I. Cf. P. J. XLl, XLll, XLlll
PIECES JUSTIKICATIVKS
de Reinsy salui. Vous savei assez comment, ïe temps passé, ceulx du parti de ncstre ad vers* ire de Bourgotigne, par faulx donner a entendre aux subger de nu sire royaume, airairent a eulk et a leur faveur plusieurs bonnes villes, forteresses et pais de no sire dit royaume, lesquelles viUcs, iorïeresses et pais depuis» soubz faulse couleur^ ilz livreru^nt et baillèrent es mains et obéissance de noz anciens ennemis les Angîois, ei mesmemeni mirent et livrèrent la per* sonne de feu nostre très chier seigneur et père (que Dieu absoille) es mains de nos diz ennemis, qui* peu de temps après ce qu'il fut ainsi mis et livré en leurs mains, cuidans après sa mort incominant parvenir a obtenir la coronne et seigneurie de nostre dit royaume, lui feireni par divers moyens abréger la tin de ses jours, qui doit et devroit bien desplairc a tous loyauU cuers de cestui nostre dit royaume : depuis lequel trespassemeni de feu nostre dit seigneur et parc, iceuJx noz ennemis les ont tenuz en leur obéissance par force et contre leurs voulentez, comme de ce avons esté ei sommes bien certains et l'avons congneu par ctXeci pour la bonne et entière obéissance qu*ilz nous ont faicte, sans quelconque force ou contrainte» sitôt qu*ilz nous sentirent avoir receu nostre sacre et couronnement a Reins. Et pour ce que nostre dît adversaire de Bourgongne, lequel après ce qu'il nous a par aucun temps amusé et deceu par trêves et autrement, soubz umbre de bonne foy, parce qu'il disoii et afferraoit avoir, vouloir, de parvenir au bien de la paix, laquelle pour le souslagcment de nostre pouvre peuple, qui a la despiaisance de nostre cuer tant a souffert et souffre chacun jour pour le fait de la guerre avons fort désirée et desirons, ne a nous n*â tenu ne ne tendra qu'elle ne $oif ; et nous en sommes mis en plus que nostre devoir, appellans de ce Dieu a tesmoing, s'est en montrant bien clcremeni qu'il n'a eu ne a aucun vouloir d*entcnd'^e ne de parvenir audit bien de pnix, mais de tousjours favoriser nos diz ennemis, mis sus a certaine puissance pour faire guerre a rencontre de nous et de noz païs et Inyaulx subgez, et icculx grever et dommager, dont a la bonne aide de Nostre Seigneur et de vous et autres, noz loyaulx subgez, avons bien espérance de l'en bien garder ; et que doublons que en continuant cl persévérant en la perverse et dampnable façon dont ceulx dudit parti de Bourgogne ont usé le temps passé, pourroient esire envoyées a vous et autres bonnes villes et places cstans en nosire obcUsancc aucunes lettres ou mandemens, bien malsonnans, séditieux et dcccptifs, pour cuider vous et eulx distraire de nostre dicte ûbcissance, de laquelle chose faire, comme vous povcz assez penser, s'en ensuivroit vosïre dcsercion et dcstrucion totale. Nous, pour éviter tous inconvenicns, qui en pourroient cnsuir, vous mandons, commandons cl défendons 1res expressément, et sur tant que doubter eitTC rcputez rebelles et desobeissans envers nous, que vous, ne aucuns de vous oc tenez ou soutirez tenir parolles a personnes quelconques du parti de nostre dit adversaire de Bourgongne, ne ne voyex ou recevez, ne ne souffrez veoir ou recevoir, en gênerai ne en particulier, aucunes, lectrcs ou mandemens qui de sa part, ou d*nucmw, de son partie, vous soient ou puissent estre envoyées ou prelenieés ; matz tous ceuU qui les apporieroicnt ou qui vendroicnt pour
l68 PIÈCES JUSTIFICATIVES
parler de leur part prenez et retenez reaumet et de fait, de quelque estât ou condicion qu'ilz soient, et d'iceulx faictes et faictes faire pugnicion et justice, telle que ce soit exemple a tous autres, et comme de traictres et desloyaulx envers nous et nostre seigneurie ; et se desja avez receues aucunes lectres ou mandemens de la part de nostre dit adversaire de Bour^^ongne ou d'aucuns de son party, nous vous mandons que incontinant icelles envoiez par devers nous ou noz ennemis et ordonnez au gouvernement de noz pais de deçà la rivière de Seine, en vous y gouvernant par telle manière que comme noz bons, vraiz et loyaulx subgez vous doyons lousjours avoir en nostre especiale recommandacion. Donné a Compiegne, le sixiesme jour de may, Tan de grâce mil cccc et trente et de nostre règne le viij* *.
