Au fàl. 6^ f*^ il t»t ippcl^ Cliiz Rey
ont esté ou service de mondit seigneur ou siège devant Compiegne au pris de xv fr. pour le maistre pour chascun mois et x fr. pour chascun varlet, baillié pour ung mois vij" xvij fr. demi.
[Fol. 67, v»]. — A la Barbe de Nedonchel, escuier, qui lui a esté baillié comptant pour le paiement de vj sepmaines de vj*"j manouvriers qui ont ouvré devant Compiegne tant et bastilles, approches, tranchiz comme aultres choses iiij« xxv fr. xij s.
[Fol. ^'j^ v»]. — A messire Baudot de Noyelle qui lui a esté baillié par l'ordonnance de mondit seigneur pour convertir ou paiement de xxij manouvriers, qui ont ouvré continuellement par deux mois en la nouvelle bastille dont ledit messire Baudot estoit cappitaine.
ij« XX iiij fr. demi
[Fol. 69 r«]. — A Claiz Rey, maistre du bolwert, pour don a luy fait par monseigneur pour luy aydier a mettre sus pour aler devant ledit Compiegne xx fr.
[Fol. 70, v»]. — A Godefroy Pensen, cappitaine d'arbalestiers, pour don a luy fait pour lui aidier a salarier aucuns de ses compaignons estrangiers qui s'en alerent de sa compaignie aprez la levacion du siège de Compiegne vj" fr.
[Fol. 70, V®]. — A messire Loys François pour don a lui fait aprez le siège de Compiegne levé pour départir a aucuns compagnons estrangers qu'il avoit tenus audit siège comme appert par sa quictance et ladicte certifïicacion iiij" fr.
Prisée * faicte par Phillebert de Moslanty gênerai maistre et visiteur de l'artillerie du roy nostre sire des gros canons appartenans a Monseigneur le duc de Bourgoingne et a messire Jehan de Luxembourg qui furent perdus a la levacion du siège de Compiegne^ laquelle prisée appert par ung feullet de papier, signé du saing manuel dudit Phillebert de Moslant,
Et premièrement, s'ensieult la prisée des gros canons et bombardes, appartenans a mondit seigneur de Bourgoingne :
PrimOy une grosse bombarde, nommée Remeswalle^ gettant pierres de xxviij paux de tour. Prisée ij«» fr. de xxxij gros.
Itemy une aultre bombarde, nommée la Rouge Bombarde^ gettant pierres de xxvj paux de tour, prisée semblablement xviij* fr. monnoie dicte.
Item^ une aultre bombarde, nommée Houppembiere^ gettant pierres de xxix paux de tour, prisée xvij" fr. monnoie dicte.
Et une aultre bombarde, nommée Quenequin gettant pierres de xxiij paux de tour, prisée viij'^ fr. monnoie dicte.
Aultre prisée des bombardes appartenans audit messire Jehan de Luxembourg et qui par mondit seigneur de Bourgoingne lui ont esté paiées comptant.
PrimOy une bombarde de cuivre, nommée Beaurevoir, gettant
I. Document publié par le baron de La Fons-Mélicoq, Documents inédits sur le siège de Compiegne de i43o, dans la Picardie^ revue littéraire et scientifique, t. III (1857), p. 33-a3. Il avait été signalé par Gachard, Rapport... sur les Archives de l'ancienne chambre des comptes à Lille^ p. 36 1 (bruxelle« \i>^\).
FIÈCES JITSTIFICATIVRS
pierres de xîtxîjj paux de lour, prisée par ledit Phillebert xviij« Ir. de %%xi) gros.
Item, ung gros vcuglaire, nommé Montagu gcttant pierres de IX paux de lour et prisé c fr. dicce monnoie.
îtcmy ung gros coull.ird. tout garny ei estofle de toutes choses, prisé ij* fr, dicîe monnoie.
Et pour ung engien volland, estoffé de tout ce qui y appartient, prisé semblablement ij* fr. dicte monnoie.
Archives do Nori, B 149* (3* compte de Je«ii Abooiiel).
Compta do Taxiillerie du duc de Bourgogne au aièg« de Complègne.
