Bourguignon, Et par ainsy y avoit il guerre a tous lés au royaume de France...

Ensou moix de septembre fu pareillement prise des gens dudit roy ^'' tjSfc U ville de Biaumoni en Argonne (foL 5o2, v«] qui avoit tan; a . Toir. El y fu mise grosse garnison qui depuis fist moult de maulx..*

Le xxiiij*îoiifdu moix d*Ociobre * fu le siège de Compiengne levé

par Poton Treille, La Hire, Barbajcanje seigneur de Bous-

^9ch et aui js le party du roy Charles qui s'esioient assamblé^

1 puîsïkiince pour ravilaller et pourveir ladicle ville et non point

icncion de lever ledit siège. Mais pour ce que les Engloix et

Piccars s* estoient mis en bataille en culx wardant ung passage, lit

t. Huiitinutoo.

s. Cf. P, J. XL,

— - M j 4U ^ m*rdi JevAiJt le jour dt U 1 uu s^iut • ttt la dite donné? devant Vcrberîe d« la coloau»; Ju m«it*chci| de Bousiâc ci ^ui M vuiT}r<Mit loi^kr wn> cn>uinbte, ou au moia* la (>Ui%

^ii^nx!) t'ît^t, u IV, j>, 4.iy|, Le letidetnuùi, au malin, le mercredi t^, iei ÀnsUtt et Senn Je Luvcitibourg fe dcplojèreni devrtUt Ray^iHieu et i»ilrent m»h* form^* M*'i ni£me jour le* Finuçab enuaicnt dûii» ( • " ^

itK lourde U Saitil^flrepfn. que Toti (était ii C

4r l« viJIc, le art, • te jcndi bicfi mnnn *, le ..., ^^^„^ , ..^

4t.: «,1 tet Fraiicai'^ cou»l:if;iictit rahundoii de koyaiiieii. Mon«iretet

nv , seul chroniqueur qui précise Ja chroiioto^it: de ce^iiciiou«^dilT«reî:-

tel; lu i«rem Je U dite do H«cf. P. J, »lv.

firent samblant de eulx voloir [fol. 5o3, r*»] combatre. Et ce pendant il envolèrent lesdits vivres par une autre porte asses près de la bataille desdits Piccars et Engloix par deriere. Et en y eubt beaucop déversés du trait desdis Engloix. Toutesfois ilz entrèrent dedens. Et endementiers que les deux poissances estoient en bataille, Tune asses près de l'autre, ceulx de la ville de Compiengne, a toute puissance d'hommes et de femmes, yssirent hors, allant lez par decha la rivière, et allèrent assaillir les bastilles qui y estoient faictes, dont l'une n'estoit mie parachevée ne placquée, et tellement continuèrent leurs assaulx de fu par derrière et aultrement que ilz en furent maistres et les ardirent en le fin toutes. Et firent moult de desrois a ce costé et furent illec fais prisonniers desdits armignas pluisieurs grans seigneurs de Piccardie, dont ils orent grans finances.

Quant les seigneurs tenans le siège devant Compiengne virent et seurent le fu estre bouté esdictes bastilles et leurs gens desconffis et mors, ilz furentesbahiset virent bien que jamais ne povoient remettre leur siège pour celle saison, attendu que s'ils estoient bien pau de gens. Car la plus grant partie de leur ost s'cstoit partie pardefaulte d'argent et de non estre payé, qui fu le chose qui plus leur greva et donna blasme ^ Si eubrent conseil que de rappasser l'yawe en bataille et rapporter ce que bonnement ilz povoient avoir de pau empeschant et ainsi fu fait. Et laissèrent leurs gros engiens en leurs logis bien pourveuz [fol. 5o3, r*]. Et par ainsi fu le lendemain le siège desemparé et s'en retournèrent les Engloix en Normendie et les Piccars en Picardie, chascuns en son lieu, et n'y avoit en leur oost que bien peu de chevaulx : car les seignours avoient envoiié les leurs chacuns en son lieu.

Ce siège levé donna ung grant corage aux gens du roy Charles et commenchierent a courir et a prendre places a tous lés Et finablement, reconcquisrent tout ce que il avoient perdu, en bien pau d'espace, excepté la ville de Soissons. Et rompirent et dépêchèrent tous les pons et passages qui estoient fais sur le rivière et tous les habillemens que on avoit fait pour eulx grever, furent mis au néant. Et ces nouvelles venues au duc de Bourgongne, qui encores estoit en Brabant, icelui duc fist ung grant mandement de gens d'armes très hastivement, mais les ungs n'avoient nulx chevaulx, les aultres point d'argent. Et parce ne furent mie si tost prest.

Bibliothèque nationale, Chronique anonyme^ fr., 23oi8.

Compiègne. 1430, mal 6. — Défense au nom du roi Charles vn, par le ooasell d'Outre-Seine, aux habitants de Reims, de recevoir des lettres du duo de Bourgogne, qui marche contre ses États, après l'avoir leurré de promesses de paix ; désapprobation de la politique des trêves.

Charles, par la grâce de Dieu, roy de P'rance, a noz chiers et bien amez les gens d'église, bourgoys et habitans des villes et cité

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