‹ Guillaume de Flavy, capitaine de Compiègne; contribution à l'histoire de Jeanne d'Arc et à l'étude de la vie militaire et privée au XVe siècleChapitre 90 sur 115 · Jean Toicrt · texte numérisé non relu

Jean Toicrt

l88 PIÈCES JUSTIFICATIVES

[i8 septembre 1432]. — Si fut délibéré que on donroit a Monseigneur de Luxembourc la somme de ij c. salus, audit Monseigneur de Gaucourt cent salus et a Mons. de Canni cent. (BB', fol. 35, ro.)

[20 septembre 1432]. — Sur ce que Mons. de Gaucourt avoit envoyé sauf conduit a Mons. de Canni, pour lui xxiiij% pour aller devers lui a Compiengne pour traictier du descort meu entre Guillaume de Flavi et la ville et pays de Noion... Si fut délibéré que se môndit seigneur de Canni y veult aller, la ville lui en supplie . Ce quil accorde «... (BB3, fol. 35, ro.)

[24 septembre 1432]. — Sur ce que les depputez de l'église et de la ville, lesquelz avoient esté envoies a Compiengne par devers Guillaume de Flavi pour estre d'accord avecques lui du discort meu a cause du débat fait par Gerardin de Villemort a la personne de Pierre Fourment etc. rapportèrent que ledit Guillaume avoit dit et respondu, après plusieurs parolles eues a lui pour ledit cas, que la ville lui paieroit pour une fois la somme de xij« salus d'or pour et en recompensacion des pertes et des domaiges qu'il avoit eus a faire courses de gens d'armes etc., laquelle somme on lui paieroit dedens ij mois : c'est assavoir dedens iij sepmaines la moictié et l'autre moicttié des V sepmaines après les trois sepmaines ; et en ce faisant lui et Charles son frère feroient chesser toute guerre et qu'ilz entreteneroient les abstinences faictes entre le roy Charle[s] et Monseigneur le duc de Bourgongne etc. Et par ledit Guillaume fut donné jour ausdits depputez de rendre response de lad. demande jusques a venredi ensuivant : et ou cas que on ne lui vouldroit faire ce que dit est, il et sondit frère avoient intencion de faire telle et si grant guerre que tout le pays seroit destruis et pour riens ne s'en depparteroient. Si fut délibéré que, pour eschiever ladicte guerre et perte, que on paieroit, bailleroit, delivreroit audit Guillaume ladicte somme de xij« salus au terme dessusdit : et aussi que les maieurs des mestiers assemblassent la plus grant partie des gens de leur mairie pour sur ce avoir leur deliberacion et que on assembleroit viij ou x des plus notables tant gens d'églises comme autres afin d'aviser la ou on trouveroit ladicte somme. (BB3, fol, 35, vo.)

[29 septembre 1432]. — Ce jour furent baillés a Simon de Cauvin, lors argentier de ladicte ville, les scellés de Guillaume de Flavi et de Charles son frère pour le traictiet, accord, que les gens d'église et la ville de Noiori ont avesque lesdits Guillaume et Charles pour le fait de Gerardin de Villemort et de Pierre Fourmentin... (BB^, fol. 36, r».)

[25 octobre 1432]. — Message de M. de Canni, adressé a Jehan de Luxembourg à Chauny c pour parler lui a Guillaume de Flavi * ». (BB3, fol. 37, vo.)

1. Le 14. janvier 1432-33, Gaucourt fit savoir au conseil « que quant les gens de la ville furent a Compiengne pour traictcr a Guillaume de Flavi lui promirent c dourderes, qui lui sembloit peu de chose ». (BB3, fol. 40, v*.)

2. Le 28 octobre 1432, un message était adressé à Jean de Luxembourg pour mettre la ville en sa garde « et aussi que la ville entretenroit et entretenra le traictiet par Ini tait avec Guillaume de Flavi sans aucunement enfrendre •. On ne mettra aucune troupe dans la ville sans son autorisation (BB3, fol. 38, r«).

*»lECi;S JUSTiriCATlVKS

[ib novembre 14:^2}. — Le maire réunit le conseil et dt-clare • que Manseigocur Jehan Je Luxembourc lui avaii escripl qu'iJ deist uux desfusdis que comme aultrefois il avolt esté advise au traiutés ùui cotre ledit MoQseigneur Jehan de Luxembourc et Guillaume de Flavi que on mectroii gens d'armes aux fLirleressc de Dive \ Beaulicu cl nilleurs pour résister a rencontre de tous ceulx qui vouldroieni faire gtierrc etc. lesquelles gens d*armes seront aux despens du païs*. » (BBï, fol. 38» vo,)

(5 décembre i43a]. — Ce jour mesmes fut délibéré que une bonbarde que Guillaume de Flavi devoit rendre a Mons. le conte de Lîne)% pour laquelle ledit Guillaume devoit avoir une grant somme d'argent, que la ville donroit audit messire Jehan de Luxembourc In somme de ij^escus d*or pour convertir ou paiement de lad. bonbarde et aussi pour les frais d'amener icelle depuis Compiengne jusqu*a Chauni ou le Fere. (BB', fol. 39, fo.)