Par le Roy, a la relacion de son conseil estant deçà la rivière de Seine. Bodé.
Archives communales de Reims {Guerres, liasse de i406 à i486).
[1430. mal S]. — Vente par Ouichard Boumel de la ▼ille de Boinona aux Bourguignons.
A lui [Messire Jehan de Luxembourg], que mondit seigneur luy a ordonné estre baillié pour bailler et délivrer comptant a aucuns cappitaines tenans le party contraire du Roy et de mondit seigneur, pour cause de certains traicttiez faiz et prins avec eulx, par l'ordonnance de mondit seigneur, ou mois de Juillet mil cccc xxx..., et ce, pour la reddicion de la ville et chastel de Soissons... iiij°* salus d'or.
Archives du Nord, B 1493, fol. 64, r« (3* compte de Jean Aboonel).
1. Cet acte, expédié sous forme de lettres patentes, à la relation du conseil « deçà la rivière de Seine • est une circulaire. Les archives communales de Beauvais, sous la cote EE 6, n* 4« conservent en effet le même texte, avec l'adresse diflérente aux habitants de Beauvais.
2. Sur celte date, cf. le héraut Berry, dans Procès, t. IV, p. 5o; entre le 14 et le ai mai, selon Félix Brun, Jeanne d'Arc et le capitaine de Soissons en i43o, p. 28-29 (Soissons, 1904, in-8). Pour nous, la marche sur Soissons est du 18 mai, ainsi que le témoigne le compte des Pots de vin de Compjègne. Cf. Sorcl, Prise de Jeanne d'Arc, p. 145, note. Il rt^sulte également d*un passage de la chronique anonyme fr. 33oi8. fl5l. 499f r*, que cette reddition de Soissons doit se placer au mois de mai. « En ce tamps meismes vinrent ceulx de Soissons traictier andict duc de Bourgongne de avoir abstinence de guerre jusques au jour S* Jehan-Buptisie ensuivant moiennant ce que ils delivcroient vivres en Tost pour argent et ad ce furent receuz. »
Jean de Luxembourg fut l'homme tout désigné pour traiter de l'achat de Soissons. Jeanne de Béthune, femme de Jean de Luxembourg, avait épousé en premières noces Robert de Bar, comte à moitié de Soissons. Elle conservait devers elle, au nom de sa fille mineure Jeanne de Bar, la garde de la moitié de Soissons. Cf. Morosini, t. IV. annexe xix, p. 332.
prèCES JUSTIFICATIVES
lidO. mftl a4. - Payement d© «m gage>. pour 16 Jour», fait au bâtard de Wondonime, ftu lendemain de In priée de Jeanne d'Arc. & la revue du 34 mmi 1430.
Au bastard de Vandome, escuier, auquel mondit seigneur n ordannc lui esire bnillti et dehvré comptant par ledit Jehan Abonnel Ma somme de ijc Lxxvij fr. demi de xxxij gros, monnoie de Flandres I le franc, pour ses gaiges et souldes pour les diz xv jours entiers commcncans comme dit est^ de vj hommes d'armes et de Ixij hommes de trait *...
Arcbiret du Nord, 3* compte de Jean Abaiiocl, B 1493, foL 29).
