CONSOLA
tio Luclus et mortis Parrhisiensis édita ab excellentissimo uiro domino Guillelmo Ficheto, oratore fecundissimo ; ac in sacra pagina prof essore eximio.
Prostat Parrhisiis sub Cochleari e regione templi diui Hylarii cum Privilegio
( § ) Liber de script, sorb. p. 227.
(•) Bibl. nat. Mss. latins, n° 16,685,
Ce volume forme un petit in-4° de 11 et 48 feuillets ('). Pierre Gromors avait eu l'intention, paraît-il, de publier en même temps une seconde édition de la Rhétorique de Fichet, car dans le Privilège, daté du 14 août 1521 et extrait des registres du Parlement, il est dit que l'éditeur a fait une demande pour les deux ouvrages :* Guillelmi Ficheti de consolatione Parisiensis luctus, cum Rhetorica ejusdem. Pierre Gromors s'en est tenu au premier en y insérant les distiques composés par Robert Gaguin pour la Rhétorique.
Le texte est précédé des vers de Gaguin imprimés sur le verso du 2 me feuillet, et de deux préfaces : la première, de l'éditeur, sous la signature de Nicolas Bérald, adressée à Antoine Bosc, évêque de Béziers, et dans laquelle sont rappelés les mérites de G. Fichet ; la seconde, qui avait été écrite par l'auteur, à l'adresse de son protecteur Jean Rolin, cardinal et évêque d'Autun, est intitulée : Funebris Prefatio Inconsolationem Luctus et Mortis. Le texte contient une longue dissertation sur les regrets que doit inspirer la mort d'un homme de bien et d'intelligence, dissertation remplie d'exemples pris dans l'antiquité et développée avec la phraséologie de l'époque. G. Fichet a choisi pour type un médecin de Paris, savant, dévoué, que la peste aurait emporté prématurément et auquel il a donné le nom d'Odon.
(') La Bibliothèque nationale possède un très bel exemplaire de cet opuscule sur vélin, n* 1920, et un autre sur papier. liéserve, Inventaire n° 1217.
En composant cette dissertation, notre docteur avait voulu faire œuvre de professeur de rhétorique : son but avail été d'écrire un modèle du genre délibératif, avec tous les développements que ce genre comportait alors : c'est ce qu'il a indiqué lui-même par une note marginale que nous avons trouvée dans le manuscrit, au commencement du premier livre, et qui est ainsi conçue : Deliberativi generis formula et exemplar hic adest quœ sculpta et imagine membra.
Cet opuscule ne forme que la première partie du traité que Fichet s'était proposé d'écrire; il y manque la seconde partie, soit la Consolatio mortis, ainsi que le prouve Xexplicit du manuscrit de la Bibliothèque nationale :
Guillermi Ficheti In consolatione Parisiensis Luctus Liber primus explicit. Sequitur secundus. ht consolationem mortis, alio posthac volumine explicandus.
Ce second livre annoncé devait être destiné à démontrer que, toute légitime que soit la douleur occasionnée par la perte d'un homme de bien, il ne faut pas envisager la mort comme un accident trop regrettable : après la consolation tirée des sentiments inspirés par le deuil, devait venir la consolation inspirée par le repos que procure la mort.
Mais il est probable que Fichet n'a jamais écrit cette seconde partie. L'imprimé de 1521 n'en fait aucune mention; Xexplicit conçu comme suit ne se rapporte qu'à la première partie :
Guillelmi Ficheti in Consolationem Pa-
risiensis Luctus liber féliciter ex-
plicit Parisiis! Opéra et im-
pensis Pétri Gromorsi
Anno dni millesi-
rao quingentesi-
rao xxi die
vero xiii
Augusti
Panzer cite, d'après l'abbé Morelli, un autre opuscule de G. Fichet ('), et qu'il désigne sous ce titre évidemment factice : Guillelmi Ficheti carmen inscriptum Philippo Levino Arelatensi Archiep. Ut. SS. Pétri et Marcellini Presbytero Cardinali, pramissa epistola e carminé Joannis Philippi siculi ad Guillermum de Estoutauilla Cardinalem Hostiensem, qui vulgo Rhotomagensis nominatur. — In-4° de quatre feuillets.