ta 5 décembre 143a]. — Sur la minute d*une lectres que demandoîi Mons. le conte de Ligner avoir dés gens d*eglîse Nosire Dame de Noion et saint Eîoy de Noion et ladicte ville Je Noion, contenant en substance que les dessus dis tcnoient et enirelenoient le iraictiê fait entre Mondtt seigneur le conte et Guillaume de Flavi et aussi de la garde en laquelle il nous a prins et autres plusieurs choses desclairccs en ladicte en icelle. Si fut délibéré de lui faire lectres de par la ville, telles que cy après scnsuivent. A tous etc. Nous, les maire et jure f de la ville de Noion, sjhtt. Savoir faisons que pour pourveoir aux grans ti innuîiwrables mauLx\ pertes et dommat^es que chacun jour se font et cammectent environ h ville Je Noion et au pays.ausquel^ ne petit cttre bowïcment pourveu sans le mqren, aide et confort de très hault et puissant scigncttr. Monseigneur Jehan Je Luxemhonrc, conte de Liner, se i teneur de Beau revoir et de Bihaing, icelhti seigneur^ Monseigneur le conte* a nostre prière et requeste, nous a prins et mis en «j vrtrie et protection espedal : et en ce fai^-ant lui ai'ons promis et >ns Inialement et de bonne foy tenir et entretenir le traictté des ces par lui prinses avec Guillaume de Flavi en lesquelles t0mme cstans en sa garde, gouvernement et protection H nous a cornpriffs^ et promet comme dessus de non faire quelque fraie té ou accord de paix ou de f^uerre ne mectre ne souffrir mcctre gens de guerre en ladicte ville sans son sceu on consentement exprès ne de faire chose qui tmt ou pust estre ou préjudice de la garde et absttnence : mais s'il édvenoit que aucuns de nous feissent le contraire nous promectons de jairt nostre loi al pooir, en tant quH nous appartient ^ de le faire reparer ei les delinquans pugnis et en faire justice et restituer tous domm^es,*. En tcsmoing etc. Et aussi fut délibéré de rescripre audit MuQsci^eur le conte comment ceulx de chappitre de Si Eloy n*i>ni

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190 PliCRS JUSTIFICATIVKS

mie voulu sceller avecques la ville et que on ne scet pour quelle cause. Et aussi comment ceulx des forteresses de Manicamp', la Motte, Ressons * et BreteuiP prennent gens, destroussent les marchans. (BB», fol. 89, vo.)

[27 avril 1433]. — ... Sur ce que Mons. de Canni vint en sa personne en ladicte chambre, auquel lieu et en la présence des dessusdits, dit et declaira que Mons. le conte de Liney lui avoit escript que la ville lui avoit rescript, entre plusieurs choses, qu'il voulsist consentir que la marchandise fut hostée aux adversaires jusques ad ce qu'ilz absteneroient de faire les pertes qu'ilz font a Noion et ou pays environ. Et aussi dit et monstra par lectres que [a] Guillaume de Flavi (que) Mondit seigneur le conte avoit escript audit Guillaume comment la ville (la ville) lui avoit rescript et comment ils vouloient clore ledit passaige. Lequel Guillaume rescript qu'il estoit content de faire guerre s'il plaist a ceulx de Noion, ou de faire paix s'il leur plaist : et aussi Guillaume de Flavi lui avoit fait dire par un nommé La Personne, poursuivant de Mondit seigneur le conte, que il avoit mandé Charles son frère affin que lui amenast c hommes d'armes etc., de toutes lesquelles choses il pria que la ville eut ^ advis le meilleur qu'elle porra affin d'eschiever la perte de la ville et du pays. Pour quoy fut délibéré de prier audit Mons. de Canni qu'il lui pleust de rescripre audit Guillaume comment ce que la ville a escript a mondit seigneur le conte de clore la marchandise etc. n\i mie esté en tant que lui touche, mais c'est au regard de ceulx de Rémi *, de Mortemer ', et autres qui font a présent guerre et que l'entencion est de entretenir ce que la ville lui a promis et que la ville ne requeroit que pais. (BB3, fol. 42, ro.)

[i5 juin 1433]. — Sur ce que Mons. de Canni vint en la chambre de la ville et dit que on voulsist adviser le traictiet fait entre Guillaume de Flavi et la ville affin de soy régler selon le [fol. 44, ro] contenu en icellui : et aussi dit qu'il estoit tout prest de soy emploier a icellui faire entretenir et que se aucun delinquans sont trouvés, a Noion ou dehors, on puisse bonnement remédier et ceulx de la ville lui veulent bailler main forte il en fera son devoir, et que de tout ce on lui en veuille rendre response. Si fut délibéré qu'on requeroit a Mondit seigneur qu'il lui pleust a tenir la main tellement que ces compaignons de guerre, qui sont a Noion et es fauxbours, soient pugnis ou cas qu'ilz delinqueront et aussi qu'il face crier que lesdits compaignons s'en voisent hors du pais et que nulz hostez ne les hebergassent ; et en ce faisant la ville lui baillera main forte a son pooir. (BB5, fol. 43, vo.)

[2 juillet 1433]. — ... Sur ce que aucuns disoient qu'il seroit bon de rescripre en commun par devers Monseigneur le conte de

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