‹ Guillaume Raynal, historien du CanadaChapitre 31 sur 62 · Edit. 1783, Neuchatel et Genève, t. VU, Uv. XVI, p · texte numérisé non relu

Edit. 1783, Neuchatel et Genève, t. VU, Uv. XVI, p

2. Liste de3 concesâlons données en S?.nada. .. (ii?puis 1731 jusones et compris 17.'i4. Arch. col. Gaimda. Corr. gén. 61, 173'4, fol. 230. — Liste des concessions »ccor<Jécs... depiiis 1? 23 septembre 17.?8 jusqu'au 3 septembre 1701. Arch. col. fj^iT'ila.. Concessionâ, 1670-1760, non lolioté. — Recensement de 1739. Censures of Canada, 1685 to 1371. Ottaw-i, 1S76, vol IV, p. 60.

progrès qu'on pouvait attendre après cent cinquante ans de possession effective. Mais à qui la faute? Le coupable c'est le roi qui n'a point d'argent pour le plus belle colonie du royaume et qui, surtout, ne lui envoie pas de colons. Mais Raynal ferme les yeux à l'évidence et c'est à la coutume de . Paris qu'il s'en prends

La coutume de Paris, qui est la loi du Canada, attribue dans l'héritage paternel une part égale à tous les enfants, et cela, sans doute, dans un pays de forte natalité, conduit très vite à un morcellement excessif. Mais ce morcellement a-t-il véritablement des suites aussi fâcheuses que se l'imagine l'auteur de YHùtoire philomphique et doit-on penser avec lui que (( si comme le bien public l'avait exigé, les lois eussent assuré l'indivisibilité de la possession au fils aîné, la province aurait pris une autre face-? )> Certes il faut approuver l'ordonnance de 1745 qui défend la division de toute concession qui n'a pas un arpent et demi de front sur trente ou quarante de profondeur. Mais, bien avant qu'on apporte cet heureux amendement au code du Canada, les fils d'habitants se refusent à se contenter des parcelles de propriété que leur lèguent leurs parents. Ils vont demander des censives aux titulaires des nouvelles seigneuries, et ceux-ci qui, faute de peupler assez rapidement leurs fiefs, encourent la déchéance, s'empressent de les leur accordera En admettant même que l'application de la coutume de Paris ait, pour conséquence, de rétrécir la zone de la colonisation au Canada, il se trouve que cela tourne à l'avantage des colons français. S'ils s'étaient éparpillés sur de vastes espaces, auraient-ils opposé aux ten-

1. Kdit. 1783, Neiichàtel ot Genève, t. VIT. liv. XVI, p. 265.

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