Suivant l'observation de Brunet ( 2 ), cet opuscule, à en juger par la lettre de Philippe de Lignamine, aurait été imprimé à Rome entre 1473 et 1476.
Ces publications sont les seules qu'on sache sorties de la plume de G. Fichet.
Quelques auteurs ont prétendu qu'il avait laissé des Commentaires sur l'histoire de la Maison de Savoie. Albanis Beaumont a même soutenu que Philibert de Pingon s'était servi de ces Commentaires pour rédiger sa chronologie de l'histoire de Turin, publiée en 1577,
O Panzer, T. XI, p. 336.
Brunet, T. II. col. 1242,
dans cette ville, sous le titre de Augusta Taurinorum. On a pris pour une œuvre historique la lettre écrite par G. Fichet aux princes de Savoie afin de les exciter à la croisade, et dans laquelle il a répété toutes les fables qui ont eu cours, pendant un temps assez long, sur les origines de la Maison de Savoie. Nous avons cité cette lettre au nombre de celles qu'envoya Fichet aux souverains de l'Europe pour les engager à s'armer contre les Turcs; elle ne constitue en aucune façon un travail historique sérieux.
Il est à remarquer que, tout docteur en théologie qu'il était, Fichet ne composa aucun de ces lourds traités fort à la mode de son temps ; cela fait honneur à son goût littéraire, car bien peu de ses contemporains, même des plus savants, ne surent ou n'osèrent s'affranchir des règles étroites de la scholastique.
Le même goût littéraire dut présider à la composition de la bibliothèque de G. Fichet, à en juger par les volumes manuscrits qu'il laissa à la Sorbonne, et que son départ précipité ne lui donna sans doute pas le temps d'emporter à Rome. Ceux de ces volumes qui portent la marque précise de leur origine ont été classés par M. L. Delisle dans, son remarquable Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque nationale. Ils sont au nombre de douze. Ils ne laissent pas de présenter quelque intérêt, eu égard aux annotations que G. Fichet y a tracées, et dont quelques-unes jettent la lumière sur sa vie, comme aussi à cause des remarques qu'on en peut déduire sur certains points bibliographiques.
Voici quels sont ces manuscrits :
I. — Homélies d'Origène (*), petit in-folio de 107 feuillets en vélin, de deux colonnes à la page ; relié avec plats en bois, sans fers. Sur le recto du premier feuillet de garde, on lit écrit de la main de G. Fichet :
Est guillelmi ficheti bursarij de Sorbone.
II. — Prima pars summœ sancti Thome doctoris angelici ( 2 ), titre écrit par G. Fichet à la fin du volume; petit in-folio de 288 feuillets en papier et vélin, de deux colonnes à la page. Uexplicit indique que ce manuscrit a été achevé le 6 décembre 1456 et copié pour G. Fichet qui, à cette époque, se trouvait à Avignon.
III. — Histoire du Monde, par Orose ( 3 ), petit in-folio de 97 feuillets en vélin, de deux colonnes à la page ; très fatigué par l'usage. Au bas du cinquième feuillet, où commence le texte, G. Fichet a écrit :
Iste Liber est guilli. Phicheti bursarij Sorbone.
IV. — Suetonij tranquilli de vita Cœsarum, et Libellus de vita et moribus Cœsarum, etc., ex libris Sexti Victor ini ( 4 ), petit in-folio de 113 feuillets en papier, au milieu desquels s'en trouvent trois en vélin ; deux colonnes à la page. Fichet a écrit au bas de la première page :
Guillelmo ficheto bursario famatissimi cokgij
Sorbone.
(') N° 15,632 des Mss. latins de la Bibl. nat.
N° 15,788 des Mss. latins de la Bibl. nat.
(') N° 16,011 des Mss. latins de la Bibl. nat.
(*) N # 16,026 des Mss. latins de la Bibl. nat.