Fol. 73, f], — Argent comptant et artilleries bailées et délivrées par ledit Jehan Abonnel comme dessus, à Phillebert de Moslant, escuier, gênerai maistrc et visiteur de rartillerie du Roy nostre sire» comme plus a pîuin appert par sa lectre cy après escriptc a Philebcrt de Moslant, escuier, gênerai maistre et visiteur des artilleries du Roy nostre sire^ qui lui a este buillié comptant par Jehan Abonne!, dit le Gror, du commandement de mondii seigneur de Bourgoingnc DOur convertir ou fntt de son office au siège de Compiegne, comme
flppcrt par sa lectre laide le xj« jour de novembre md cccc et xxx les parties qui s*cnsuivent. C'est assavoir en argent comptant la somme de \xxiiij<w iij« iiij" fr. ix s. de xxxij gros *. Item lui a este baillé en
Loultre xxvij weuglaires de fer a chacun deux chambres» enfuster et
[prestz comme il appartient, au pris de xxxij tr. demi de xxxij gros Dicces» valent ensnmble viij* L xxvij fr* demi. Item deux aultres weu-
' glaires, appeliez lyons, lesquelz sont de cuivre et y a chascun deux chambres c fr. iiem cvtij arbalcstres de bois dont il en y a vj grosses oui, au pris de ix fr. pièces, valent liiij fr. Et cij arbalcstres au pris de iij fr. pièce valent iij'vj fr. pour ce iij" Ix fr. : Item pour viij doubles guindas, au pris de ij fr. demi piece^ valent xx fr. Itnn pour xxiiij
liaogles guindas", au pris de xij s. pièce, valent xviij fr. Item pour ci. livres de fil d\Aovers a iiij s. la livre, valent xxv fr. hem pour v mil^ ^ers de dondaine» *» a xxvij fr. le millier, valent vj^* xv fr. Item pour iij milliers de demi dondaines a xviij fr. le millier valent tiiij fr, litm pour xxvj [Fol, 83* v*] milliers de trait commun d'arbalestrcs, au \\nx de X ir,, le millier valent ij* Ix fr. Item pour mil arcs a main, a Xij >. pièce valem vij* l. fr. Item pour iij grosses de cordes d'arc a
I main, a xij s, pièce, valent vij* 1. fr. Item pour iij grosses de cordes
' d**ic a main, au pris de iij fr. la grosse, valent ix fr. Item pour iiij* xxxvj lances ferrées, par marchié et accord fait, ij* xxxiij fr. Item pour xij
«« La plupart ^es tcrtnc* techniques qui suivent rnai^ucnt aui Jl»ctionniiirc« de Dttetfi|£ rt Godefroy. Ou trouvera IViHlcitJOR de beaucoup J'entre cmx d«ua un curieux («•«Mite du Jouvtntfl de Bueil, où le capitaine s'oppropne et modifie an iui-dl&ant texte ^e Vegèce. t. If. p. 4 5 et sutv. Tout ce morceau est une veritiblc théorie Je Patiaque et UU -'--- -- - '
% f ,ii ^ treuil.
i. liiiue. Mâchtae à Uacer des plerret.
mailletz de plonc, a iiij s. pièce, valent iij«fr. Item pour xxx pavaismes a main, a xij s. pièce, valent xxij fr. demi. Item pour ij« pavais de bois a potence, a yiij s. pièce, valent c fr. Item pour iiijn» cv livres de fer, a ij fr. le cent, valent iiij** ij fr. v. s. Item pour vij milliers de chaussetrappes, a iij fr. le millier, valent xxj fr. liem pour vij diables de chanvre, de plusieurs forces, au pris de ix fr. le chable, valent Ixiij fr. Item pour v*= louchets a pyonnier, a iiij s. la pièce, valent vj» v fr. Item pour v« de pelles de bois ferrées, a xviij fr. x ij s. le cent, valent iiij" xiij fr. vij s. Item pour iij pictz et hoyaulx de fer, a iij s. vj d. pièce, valent Ixv fr. x s. Item pour iij' Ix coingniés a copper bois, a vij s. pièce, valent clvij fr. demi. Item pour ij* Ix sarpes a bois, a iijs. pièces valent, xlviij fr. xij s. Item pour xx fers a fallotz, garniz et emmanchiez, a demi franc pièce, valent x fr. Item pour xvj" v^ de tourteaulx a fallotz, a vj fr. le cent, valent cj fr. xiiij s. Item pour xiiij fr. j s. Item pour xv paires de roues de charios a mener weuglaires par Tost, a xij s. pièce, valent xi fr. iiij s. Item pour xvij" xix livres de pouldre a canon, a xviij fr. le cent, valent le millier ix" fr. qui font cnsamble iij" Ixiiij fr. Montent ensemble lesdictes parties d'artilleries qui par ledit Philebert ont esté tauxées a la somme de vij*" cxxij fr. ij s., du pris de xxxij gros monnaie de Flandres chacun franc. Pour tout délivré audit Philebert par sa dicte lectre cy rendue xj"» v*xv frans xj s., de xxxij gros de Flandres pièce.
[Fol. 75, r®]. — Aultres parties d'artillerie, charroy, gaiges de canonniers et aultres choses non comprinses en la certification de Philebert de.Moslant, cy devant escripte, et qui ont esté paiées par ledit Abonnel par l'ordonnance de Monseigneur, depuis la levacion du siège de Compiengne, aux personnes et pour les voyaiges et causes cy après declairées. Et Premièrement :
A Jehan le Velu, voicturier, demourant a Lille pour la pourpaie des salaires de lui, ses chars et chevaulx, pour vjmois et demi entiers qu'il a esté continuelment occupé ou service du Roy et de Monseigneur de Bourgongne, tant au siège de Compiegne que aultre part, comme appert par sa quictance du xxix« jour de janvier mil cccc xxx. Cy rendu ix" xiiij fr. de xxxij gros. Pour ce. . . . ix" xiiij fr.
A Pierrart Clenquet, voicturier, demourant a Lille, pour semblable du sallaire de lui et ses deux chars et chevaulx sur ce qui lui est et pourra estre deu a cause du service par lui fait au Roy nostce sire et Monseigneur de Bourgongne, par l'espace de vj mois et demi qu'il a esté continuelment occupé en leur service au siège devant Gompie gne et aultre part ou an l'a voulu employer ij* xxv fr. x s-
A Nicaise, le père, demourant a Saint Quentin, pour iij*^ livres de corde pour le couUard estant devant Compiengne. . xvij 1. xvj s. p.
