POLITIQUE
force des choses précipita du trône celui que la victoire y avait élevé, accueillirent avec joie Louis XVIII, et lui demandèrent noblement ce que la nation française avait droit d'attendre de lui , des institutions libérales , pour lesquelles nous combattons depuis vingt-cinq ans , et dont la conquête peut seule mettre un terme à la révolution. Si, dès-lors, tous les partisse fussent confondus dans la même volonté , le prince , appelé par le vœu national au trône de ses ancêtres, eût accepté, et non pas octroyé, une charte constitutionnelle , qui l'eût mis dans Theureuse impuissance de céder aux suggestions de ses ministres et aux absurdes prétentions de ses courtisans. La nation , heureuse et libre , eût oublié , dans le repos, cette gloire dont elle était déchue, et qu'un souvenir récent lui rendait si pénible.
Qu'est-il arrivé à ces deux époques ? Napoléon s'est enivré à la coupe du pouvoir; ses nombreux flatteurs ., en excitant en lui cette fièvre d'ambition dont il était dévoré , ont trouvé le moyen de le rendre odieux au sein même de la victoire , qui n'était plus entre leurs mains qu'un instrument de despotisme. Cette puis-