‹ Guillaume de franc-parleur; ou, Observations sur les moeurs et les usages français au commencement du XIXe siècleChapitre 26 sur 31 · PROFESSION DE FOI · texte numérisé non relu

PROFESSION DE FOI

Un an s'est écoulé depuis que j'ai continué, sous le nom de Franc- Parleur , mes Observations sur nos moeurs : dans cette année , marquée par une triple époque , et par un de ces grands désastres dont l'histoire enrichit ses sanglantes annales, les mœurs n'ont été que des passions, les oniiiions n'ont été que des sentimens ; celui qui observait les unes et les autres a dû souvent les confondre; et, plus d'une fois ,' des questions de morale se sont présentées dans mes discours sous la forme de discussions politiques. Les mêmes principes et l'amour de la patrie, le senliment delà dignité nationale, m'ont constamment dirigé : c'est maintenant la seule vérité dont il m'importe de convaincre mes lecteurs.

Il est pour les nations des désastres si grands, qu'ils font un moment taire tous les partis. Le sentiment qu'ils inspirent ne peut être étranger à aucun Français; et quelle que soit la couleur qu'il adopte , le prince qu'il sert , le gouvernement qu'il désire , la journée de JVaterloo ne sera jamais pour lui qu'un jour de larmes et de deuil. Je laisse à ceux qui se dévouent exclusivement au service et à la fortune d'un homme à

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