A Piètre de Lestmakre, marchant de Bruges, pour viij*ij*lij livres de salpestre qui, au mois d'octobre derrenier passé, furent achettez a Bruges et envoyez en l'artillerie pour les voyaiges que [fol. j5, v«] Monseigneur fist en Vermendoiz pour pourveoir et havitailler plusieurs places xvj* L I. viij s.
A Piètre den Cordewan, lanternier, demourant a Bruges, pour avoir refait et remis a point xxvij lanternes qui ou voyaige de Vermendoiz furent rompues. , xxx s.
PlitCES JUSTIFICATIVES I 79
(Fol, 76, f*). — A Humben Coustnin» varier de chambre de.Mon-
|»eigneur. qu'il a baille et délivre comptant aii:c mineurs et aulrres
ouvriers besiongnans es mines que Tcn laisoit devant Compie-
gne. ,,,.». , . . - - XV K idj s.
[Fol 77, r»]* — A Pierre Gillemain, maronnier, pour x jours qu*il a vacquic^ tant a Brupes comme a Faint Orner» a avoir mené la grosse bombarde venanl de RtfmcswfiUe vj 1,
[Fol 77, v*J. — A Jehan Provost, boucher, pour xxviij cuirs de Lirache prins ci achettez de lui pour couvrir le bsslcl d'armée que ^l<»nseif^neur list faire devant Compicgne. xviîj L itij s.
A Guilînume Tisscvaque de Noyon pour Tachât de deux chaynes de fer pour loyer ledit bastel pesant ij' xvij livres de fer. viijLiijs, p,
[Foî. 78, r*], — Audit Guillaume Tisse va que pour les ferre mens dudit basiel d'armes vij L xvj s. de xl gros. Et pour aultres viij cuirs nécessaires pour couvrir ledit bastel vj 1* iiij s. p, pour ce, comme appert par sa quittance et ladictecertiffication cy rendue, vij 1. xvjs.
de xl gros et vj 1. iiij s- p.
[Fol, So, V»]. — A Jehan le Clerc, pour dix cuirs de vaches que mondit seigneur a fait prendre et acheter de lui pour couvrir le bastel d'armes de Monseigneur, lui estant devant Compiegne, comme appert par sa quictance » . . vij I. p.
A Girard de Heusdin, maistre canc^nnicr, qui lui a esté baillé en prest sur ce qui est deu, a lui et a vj de ses compaignons, a cause du service par eulx fait a Mondit Seigneur au siège de Compiengne xitij fr. x s.
A lui et viij de ses compaignons que Monseigneur leur a donné pour aidier a entretenir en son service xviij fr.
A lui que Mondit Seigneur lui a encore donné pour luy aidier a «voir SCS despens et ceulx de sesdiz compaignons estans au service d'iccliuy seigneur. * . • xiij fr*
A Girard de Hans, couleuvriniers,que mondit seigneur leur a donné pour eulx aidier a vivre et avoir leurs ncccssitei en son service, viij Ir.
[Fol. 82 V*]. — A Compagnon Grave, escuter d*cscuirie de Montigncur le duc de Bourgongne, que par le commandement et ordonlancc de mondit seigneur il avait paie, baillé et délivre comptant rt iiij" xiij manouvriers que par Tordonnance tl'iccllui seigneur il avoii assemblez et levez es bailliages d'Arras, Avesnes, l.ens, Aubi* .jgnyei Bappalmes, leî^quciz il a conduit et mené devers Monseigneur ïlu siège devant Compiegne» pour lUec faire certains approchcmens itc ^guerre . iij' Ixxij fr.
A Mahieu le Brun, de Hamlctart lez Douay, et Jehan Fcmacle de la ville de Mondidier ayans la charge et conduict des manouvriers pour ouvrer a la bastille neufve que Mondit seigneur a nagueres fait devant Compiegne pour le salaire de xxxvj [Fol. 83, r*] compaijnoos manouvriers qui ont ouvré et manouvré en tadjcte bastille Tcspace de xxxij jours entiers ei coniinuelz et linissant le xxij* jour Taoust mil cccc xxx» au pris de iiij s. par jour, pour chacun desdits i^anouvriers valent comme appert par quictance. . ij' xxx L viij s,
[Fol, S?, ri. — CV f !ii Jci.:.:\Jc eu ^'t'os que .yfottscii^rwur de Bour-
l8o PIÈCES JUSTIFICATIVES
gongnefist au roy pour la reste de ce qui lui est deu a cause du siège de Compte gne.
Premièrement il est deu a mondit seigneur de Bourgongne pour le fait de Tartillerie, comme appert par la lectre de Phillebert de Moslant, maistre de Tartillerie du Roy, qui en a tenu le compte,
xxiiij™ iij* iiij'* xiij fr, de xxxij gros.
Item qui fu délivré audit Philebert, en artillerie qui est es garnisons de Monseigneur, comme appert par ladicte lectre. vij» c xxxij fr. ij s.
Item pour iiij canons appartenans a mondit seigneur, qui ont esté perduz audit Compiegne et prisés par ledit Philebert. . vj" iiij« fr.