XXX Vïl
▼«Bette^lee-Complègne {14301. mal 25. — Lettre de Philippe le Bon au duo de Savoie. Il lui tait savoir la prorogation de la journée d'Auxerre au l*')uln et lai envole une lettre du oardtnal d'Angleterre favorable à la tenue de oette foomée ; lui-même y est bien disposé, n le prie de taire connaître sea ■mttimente à l'adversaire (Charles VU), mais il doute do la sincérité de tee intentions. S'il veut ruser, Inutile au duc de Savoie de s'occuper du congrès de la pals. Dans tous les cas. Philippe le Bon compte surtout sur la force de son armée ; Il lui apprend la prise de Jeanne d'Arc devant Compiégne. le 23 mal A six heurea du soir, et lait le récit de cetteoapturo.
A mon très cher et 1res amé oncle le duc de Savoye.
Très chter et très amé oncle. Sur ce que mon amé et féal chanceU lier m*a nagueres fait savoir que aviez espérance que la journée atîvisco
' Cftre tenue a Aucerre, louchant la pays générale de ce royaume, se tiendroii par prorogation au premier jour de juing prochain, i*ay
' cscript et le donne a cognoistre a aucuns du grant conseil de Monseigneur le Roy, sur quoy présentement ay eu response par lettres de
1 1res révérend père en Dieu le cardinal d^Angleterrc, mon très cher et très
l&mé oncle, dont cy dedens vous envoyé la copie ou porrez lire, sHl irous pbisl, que mondil seigneur a sainte et bonne intencion et alTeccion au bien de ladicte paix, et y est bien enclin et disposé : aussi luy je pour certain, et ades ay esté, pour la révérence de Jesu GHsi
lei en faveur du peuple de ce dit royaume, qui tant a soutferl et souSre
1. Ctf f»tf«mefft f4ii «Il NttsfsJ de WioJotnmc ii*a sticunc ilgai(îc«tion p«rticiiltère cl ^e^ lubituels pour U quin/Aiiic : il sti« a prcc^scr la situaon sait forl peu de choses, lï tvaii lonetemp* »«tvi Jc4a 4e .^ — ^. i-^. ,.... ,, (cs Ia pnfc de Jeanne il se distt<igu«iU datu un tournoi en A pttd, Av<c une Utche d« bAtaJIe, contre un chevalter friinç.ii«. Quelque Icm^n , 44a« une vraie baiaille, il avait été grièvement b\c**i d*tm éclat de Unee et il lit fnu avec un brat cïtropi^. On comprtfud qutin an&si dur combattant ait été mia es aiaat par it toldat que fui Jeaa de Luicmbuurg (MonstreUt, t. IV» p. t>3i I t^i V, fk 43<^, tfHin, p, 300* 1041.
en tous estas, et telementque on en doyt avoir pitié et compassion, et, en droit moy, ay très grant désir qu'il en puist estre et soit espargnié et relevé. Si pourrez, très chier et très amé oncle, s'il vous semble bon et expédient et vous vient a playsir, signifier ces chouses a l'adversaire et enquérir et savoir de son intencion, s'il a véritablement affeccion et voulenté pure d'entendre et venir a la dite paix générale, comme a mondit seigneurie Roy et que j'ay aussi. Ou quel cas pourrez, s'il vous plaist, entremettre d:s matières, adviser jet traictier du jour, du lieu, des seurtés et autres dependences par manière que toutes les parties y peussent estre ou envoyer notablement, et que, par ces moyens, la chouse se pourroit conduire et y pourroit on vacquer et entendre pour y estre prise aucune bonne et fructueuse conclusion, par la grâce et a la loenge de Dieu, et au bien de ce dit royaume, en cas que ledit adversaire y seroit enclin et désirant de vraie et entière affeccion, ainsi que mondit seigneur et je sommes, comme dit est. Mais, très cher et très amé oncle, se apperceviez qu'il n'eust telle voulenté, ains voulsist procéder par faintise, cautelle et dissimulacion en ceste matière, ne vous en vueilliez ja travaillier ne plus avant donner peine, car, veu que avons nostre armée sus et toute