Après les livres de Suétone, et sur le 100 e feuillet, se trouvent quarante-cinq vers latins tirés d'Ausonde, que presque toutes les éditions premières de l'ouvrage de Suétone ont reproduits, notamment celle de Pannartz (1470) et celle de Jenson (1471).
L'abrégé de la vie des empereurs romains de Sextius Aurelius Victor, l'auteur des Hommes illustres de Rome, abrégé qui suit l'œuvre de Suétone, occupe 13 feuillets, et porte ce titre : Libellus de vita et moribus Cesarum imperatorum breviatus ex libris Sexti Victorini, a Cesare augusto usque ad Théodoxium.
Il n'est pas sans intérêt de rappeler à ce propos que les premières éditions deè Hommes illustres de Sextius Victor ont été imprimées sous le nom de Suétone et même sous celui de Pline le Jeune. Le manuscrit que nous décrivons peut expliquer, dans une certaine mesure, Terreur des premiers typographes ; ceux-ci ont probablement reproduit des manuscrits dans lesquels des œuvres similaires des auteurs cités se trouvaient réunies sans désignation suffisante. Ce n'est qu'à dater de 1579, ainsi que le constate Brunet, que le Liber illustnum viroiwm a été définitivement restitué à Sextius Victor.
Le manuscrit ayant appartenu à G. Fichet porte une reliure du temps, repoussée avec coins, dessins de fleurs de lys en grande bordure, emblèmes d'animaux dans le centre disposés en lignes longitudinales. On y voit les traces de fermoirs et d'un crochet.
V. — Traités divers de morale (*), petit in-folio de 218 feuillets en papier, et comprenant :
1° Le Compendium de la Morale d'Aristote avec le Commentaire de saint Thomas d'Aquin; 34 feuillets, une colonne à la page. G. Fichet a écrit son nom après Yexplicit.
2° Un fragment de Y Economique du même philosophe grec ; 3 feuillets et I page. On lit à la fin : Explicit yconomiqua Aristotelis scripta pro magro Guillo. ficheto.
3° Commentaires de saint Thomas d'Aquin sur les huit livres de la Politique d'Aristote ; 117 feuillets, une colonne à la page ; papier portant en filigrane une tête de bœuf. A la fin on lit : Explicit , etc., scriptump. magistro nostro guillo. ficheto anno domini M Ulf LV to , die XXIlj octobris.
Ce manuscrit a été fait pendant le séjour à Avignon de G. Fichet, qui a écrit son nom au bas du dernier feuillet : ficheto^.
VI. — Harangues de Cicéron ; les Trois sommes d'Hugolin jurisconsulte, et des Questions philosophiques ; petit in-folio de 253 feuillets ( 2 ). Les Harangues occupent 111 feuillets en vélin chargés d'annotations de G. Fichet. Les deux autres parties sont écrites sur un papier très ordinaire.
Ce manuscrit porte une reliure du temps peu commune. Sur le verso du plat de fond se trouve la copie
(*) N° 16,107 des Mss. latins de la Bibl. nat. (') N° 16,228 des Mss. latins de la Bibl. nat.
d'un fragment de la lettre que le cardinal Rolin écrivit à G. Fichet pour le complimenter de sa nomination de recteur de l'Université de Paris.
VIL — Traité de Rhétorique, in-folio de 158 feuillets en papier, de deux colonnes à la page ( 4 ). Ce volume porte une reliure du temps dont les plats en bois sont à nu, avec traces de fermoirs et d'un crochet.
Une note moderne semble donner à entendre que ce manuscrit pourrait être celui du Traité de Rhétorique de G. Fichet, mais c'est là une erreur. Le volume imprimé et le manuscrit dont nous parlons présentent une certaine similitude dans l'arrangement des définitions, mais ces dernières ne sont point les mêmes dans les deux ouvrages. Le manuscrit, du reste, n'est pas de Técriture de G. Fichet qui n'y a même tracé que de très rares annotations. Il a appartenu au professeur de Sorbonne qui a pu l'utiliser pour ses cours, mais voilà tout.
