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(jar chez ces. jrens simples i[ui i '/était une société de frères éga-
vivaient ea frères entre eux tout lernent prêts à donner ou à rece-
était mis en commun et ce qui était voir ce qu'ils croyaient commun à
à l'un était à l'autre. tous les hommes.
(Id., vers 376-377, 16-17.) (t^dit. 1783, Genève, t. VIII, liv.
XVII, pp. 463-467.)
Quoi qu'il en soit, cette grande pitié que Raynal ressent pour leurs frères de l'est et qui l'inspire si heureusement, ne peut que tourner au détriment des Canadiens. A qui fera-t-on croire que cet historien, qui est si bien renseigné sur ceux-ci, ait accepté, avec tant de légèreté, les calomnies qui courent sur ceux-là, que ce juge qui est si passionnément épris de justice, ait pu. par ignorance, porter une sentence inique?
Ray no 1 ne peut se dispenser de raconter avec quelques détails les deux dernières guerres que la France soutient en Amérique du Nord et qui aboutissent à la perte du Canada. Il le fait sans se donner la peine de proportionner à l'importance des événements celle de ses récits. Il s'étend sur les deux sièges des Loui.sbourg de 1745 ' et de 1758- et, par cela même, ne garde pas beaucoup de place pour les campagnes de Montcalm. Il n'omet pourtant aucune phase de la lutte : la déroute de Braddock^, la prise d'Oswego* et du fort George •^ la bataille de Carillon^, le siège et la reddition de Québec", et enfin ce glorieux, cet inespéré retour offensif de Lévis^ qui faillit tout réparer et qui est resté si populaire parmi les Canadiens.
Il n'y a pas à demander à Raynal, ami de l'humanité et
1. Édit. 1783, Neiichàtel et Genève, t. VII. liv. XVI, pp. 285-287.