Item que mondit seigneur a payé a messire Jehan de Luxembourg pour aultres canons qui furent perduz audit Compiegne et que semblablement ont este prisiez par ledit Philebert iiij™ v« fr.
Somme desdictes artilleries que, par Tendenture cy devant escripte, le Roy devoit fournir a mondit seigneur de Bourgongne lijm iiij" xxv fr. ij s. de xxxij gros.
Item encores lui doit que mondit seigneur de Bourgongne a payé pour la reddicion des villes et chastel de Soissons en iiijm salus.
yjByijc fr.
Item pour le paiement de xiij*^ paies d'ommes d'armes et gens de trait que Mondit Seigneur fîst tenir devant Compiegne, depuis le X» jour d'octobre que leur paiement du Roy estoit expiré jusques au xxiiij* jour dudit octobre que le siège fut levé, ou sont xiiij jours valent au pris de xv fr. pour paie environ ix" fr.
Item pour le voyaige de Mons, de Saveuse et Jehan de Brimeu et aussi pour les garnisons de Vermendoiz qui, aprez Tendenture faicte entre Monseigneur le Cardinal et Mondit seigneur le Duc. furent envoiez a Paris a tout vj« combatans et depuis y fu envoyé Monseigneur de Ternant a semblable charge après ce que ledit Monseigneur de Saveuse eust esté prins as Armignacz, Pour lequel fait et garde de Paris fu despendu pas les dessudiz comme apparaitra par les parties declairées en ce compte environ xl™ fr.
Item pour le voyaige que Monseigneur fîst a Laigny le Castigneux et ailleurs ou pays de Vermendoiz après le siège de Compiegne pour ce que les ennemis prenoient places au pays du Roy en plusieurs lieux et aussi pour le fait de Corbie et autres places de la rivière de Somme que Monseigneur a fait garder et deflfendre a ses despens : et y fu despensé en artillerie et autres choses .... xx™ fr. passés. Somme toute cxiii™ Ixxv fr. ij s. de xxxij gros.
Archives du Nord, B 1492 (3* compte de Jean Abonael).
Extraits de comptes divers relatifs au siège de Compiegne.
A Mahi du Cardin, sergent a mâche de ladicte ville, pour ung voyage par lui fait, par l'ordonnance de la loy, oudit mois de may par devers nostredit seigneur le Ducq ou il estoit au siège, a puis-
Pï CES JUSTIFICATIVES l8l
tance de gens d'armes, devant le Pont a Clioisî et depuis empres Compiesçne porter lecires closes pour savoir de son estât et bonnes nouvelles, pour au surplus en faire raport. Auquel voyage iJ demoura xiiij Jours, qui tlnerent le xxv* jour dudii mois, a xx s- ïe jour, font.
• xiiij h
Archives communalfs de Douai, CC It3. fût. tâ8« vv
A Miihieu du Gardin, sergent a mâche, pour» a ta requestc de messieurs Je la loy, avoir aie en Tost de nosire dit seigneur le duc, lui citant devant Compiengne» a plusieurs gens d'armes et de trait, savoir
: cnquerrc de son estât et bopnes nouvelles, ensamble des besonjiû\, assaus et entreprinses qui jour pour jour y advenoient entre îosttc dit seigneur et ceulx de sa compagnie a rencontre de ses adversaires, dont par plusieurs fois et journées il rescripsi ; auquel voyage il séjourna Ivj jours, commenchans le xxviij' jour de may et finans le xxij* jours de JuUet, aufeur de xvij s. le jour, somme . xliiij L xvj s.
Archives communales de Douai. CCsil, foi itS, v«.
A noble homme Charles de Flavy trois muys ij mines de blé prîns a lui en Tostel de Jean Saillant, le xxviij* jour d*Aousl îiij* trente' pour la restitucîon de ce... iij muys ij mines de blé.
Archives commuimles de Complègne, CC il, fol. 241.
A Jehan de Hally, escuier, pour le reste de dix mines de blé... prins a lui en la première [v* 341] sepmaine de Septembre iiij* trente cl mis en grenier a Tostel du Roy nostre sire pour la provision d^icelle ville, desquelles dix mines de blé fut paie la muictié en argent par la main desdits commis... de TitTgent preste et baillié par Guillaume de Fïavy pour ce faire ,,..,.... iiij mines de blé.
Archivev communales de CompièRoe. <JC l3. foU 341, r* et v*.
Item ledit Chembet se parti dudit Compiengne^ le xvj* jour du dit
aois d'Aoust ensuivant, en entencion d'aler pardcvers Guillaume de
1avy, capitaine, qui estoic lors devers [v*> 27a] le roy pour le fait
du sicgc qui estoit devant ladicte ville, et ala jusques a Epernay, ou
trouva Jehan de Fontenil, escuier d*escuirie du roy nostre sire,
n lui dist que ledit capitaine estoit aie a Reims et devoit venir a
lia«tc«u Thierry. Et pour ce ledit Chembet retourna audit Chasteau
hierry auec ledit Fontenil, auquel lieu il aitendi ledit capitaine
^tii, incontinent quUl y fu arrivé, le commist et feit commccire
receveur des impostz ordonnés pour le ravitaillement de Compien-
ae : ta ou ledit Chembert fut depuis, en exerçant sa puissance,
nat temps sans retourner audit Compiengne...