G. Fichet a écrit sur le verso du premier plat de la couverture les quatre vers suivants à l'adresse du chancelier du duc de Calabre, Jean Choard, avec lequel il entretenait un commerce littéraire ( 2 ) :
N° 16,233 des Mss. latins de la Bibl. nat.
(*) Jean Choard de Buzenval, seigneur cTEpinay, lieutenant civil de la prévôté de Paris en 1463, un des cinq notables que cette ville envoya auprès du duc de Berry le 22 août. 1465, pendant le siège de la capitale. Il assista ensuite à l'Assemblée des notables convoqués à Tours par Louis XI, pour traiter des différends avec le duc de Bourgogne, laquelle se termina par la déclaration du 3 septembre 1470. J. Choard était chancelier du duc de Calabre, frère du roi René.
Suscipe Guillermi tibi missum pignus amoris, Arma Chouardorum, quod prefert, nobile sigum. Quem tibi Guillermus reddi jubet accipe librum ( ! ) ; Suscipe magnificis librum qui pingitur armis.
Ces vers étaient probablement destinés à accompagner le manuscrit suivant que G. Fichet fit exécuter pour Jean Ghoard et qui portait les armoiries de ce dernier.
VIII. — Lettres de Platon, traduites du grec en latin ( 2 ), in- 12 de 95 feuillets utiles en vélin, de 19 lignes à la page. Ce petit manuscrit, exécuté avec beaucoup de soin, était destiné à Jean Ghoard, ce qui est indiqué par une lettre adressée à ce personnage et qui occupe le verso du 3 e feuillet ; il y a aussi une réponse de Jean Choard. Ces deux lettres n'ont pour objet qu'un simple échange d'idées littéraires. Celle de G. Fichet porte la date du 5 des calendes de mai (3 mai), et celle de Jean Ghoard est du 3 des ides de mai (13 mai) ; le millésime n'est pas indiqué, mais comme G. Fichet prend dans sa lettre le litre de docteur, il s'ensuit que le manuscrit des Lettres de Platon a été fait à Paris postérieurement à 1468.
La première page du texte des Lettres est ornée d'une dentelle marginale complète. Dans la grande initiale G de Guillelmus, en tête de la lettre-préface de G. Fichet, sont peintes des armoiries : d'or au
(') Une variante ajoutée au-dessus de ces deux derniers mots porte ipse Fichetus.
N° 16,580 des Mss. latins de la BibL nat,
chevron d'azur accompagné de trois merlettes de sable 2 et 1, armes de Jean Choard (').
Fichet a placé le distique suivant à la fin de sa dédicace :
D1STICON F1CHETEU
Ite mes Platonis opus ad vota Joannis Vultu qui placido vos quoque suscipiet.
Ce joli manuscrit, postérieurement relié avec luxe aux armes du duc de Richelieu, a dû être fait d'après celui qui a servi à la composition du volume des Lettres de Platon, imprimé dans l'atelier de Sorbonne.
IX. Traités d'éducation ( 2 ), in- 8° de 42 feuillets utiles et d'une colonne à la page, sur papier avec feuillets en vélin intercalés à double à chaque dizaine ; reliure détériorée, plats en bois avec traces de fermoirs et d'un crochet. Ce manuscrit contient :
1° Un Commentaire de Guarinus de Vérone sur le traité de Plutarque Y Art d'élever les enfants;
2° De ingenuis moribus et studiis liberalibus adolescentiœ y etc., de Pierre-Paul Vergerius, de Capo d'Istria (Justinopolis), mort en 1431 ;
(') Ou plutôt ce n'était là qu'une partie des armoiries de Jean Choard ; les armes complètes de Sa famille étaient: écartelé au 1 et 4 d'or> au chevron d'azur, accompagné de t?'ois merlettes de sable; au 2 et 3 d'azur à deux mains dextres d'or, au franc canton échiqueté d'argent et d'azur. (V. Hist. généal. du P. Anselme, 3 e édit. Paris, 1726, 2. IL p. 305-306.)
(*) N° 16,593 des Mss. latins de la Bibl. nat.
