‹ Guillaume de franc-parleur; ou, Observations sur les moeurs et les usages français au commencement du XIXe siècleChapitre 27 sur 31 · POLITIQUE · texte numérisé non relu

POLITIQUE

ia destinée duquel ils attachent la leur , s'applaudir des succès de Tétranger , ou s'affliger de la chute de Napoléon : c'est dans l'intérêt de la France que j'ai envisagé jusqu'ici les souverains qui l'ont gouvernée; et le meilleur sera toujours à mes yeux celui qui nous présentera le plus de chances de bonheur et de liberté.

Après vingt-cinq ans d'une lutte épouvantable , la patrie , toujours déchirée , toujours trompée dans ses vœux, toujours déçue dans ses espérances , n'offre aujourd'hui que des lambeaux sanglans au vainqueur qui vient l'asservir ou au prince qui vient y régner.

Je n'envie point aux royalistes purs la satisfaction qu'ils partagent avec nos ennemis ; je ne m'associe pas au désespoir de quelques napoléonistes qui ne regrettent peut-être dans] la victoire qu'un instrument du- despotisme ; je pleure amèrement sur mon pays ; j'Invoque un ordre de choses qui puisse y ramener la paix , seul bien auquel nous puissions désormais prétendre, puisque l'indépendance d'un grand Etat a toujours été et sera toujours inséparable de sa gloire.

En politique , des principes fermes ne sup-

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