Archives conimunalet de Compiègne^ CC i3. fol. 373, r ei v*.
A Esîienne Walon, mcssagier de piet, demourant a Chalons, la
Stmiiu Ac wiir vni? lournois qui deubs lui csloieni par ladicte ville || ir lui fait de cesie ville a Troies en portant lectres
.is lemporelz bourgois et habitans de ceste ville, par
l82 PIECES JUSTIFICATIVES
lesquelles Hz rescripvoient en ladicte ville la manière comment le siège de devant Compiengne avoit esté levé par les gens du Roy nostre sire [i3 nov. 1430] xx s. t.
^ Archives communales de Chftioos, CC 86, fol. a3i.
Aultre botte de despcnce des gens d'armes faiz pendant ledit siège de l'an iiij« trente.
A noble homme Guillaume de Flavy, cappitaine de Compiengne, pour prest par lui fait a ladicte ville pendant ledit siège, rendu et mis en grenier en Tostel du Roy nostre sire, tant moins du contenu en un mandement qu'il a desdiz gouverneurs^ montant a plus grant somme qui n'est pas encore tout acquitée, comme par quictance peut apparoir viij muys de blé.
Archives communales de Compiègne, CC i3, fol. 241.
A Jehan Morel, dit Morel, maistre d'ostel dudit Guillaume de Flavy, deux mines de blé qu'il a baillé a la requeste desdits gouverneurs a maistre Philippe le Riche, charpentier de ladicte ville, ou mois de janvier iiij*= trente sur les ouvrages qu'il faisoit lors pour ladicte ville tant a reffaire le pont, comme ailleurs, dont ledit M* Philippe a fait compte a ladicte ville, avec aultre blé qui lui a este baillé par ledit cappitaine pour ce comme par mandement et quictance peut apparoir lesd ij mines de blé.
Archives communales de Compiègne, CC i3, fol. 341.
Gages de Jean de Luxembourg pendant la campagne de l'Oise.
A lui [Messire Jehan de Luxembourg] la somme de xiiij* xlvj fr. X s. de xxxij groz le franc que mondit seigneur a ordonné lui estre baillié pour les parties d'artillerie qui s'ensuivent. C'est assavoir pour plusieurs parties d'artillerie par lui payées devant la ville dudit Compiègne, ou mois de Juillet mil cccc xxx, iiij*' iiij" xij fr. Item que mondit seigneur lui a fait bailler et délivrer comptant en la fin dudit mois de Juillet pour convertir ou fait de ladicte artillerie a aler lever le siège devant Victry en Pertois et prendre la ville de Crespy en Laonnois viij« fr. et vij" xiiij fr. x s. payez par ledit messire Jehan par le commandement de mondit seigneur ou voyage que darrain il a fait ou pays de Vermendois xiiij^ xlvj fr. x s.
A lui, la somme de xij™ francs qui lui a esté payée comptant par composicion faicte par mondit seigneur avec lui, a cause de plusieurs fraiz qu'il avoit soustenus ou service de mondit seigneur au siège devant Gompiegne, montant a la somme de xix" francs ou environ, dont mondit seigneur a composé audit messire Jehan a la dicte somme.
xij"» fr. de xxxij gros.
A lui, que mondit seigneur luy a ordonné estre baillié a iij foiz ou mois d'octobre mil iiij« xxx, sur ce qui lui peut estre deu a cause de
PIÈCES llï«TIFICATtVBS
i|« hommes d^armes et iiij^ h. de traii que derram et cominuelement il a tenu soubz lui et en sa compaignîe depuis le vij* jourdudit moi» d*ociobre jusques /ju xxjij* jour ensuivant iij" fr,
A lui pour le paiement de vij« l\xvij paies demie d ommes d*armes cl gens de trait cstans soubz lui el en sa compaignie ou service de mondit seigneur tant au siège devant Compîcgne comme ailleurs es garnisons de Soissonnois - . iiij vi'lxv fr,
(Fol 64, r**) — A lui que mondit seigneur luy a ordonné estre baillié la ^nmme de iij» ix*^ iiij"^* vj fr qui lui estoit deue par mondit seigneur pour les parties qui s'ensuivent : Cest assavoir pour aucuns fraiz qu'il avoit paiez pour le fait de rartrllcrie durant les sièges de Choisy et Compiegne - ij* xlij fr,
flan pour certaines escouies et plusieurs aultres menues despenses paiccs par ledit Monseigneur Jehan ij*^ xliiij fr, îij s. vj d. Et pour Tes* tai dudit Monseigneur Jehan depuis le xvij* jour d'avril mil ccccxxx jusques âu iij* jour de Juillet ensuivant ij" fr. Pour ce. iij™ ix* iiij" vj fr.
Archive» an Nord, B tig^^ foL 61. (3" compte dt Je«n Abonnel).
1430, wvpivtahrm QK — DèlenBo de Pèronno et bruit du passage prodialo de la Somme par les Français.