preste (La mercy nostre Seigneur) bien puissant et appointée de payemens pour grani et long terme, mondit Seigneur ne moy, n'y vouldrions point perdre de temps ne entendre sans cause. Et sommes en ce cas tout reconfortez de la guerre, et entendons, en tout événement, soit que la dicte journée se tiengne ou non, à l'aide de Nostre Sire, emploier et conduire nostre dicte armée, ainsi que Dieu nos administrera, sans aucunement nous en déporter ne départir, jusques les besoingnes auront pris autre conclusion par l'une ou par l'autre voye. Sur toutes lesquelles choses, très chier et très amé oncle, me veuUiez signiffier ce que fait et trouvé y aurez le plus brief que pourre bonnement. Et pour vous notifier de mes nouvelles, dont bien scay que de voslre bonté oez voulentiers en bien, vueillies scavoir que le xxiij« jour de ce mois, entour six heures après midy, les adversaires de mondit Seigneur le Roy et les miens, qui s'estoient mis ensemble en très grosse puissance et boutez en la ville de Compiengne, devant laquelle je suis logiez, ensemble les gens de mon armée, saillirent de ladictc ville a puissance suzun des logiez démon avangarde,le plus prochain d'eulx; à laquelle saillie estoit celle qu'ils appellent la Pucelle et plusieurs de leurs principaulx capitaines. A rencontre desquels messire Jehan de Luxembourg, mon cousin, qui hastivement y seurvint, et autres mes gens, firent très grande et aspre résistance. Et prestement en ma personne y arrivay et trouvay que les dicts adversaires estoient ja reboutez. Et, par la grâce de Dieu, y a esté prise ycelle appellée la Pucelle et avec elle plusieurs capitaines, chevaliers, escuiers et autres, pris, noies et mors, sans ce que aucuns de mes gens y aient esté mors ou pris, ne qu'il y ait de bleciés, jusques au nombre de vint personnes, la mersy Nostre Seigneur. Sy le vous escrips, très cher et très amé oncle, pour ce que ne fay pas double que bien vous viendra a plaisir et vous prie que de vostrebon estât et de vos bonnes nouvelles, dont suis très désirant de savoir, vous playse moy acertener, quant convenablement se pourra faire, pour ma singulière consolacion, ensemble moy signi-
Pli^XES JUSTIKtCATIVES
6er se chouse quelquonque vous plaist que je puisse: et a mon povoir I je TacompUray de très bon cuer, a Taide de nostre Seigneur, qui vous ail en sa benoiie garde, Escript en mon logcis, a Venelle icz le dici Compienne, le x\y* jour de may.
Vosire neveu le duc de Bourgoagne conte de Flandres, d'Arloys, de Bourgongne et de Namur.
HtBERTI.
Tiifin^ An hivh Ji Stato, R-vi*i«*e ntiiiuk^ TraeUtns Facts Pranciix^ n*Hiu p;tqttetHi<C5v Trjith ^incieHs*tvec ta France tt lC9 daufinnx. *
XXXVÎÎI
Btjt. ^ Philippe le Bon fait dôtivrer à Jean de Rochefort. maître llerle. la aommede 100 IrMUCS, pour le rachat d*uu pri&onuler lait â rÉflUUi du boulevard de Comptègoe, et que le duc tit ezAcutcr,
A Jehan de RochefTort, escuier, maisire de rartillerie de Monseigneur le DuC| la somme de cent frans, auquel mondit Seigneur le duc les dcvoit pour ung prisonnier de ses ennemis, qu*i! avoii gaigné a Ift prinse que mondii Seigneur ei ses gens fîst, lors qu'il esioit au siège devant la ville de Compiengne d'un bolovoir estant au bout du pont d*icelle ville, que lenoient et occupoient lesdix ennemis. Lequel prisonnier, dont il eust peu avoir de rençtm la somme de ij ^ saluz, moodit Seigneur lui promist faire délivrer ladicte somme de cent frans, pour icellui prisonnier faire exécuter en son ost, devant le lieu de Compiengne, pour plusieurs ses démérites^.., [lo mai 1432.]