3° La préface de l'opuscule intitulé : De secularibus studiis de Basile-le-Grand, par Léonard Arétin. Cette préface, incomplète, est suivie d'une seule page de l'opuscule de Basile. L'écriture de ce fragment pourrait être celle de G. Fichet ; elle est ronde et très lisible. Sur le verso du premier plat de la reliure, on lit cette annotation :
Est guillermi fischeii
Reponatur in libreria Collegii Sorbone
quia est de libris M. Jo. Rocry.
X. — De institutione regiminis dignitatum ( 4 ), in-8° de 40 feuillets utiles en vélin ; une colonne à la page; reliure de l'époque; plats en bois détériorés et portant les traces de fermoirs et d'un crochet.
Ce manuscrit, fait de plusieurs écritures, est le traité sur V Institution des dignités de Jean Tintus. Au bas du premier feuillet, on lit : Guillo fîcheto.
XI. — Divers traités réunis en un volume in-8° de 129 feuillets en papier ( 2 ) ; reliure contemporaine très détériorée et en partie réparée. Les côtés intérieurs des plats de la reliure portent un grand nombre de notes et de vers latins, entre autres une épitaphe, pour une jeune fille de 18 ans. Ce manuscrit contient :
1° Des fragments de dissertations philosophiques, surchargés de notes dans les interlignes par G. Fichet ;
2° De vita solitaria de Pétrarque, pièce principale de la collection qui occupe 123 feuillets ; elle est annotée par G. Fichet ;
(■) N° 16,623 des Mss. latins de la Bibl. nat. N° 16,683 des Mss. latins de la Bibl. nat,
3° Grammaticales regulœ, de Guarinus de Vérone, fragment ;
4° De Amicitiâ, de saint Ambroise.
Les deux dernières pièces sont de l'écriture de G. Fichet.
A la fin du traité de Pétrarque, on lit : petrarce laureati vite solitaris liber secundus explicit. Ad Philippum cavaliscensis episcopum finitusque fuit die 26 mensis Augusti M 1111° Ivj. p. G. ficheti. Tu qui suxiste de Virgine Virgineum lac Celestis Regni scriptorem participem fac.
G. Fichet avait écrit son nom à l'encre rouge après ces lignes, mais on la effacé avec de l'encre noire.
A la fin du texte de saint Ambroise, se trouvent les
lignes suivantes :
Ambrosi
Médiat* epî de amicitia
Liber explicit — p. g. Phich.
C'est dans ce manuscrit, en marge de la dernière page de l'opuscule de Pétrarque, que se trouve la note faisant reconnaître la date du séjour de G. Fichet à Avignon, note que nous avons reproduite dans notre premier chapitre.
XII. — In consolationem luclus et mortis Parrhisiensis (*), in -8° de 56 feuillets en vélin; c'est le manuscrit de l'opuscule de G. Fichet dont nous avons parlé plus haut. Reliure de l'époque avec plats en
N° 16,685 des Mss. latins de là fiîbL nat,
bois, recouverts de veau repoussé à froid ; on voit les marques de fermoirs et d'un crochet. Le premier feuillet, qui contenait le commencement de la lettredédicace de G. Fichet au cardinal Rolin reproduite dans l'imprimé cité plus haut, est aux trois quarts déchiré ; il devait porter une grande initiale peinte en couleurs, avec une devise dont on aperçoit un fragment en lettres blanches sur fond bleu.
Nous avons cité Yexplicit de ce manuscrit en parlant de l'édition imprimée en 1521. Nous ajouterons ici les lignes suivantes écrites au-dessous de Yexplicit :
Bornât oia virtus ;
; 1466 ; 12* novebris ;
Roscius
esto ;
Tek sont les seuls volumes connus comme ayant fait partie de la bibliothèque de G. Fichet qui évidemment devait en posséder un plus grand nombre. Mais ces douze manuscrits suffisent pour prouver que l'éminent professeur, ainsi que nous avons eu l'occasion de le constater à plusieurs reprises, eut des tendances littéraires plus libérales, plus élevées que celles de la plupart des hommes d'études ses contemporains.