Sur ce qu'il estoit voix que les ennemis dévoient venir courre a grant puissance sur la rivière de Somme et estoit nécessité de faire ouvrer autour de la forteresse; si fu on d'accord que on ouvrera de machonncric aux murs depuis la castel jusques a la tour messire Bcrtran et aussi fera on bourber les fo&sez ou verra estre expédient.
ftem sur ce que plusieurs des habitans de la ville voloient faire a leurs dcspens des culoeuvres pour porter aux portes et ailleurs pour le defiense de la ville, on fu d*accord que on leur baillera de le pourre.
Item on fu d'accord que pour fiiire les ouvrages dessusdis qui seront ncGCssaires a faire et afin de esquiever taiJle que on fera faire un prest sur plusieurs habitans des plus aisiez jusques a la somme de c fr. et en dessoubx. Et s'il en y a aucuns refusans ils seront contraints a paier ce a quoy ils seront assiz.
Archives commuiiAlei de Péroone, DB3, foL H, v*.
1490. octobre 22. — ▲mbasiade de Cb&looa et Belms t«» Charles VU, pour loi faire connuitro le» ravpgca des gejia tenant son parti.
A Jehan Darquieres, demeurant a Chaalons, la somme de huit livres
1. ' a dat* de cette pièce e*t ton remarquable. Compiègne fut d«liTré le aS ôcïebrc ^*iii '^ on voit que 4ès le» premiers jour» de septembre on sut à P^rofine I4
^^' - Tune armée itf iccoar» importante et q^iN>n nllÀÏt jusqu'à prévoir le
'^'u*.,^^ Mc tm .^gtnme par le» FraitçAts.
tournois qui deubs lui estoient par ladicte ville pour sa peine et salaire d'avoir esté par devers le Roy nostre sire, en la compagnie des embaxadeurs de Reims, pour lui exposer les grans griefs, maulz et oppressions qui de jour en jour se faisoient en ce pays, tant par ses ennemis comme par ceulx qui se disoient tenir son parti. . . viij 1. t.
Archives communales de Chftlont, CC 86, fol. 3a6, v*.
Extrait des délibérations de la oommane de Noyon. relatives [à la goerro qjie lai fit GKUllatixne de Flavy.
[6 mars 1429-1430]. — Et fut délibéré que jusques a la somme de vj escuz soit aidiée en pur don aux habitans de la ville du Pont Levesque sur ce que on leur demande, pour cause de ce que ceulx de Compiengne maintiennent qui bouteront le feu audit Pont Levesque (BB», fol. i5, y\)
[20 janvier i43o-3i]. Et fut délibéré de rescripre pardevers mons. le duc de Bourgongne pour les nouvelles qui estoient seurvenues au jour des fourbourgs de Noion et que on y envoyé le plus tost que on pourra. On ne rescript point a mondit seigneur le duc par le conseil de Mons. de Canni, mais on a rescript a Mons. Jehan de Luxembourc. ^BB», fol. 19, V.)
[3i' janvier 1430-143 1]. — Le darrenier jour dudit mois lemaieurde Noion tint chambre a son de petite clocque... et fut délibéré que, jusques a la somme de viij salus d'or, soit aidié par don aux habitans de la ville du Pont Levesque sur ce que on leur demande, pour cause de ce que ceulx de Compiengne maintennent de bouter le feu ahdit Pont Levesque. (BB^, fol. 20, r».)
[10 avril 1431). — Ce jour, presens les dessusdis, fut délibéré par la chambre sur la requeste que faisoient les habitans du Pont Levesque que ladicte ville leur voulsist aydier de certaine somme d'argent pour paier le patis que demandoient ceulx de la garnison de Marqueglise * qui montèrent a xxj salus, eu advis a la dicte requeste fut ordonné que on bailleroit ausdis habitans, pour ledit patis, la somme de iij salus pour ceste fois. (BB', fol. 22, r«.)
[11 juillet 1432]. — Le vendredi xj* jour de juillet iiij'^xxxij, maistre Pierre Larcher, maieur de Noion, tint chambre a son de petite cloque... sur certaines lectres envoyé[e]s par Guillaume de Flavi a Mons. de Noion contenant en substance que il n'avoit plus intencion de tenir les abstinences, veu que ceulx de la forteresses de Cressonssa' faisoient guerre a ceulx de Compiengne et pour ceste cause il ne voit jour que lesdictes abstinences peussent plus avoir leur cours et qu'il s'en vouloit aler devers le roy. Si fut délibéré que on priroit Mons. de Canny qu'il s'en voulsist sur ce rescripre audit Guillaume et que
I. Marquéglite (Oise), arrondissement de Compiègne, canton de Restont. 3. Cressonac, arrondisisement de C'Jermont, canton de Saint-Jast.