Archiver de la Câie-di*Or, B 1047, toU 14O'
[1430, ]ttlllet|. — Artilleurs alUmanda au al^« de Compiègne. — Le Chancelier rejoint Philippe le Bon.
A Mess. Philibert Andriet, seigneur de Coursan... pour la valeur de liij** salu2 d'or qu'il a pnyex et délivrez comptant a Valuquin R02, Piètre Aust^ Jehan de Moiac, Jehan Furc, Anequin More» Jehan d'Avanche, Mathieu Burin, Jehan de Ticnaust, Pierre de la Selle» eolevrins du païs d'Alemaigne-* en prest sur le voiaige d*aler dudit
r te l^Qttier^fi i^ Comptè^ne fui emp^urté d'ai^i^jut ditii» ii»c »ur|>n«e U« imit. t<A CkrùKi^ur attonymf, fr., liotM. fol. 5oo. r*, plice c«t a^ft^nt «u mots de ju'iTi* n*»uu« p4il, U uouvellc ie ctiU turprite ërriva à l-iJle par courrier le 1» juitlcl leii» Um«pf!T if.w Toii» ie M^T .m^, f)ot% inéd. Mur le litige Jt C<}m}i^i^itc^ diau» la Picardie,, l M ihk que l'on <l«ii reculer cet cvéïi^îmciit. Cf. è^Mlcmcnt
C*^i I usstgnc une durée de denx Tno3% «lax ap^ntioiin pré-
Imu. ^. .....iv'Viird. — Morosiiii (r HJ, p* 3<»fl a cntegi&iré lu moi»
lie luiuet iti( ' lU i >( ce iiVfti pâ» ïimplwnieui une ftfu&9« uuiiveDe, c'tat no
l4!QoifH«g« à< lc fraiiçâl»e ampUlu^e & cette date.
I II iiikt croire ^ac je principal dut £tre une %1Men«eichariièe de aon po»re.
pais d'Alemaigne devers mondit Seigneur, estant lors devant Compiengne, pour y tyrer des coleuvre[s] ex fr.
Archives de la C6te-d*Or, B 1645, fol. i37» v«.
A Estienne Cornet... pour autres menus fraiz et despens, faiz par Tadvis et ordonnance de mondit Seigneurie Chancellier, pourconduicte de gens d'armes, guides et autrement qui ont conduit icellui Monseigneur le Chancellier et plusieurs autres officiers en alant du païs de Bourgongne devers mondit seigneur, au siège devant Compiengne, oudit mois de Juillet.
Archives de la Côte-d'Or, B 1643, fol. 137, r*.
Noyon. 1430. juillet 10 —La duohoBse de Bourgogne. Isabelle de Portugal i et le damoiseau de GlèveS soignent les malades à No3ron pendant le siège de Gompiègne.
Lundi, X* jour de juillet, Tan mil cccc et xxx, Madame la duchesse de Bourgogne et le damoiseau de Cleves tout le jour a Noyon et aultres plusieurs chevaliers et escuiers malades et autres des gens de Monseigneur le Duc alans et venans aux despens de ma dicte dame.
Archives du Nord, B 3398 (États journaliers).
[1430, juillet 26]. Hesdin, 1431. mai 21. - Suspension en faveur du bailli de Hesdin, ailles de Le Houssoie dit Alain, de la mesure générale prise par Philippe le Bon, mettant à demi-tarif ou supprimant les pensions de ses officierB depuis le 25 juillet 1430, pour subvenir à l'entretien de son bôtel et celui de la ducbesse. pendant le siège de Gompiègne et la révolte des Liégeois.
