Prouver
Hodé (lassé), 324, N. Prevûtes (vous-), 65. (V. Vaugelas,
Ire, 546, N. (Encore employé par p. 265.)
Malherbe, ode sur V Attentat de Prou, 911 , N.
i60o.— Lafontainé, les Filles Raire (raser), 260, N. (V. Henri Es-
de Minée, à la fin.) tienne, Précellence , édit. Feu-
Jarsure (gerçure) , 254 , N. gère , p. 237.)
Lairrai, fut. de laisser, 1348. Ravigourer, 132, 1124. (V. S* Fr.,
Los, 334, N. Philothée^ iv, 15, revigourer.)
Mater (au figuré) , 1310. (Nie. ne le Ramentevoir, 308, 548, N. (S' Fr.,
donne que comme terme du jeu ib. — Malherbe, Poésies, n, ode
d'échecs.) sur V Attentat de 1605.)
Meshuy, 1. Recuit (digéré) , 353, N.
Mutible, 1017, N. jiocru (harassé), 1308; N.
Remis (calme), 851, N. (V. Régnier, Soudre, 97i, N. (Soudre une ques-
Satire x.) tion.)
Repentance , 1313 , N. Souef (smvis), 1015.
Revanger (se) , 169. Soûlas , 309, N.
Revencher (se) , 958 , N. Semondre, 981.
Riote, rixe, 135; P. rhiottc ; angl. Taler (du grec thalléinf), 113i,
ryot^ N. (Noté comme bas par pousser des branches , des reje-
FAcadémie , 1695.) tons. (En Nivernais, on dit encore
Sapience , 342 , N, des taies pour dps branches.)
Savart, 28 : « Cette belle et féconde Targue (bouclier), au figuré. « Sous
campagne est maintenant en fri- la targue des lois. » P. 3.
che et en savart. » Tissure, 946, N.
'Saulx (saule), 1039. (Voilure, Lett. Tremeur (crainte), 1130.
125,radmetau pluriel et pour Tressaut (de tressaillir), 1312, N.
la poésie.) Unisson , « un agréable unisson ^ »
Sauveté , 306 , N. p. 275.
SiUer (les yeux, sigilare oculos), Vièche , M; (vegetmf) « La fdle
1 323. d'Espagne n'ayant qu'un frère dé-
Suflisance (capacité) , 893. licat , maladif et mal vièche. »
Du Vair, on le voit, faisait bon accueil au vieux français : il ne croyait pas devoir dédaigner ces mots qui , depuis des siècles (quelques-uns du moins), avaient droit de cité dans la langue : ils en étaient les vrais nobles, et, comme dit Labruyère , « ils pouvaient durer avec les nouveaux , étant « d'égale beauté et rendant la langue plus abondante (1). » Le rigide Malherbe , nous l'avons remarqué , ne s'interdisait pas non plus ces expressions anciennes, restées populaires, il les appelait ses tonnes amies (2). Vaugelas, qui s'en étonne (3), mais s'incline devant l'autorité du maître , dit qu'il voulait faire éclater davantage la magnificence de son style poétique, par la comparaison de deux genres si différents.
(1) Caractères^ ch. xiv.
(2) Perrault, Hommes illustres, p. 171 , in-12, Paris, 1698.
(3) Bemarques, p. 113.
Patni, moins rc^specUiciix , ihk'larc qu'il iresi pas à iniitcT ù cet égard (1). Il fait remarquer que les vers de Malherbe contiennent moins que sa ï)rose de ces locutions hardies, empruntées au vieux langage. Du Vair en connaissait mieux rénergie et il savait en user. Quoi qu'on ait dit , par sa langue comme p«u' son style , il est un des premiers de nos bons écrivains. Quatre-vingts ans après sa mort, l'Académie française le jugeait encore ainsi, puisque, malgré les révolutions du langage, elle l'admettait au nombre des auteurs à citer dans son dictionnaire (2).
(1) Remarquer, p. 6âo des Œuvres complètes.
(2) Histoire de l'Académie française , par Pùlisson et d'Olivcl, 1. 1, p. 137, Paris, 17i3, in-12.