PIÈCES iUSTIFICATIVKS
ville csscripve a Mons. Jehan de Luxembourg pour sur ce avoir son DnseU et que on luv envoyé la coppie des leclres envoyé[e|s par Bdtt Guillaume a mundit seigneur de Canni. (BB\ fui. 3o, v^|
[il juillet 1433]. — Le mardi Kxij* jour de juillet iiij* xxxij^ maistre pierre L.ucher, maîeur de Noion, tist assemblée sans son de cloque
iTegUse de Noion, presens Jehan Chevalier, Jehan de Boulle... et lusieurs autres personnes jusques au nombre de cent^ sur ce que Buillaume de Flavi et Charles de Flavi, après qu'ilz eurent bouté le tu es fourbours de la porte Saint Jaque firent requeste tant a
>yeii et chappitre de Teglisc Nostre Dame de Noion, a Mons. de Sanni comme aux maire, jurés et habîtans de ladicte ville que ung
[)rame Gerardin de Villemori, qui est en franchise en Teglise Nostre lame de Noion pouravoirtuëungnommé Pierre Fourmentin, serviteur fuXii Guillaume, fust mis en Heu seur et en lieu saint jusques ad ce que
Ions, le duc de Bourgongne ou son conseil aroit ordonné et délibéré
idit cas^ savoir se ledit Gerardin, veu qu'il est infracteuret rompeur
trêves et abstinence, doit joir du privilège de franchise ou nom^ et
[lie îi ledit doyen, chappitre, Mons. de Canny, ladicte ville leur bail-
Msent leur scelles de bien garder ledit Gerardin et d'en rendre
ïmptc au jour de la deliberacion Judit Mons. le Duc ou de son con-
îL Et en ce faisant ilz bailleront leurs scellés de non faire guerres a
laion ne au pays, ne faire faire par eulx ne par autres etc., et se ainsi
ne ic fnisoit il2 arderoient et destruiroient tout. Si fut conclud de
ar la ville que pour garder et evicter la guerre etc., que ledit Gerardin I Tayde desd, doyens et chapitre et Mons. de Canni seroit mis en lieu
ar et saint et que on leur bailleroit le sellé de la ville, comme ce
ic dit est, pnrcy que lesdits Guillaume et Charles bailleront aussi
Lirs sccUes. iBB-', fol. 3ï vMi tK)
{afaoui J432I* Le Kmdixxv^ jour d^aoustiiij^xxxij, maistre Pierre Lar-
]iter» maieur de Noion, tint chambre a son de petite clocque... sur
que Mons. d'OfTemont et Mons, de Canni vinrent a la chambre et
lirc[nt] que la Wi cstoient vv'nus sur ce que, samedi derrain passé,
tUx maieur après ce qu*il eust ce jour tenu chambre ala devers eulx
r J*ostcl de l'Angle et la leur requist de parla ville que eulx, comme
cinservateurs dc^ abstiences etc., et aussi aians puissance de Mons,
B^ ne, par son mandement facent déterminer et ordonner
lu c : entre Guillaume de Flavi et ladicte ville, pour le fait
l' k^urmcntin et Gerardin de Villemort, ilz voulsissent de ce
r» comme il leur sambloitquUl seroit bon a faire» tant pour la
comme pour le pays et que de tout ce que la ville se porroit
er elle se cmploiroît de tout son pooir : et pour faire infor-
dudit cas mesdits seigneurs ordonnèrent maistre Jehan de
iplins, lieutenant de Mons. le bailli de Vermendois^ maistre
Martine, advocat du roy, Rcgnaut Roussel, procureur de Mons*
won, Toussain BillarJ, procureur de la ville. Lesdits seigneurs
lot venus pour dire et de^sclairer leur response de ce qui leur avoit
cquisle samedi dessus dit et quilz trouveroient... que on pooit
jrcr hors ledit Gerardin pour interroguer et pour ce lïz requirent
leur baillast confort et aide pour justice acomplir... Si futdelt*
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beré et dit par les dessusdis que on iroitpar devers ceulx de chappitre pour leur dire que mesdis seigneurs les conservateurs ont dit ci-dessus. (BB3, fol. 32, r» et v«.)
[26 août 1482]. — Le mardi xxvj* jour d'aoust iiij« xxxij, maistre Pierre Larcher, maieur de Noion, tint chambre a son de grosse, de petite cloque et la, a le bretequie, furent leues unes lectres de Mons. de Bourgongne avecques ung mandement patent et unes lectres de Guillaume de Flavi touchant le fait de Gerardin de Villemort. Et après ce qu'elles furent leues, ledit maire leur remonstra qu*ilz voulsissent dire chacun a leur maire ce qu'ilz vouloient qu'il fut fait du fait dudit Gerardin, et s'ilz amoyent mieulx que le païs fut perdu par le laissier en franchise ou s'ilz amoyent mieulx avoir pais par tirer hors ledit Gerardin de l'église : et que tout ce ilz voulsissent dire a leur maire...
Et après ce Golart le Nom, Jehan de May, Jehan Rainouart, Esteve Feuillet^ Oudin Féru guettes du belfroy furent mandés en la chambre et la leur fut dit par ledit maire et fait commandement qu'ilz obéissent ausdits conservateurs en tout ce qu'il auront a taire pour justice çicomplir, et que, de tous les frais et dommaiges qu'ilz y pourroient avoir, la ville les promest dedommaiger, et que s'ilz en vouloient lectres, il les aroient : par lesquelx fut respondu que, audit G[er]ardin ilz ne metteroientja la main, tant qu'il fust en franchise. Et tout ce fut rapporté a mesdis seigneurs les conservateurs. Et, après ce que ledit rapport fut fait, mons. d'Offemont en sa personne respondi que en ce cas plus ne s'en merleroit pour le présent et n'en fut fait aultre chose pour ledit jour. (BB^ fol. 32, v*-33, r«.)