Philippe, par la grâce de Dieu duc de Bourgoingne, de Lothier, de Brabant et de Lembourg, conte de Flandres, d'Artois, de Bougoingne, palatin de Namur, marquiz du Saint Empire, seigneur de Salins et de Malines a nostre receveur de Hesdin présent et avenir, salut. Comme dez le xxv» jour de juillet derrenier passé pour subvenir aux grans et excessives charges que lors avions a supporter pour le fait du siège que tenions devant Compiengne et de la guerre que nous faisoient les Liegois en notre conté de Namur et aussi que nous faisoient de diverses pars les adversaires de Monseigneur le roy et les miens, nous eussions pour Tentretenement des hostelz de nous et de notre très chiere et très amée compaigne la duchesse ordonné et
1. La Chronique anonyme, fr., a3oi8, fol. 5oi. r*, nous a conservé le témoignage de la piésence de la duchesse, précisément à Noyon depuis raffaire de Choisy, jusqu'au départ de Philippe le Bon pour le Brabant au mois d*août 1430. Cf. P. J. zxxiii, et Monstrelet, t. IV, p. 398.
Ippoinctic que des pensions de noz officiers, quelxconques qu'ilz aient, soient lesdictes pensions a vie ou autrement» ne sera paie lucune chose pour ung an entier a commander au premier jour de luîng dcrrenier passé» compnns en ce le terme entier de la saint Jeban Baptiste derrain passé et semblablement de leurs dits gaiges De sera paie que la moitié seulement pour lesdits temps et termes, Excepté toutesvoyes les gaiges de ceulx qui coniinuelment sont comptes pur les escroes * des despenses des hostclz de nous et de noire dicte très chiere et très amée compaigne la duchesse.,. Savoir Vous faisons que» considération eue aux bons et aggreables services jue notre amé et fcnl chevalier et bailli de Hesdin, messire Gille de te Houssoie dit Alain, nous a taiz longuement et loyaulmenl oudit office... aux gaiges de soixante livres parisis que lui avons ordonne ^rendre et avoir de nous chascun an... Nous-» ladicte moitié d'iceulx les gaiges a ladicte ordonnance faicte avons entendu et entendons Bstre comprins en Texcepcion dont cy dessus et en nostre dicte ordonnance est faicte mencion, jacoit ce qu'ik ne soient comptez par ïes escroes de la despense de notre dit hostcl... Donné en notre ville ie Ilesdin» le xxj™» jour de may» Tan de grâce mil quatre cens trente et ung. Soubz notre secl de secret, en absence di^grant.
Par .Mons. le Duc. André de Toulonjon*
Maisirc Jehan de Ternant et autres presens.
Archives du Nord, B 1943/ë. Ongioal parchenaia. iceUé sur 9impi« queii«; le tcetu mnnqDe.
pAmts?. 1430» août IS. — Frais oocBAlontièa par la publioatlon d'un mandement dti duc de Bourgogne a Amiens et à Douay pour taire retourner à Complègue les gens d'armes qui abandonnaient le siège.
Nous, Jaque de Beauvoir, escuîer^ lieutenant gênerai de Monsei- Igneur le gouverneur d*Arras, certifiions que Jehan Robaut, receveur Iil*.4rra5, a paie comptant a Jehan Quesnel la somme de trente soix Imonnaie courant pour avoir porté un mandement patent de la ville Jd'Arras a Amiens, devers le bailli dudit lieu^ et un aulire mandement de par nostre dit seigneur a Douay, devers le bailli dudit lieu^ contenant que toutes gens d*armes qui s'estoient partis du siège de Come'i aultres s'en retournassent hasttvement sur et a paine de - .ions de biens et héritages : esquelx deux voiages faisant ledit I C^ucsuci a vacque pur iij jours entiers au pris de x s. pour jour que ^n»>u^ kîî avons taxé et par ces présentes taxons qui montent a ladicte ' iquelle U s'est tenus coniens et bien paiex et en a quicté :r et tous aultres, Tc5 m *jing nostre seel cy mislexviij'jour de aousi, ism miJ iiij*et trente
Arctii^e» du NorJ, Ei i49i/t}«. Ungittal sur F^arcliemint trdces de •cettt »ur simple queue^