[3i août 1432]. — Sur ce que aucuns disoient et maintenoient qu'il seroit bon que la ville rescripvist a messire Jehan de Luxembourg en lui remonstrant les pertes et les adversités que nous fait Guillaume de Flavi et autres et qu'ils dient qu'ilz nous feront encores... (BB', fol. 33, V.)
[9 septembre 1432]. — Sur ce que deux paires de lectres envoyez les unes aux officiers du roy, de l'evesque de Noion et a ladicte ville, et les autres a ladicte ville seulement, la première contenant que on n'avoit mie voulu souffrir prendre G[er]ardin de Villemort et que justice en fut faite et aussi des assemblés que avoient fa^t aucuns, comme on disoit, a rencontre de Mess, les conservateurs et les autres, que la ville voulsist souffrir prendre ledit malfaicteur et autres plusieurs choses etc. Si fut délibéré que on feroit lecture au commun desdictes lectres, affin que sur ce on ait leur oppinion ; et ce fait, chascun desdits maieurs fit savoir a tous ceulx de sa mairie qu'ilz fussent a l'ostel de la ville a son de cloque pour oïr la lecture desdictes lectres. Et environ quatre heures après midi, la grant et petite cloque furent sonnées et lesdict^s lectres leues en la présence desdis maieurs et jurez et aussi de la plus ^rant et entière partie du commun : et lors ledit maieur demanda qu'ilz avoient entencion de faire et qu'ilz deissent a haulte voys leur voulenté et oppinion. Lesquelz respondirent que, se ledit maieur et aussi les autres maieurs et jurez vouloit aller avecques eulx a Nostre
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jDatne qu'ils iroient prendre ledit Gerardin et liveroient a justice. Et Itantost ledit maîeur acimpu^^aé de ses compaignons, mateurs et jurei» |cl aussi maistre Jehan de Champplaisani allcrent a Noslre Dame et ] ledit commun après, et la requirent audit Gcrardtn quM se voubist [partir de ladicte église cl mcctro en justice. Ce qu'il refusa par plujsicurs fois. Et pour ceste cause on lui dist qu'il n'y venoit qu'il estoit Icn'JJeril qu'il ne fut prins de ibrce. Et quant ledit Gerardin vit ce, de sa plame et liherallc voulenté, il dit audit maire qu'il s*en yroit [voulentiers avec lui tout par tout lieu ou il se voudroit mener: et ce Ifaiî ledit Gerardin vint avecques icellui maicur en Tosiel de Mons, Idc Noion et lui tut mis en prison, en lieu que on nomme les Trois tHuis, (BB», foL33, v",)
[14 «septembre 1432]. — Sur la letture d*une îectres envoyé[e]s par
jMons. de Canni a ta ville de Noyon contenant en substance que se
on vouloii avoir des compaignons d'armes t|u*il en ameneroii, mais il
pôurroit que ce fust aux dcspens de la ville: si fut délibéré que on
liruit de par la ville par devers Mons. Jehan de Luxembourc lui
[ requérir qu'il voulsisî estre gardien de la ville et du pays et que en
ce faiitant on lui donroit ou feroit aucun don tel que de quoy il
Iseroil content. (BB^, fol. 34, r\)
[17 septembre 1432J, — Et fut dit et rapporté par les dessusdis, en
I la présence de tous ceux qui cy dessus sont dénommez, que ledit
I monseigneur Jehan de Luxembourc leur avoit respondu qu'il estoit
[bien courrechés et lui desplaisoit des maulx et inconveniens
i que ladicte ville et pays souifroit et qu'il meitroit remède le
1 plu4 bricf qu'il porroit. Respondi aussi qu'il prendroit voulentiers
i ladicte ville et pays en sa garde, pourveu que on lui baiUeroit Iectres
de par ta ville de tenir et entretenir ladicte garde soubz le roy et
MoDs* de Bourgongne sans icclle enfreindre et que pareillement il
nous bailleroit ses Iectres de nous garder, tout aussi bien que ses
propres terres ou pays» et ou cas qu'il aroit aucun qui contre ladicte
[ garde ahist en aucune manière et on n'en fairoit justice, il dit et
rcspondi qu'il feroit a ladicte ville et pays la plus grande et forte
guerre que fit onques seigneur. Et aussi dit que Monseigneur de Gau-
I court, ine^sire Thiaudc, messire Gallobre et le doyen de Paris *
I avoicni csié devers lui« auquelz il avoit parlé du fait de Guillaume de
Flavi et de tadictc ville et pays et conclure ensemble que, ou cas que
I ledit Guillaume et ladicte ville s'en vouldroient rapporter en leur
I ordannance, ilz en feroient Tappointemcnt par si que premiers et avant
1 1 otite oeuvre justice soit faictedc Gerardin de Villemort.,. SI fut deli-
beté par tous tes dcssusdiz, en tant que a chacun pooit toucher, que
I tout ce que mondit seigneur Jehan de Luxembourc avoit dit et
respondu audts depputés iU le vouloient entretenir de tous poins : et
aussi fut dit que, se mcsdis seigneurs Jehan de Luxembourc^ Gau-
coun et autres sont cmbesongncz pour ceste cause, qu'ilz seront
' deCTrayez par Jadictc ville et pays ci aussi que on leur fera aucun don
I Ici qu'il en seront contens afin de miculx avoir ladicte ville et pays
poar recommandez. iBB', fol. 34, v«.)