‹ Guillaume Raynal, historien du CanadaChapitre 53 sur 62 · Id., p. 1S · texte numérisé non relu

Id., p. 1S

5. La Rcioliition de V A nièriqvj- est-elle réeUeraent de Raynal 7 II eàt vraiment difficile df ne pas 3e pr'Mioncer pour l'afîirmativo avec M. Aulard. « Dans l'article Haynal, de la Bio'jraphie Ninhawî. on nie que cet ouvrage soit l'œuvre de Raynal. et Quérard fait chorus, mai.s sans donner aucune raison. C'est le style, co soni les idit,'S de Raynal. Le \ivT% fut publié sous son nom. Tîioinas Payne en fit paraître nne r.'futaiion, Raj^nai n'en désavoue pas la paternité, et aucun contemporain, (juq je sache, ne mit en doute que Raynal n'en fut l'auteur. » -\clahd. Histoire politique de la Révolution française, p. 4, iioie 1.

to.i.u.e. U RécoluUou de i:iméri,,ue provoque une vigoureuse réfuutioû de ThorD:iS Payne'. ^ ^

Ravnal a'a et. écouté ai ca Amérique -^" f °f / J .Vn,encainsoat pris les armes. Ils "f P^f ^".^ ' "^'^t pendaace. Ils ont obtenu raUia,.ce de b ï--«^^;^';; Lcne et dès les débuts de la guerre, il semble b ea que a p^^ne aes l'emporter. Faut-il réclamer le

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^"^-^stnement Raynal se prononce contre le retou^^ ^ France de la colonie perdue. Il s'eSorce de -nv-a me- Français de la nécessité, d'une politique d absoU de..n^er s sèment 11 les adjure de ne pas oublier . que Dut domaine pire d'un état Jar une grande distance e.st précaire, d, pendlïux mal défendu et ma! administré... que renoncer à une tpr^e ci diverses puissances revendiquent c'est commu- Tmn s'épargner des dépenses supeiûues, ^^^^^ des guerres et que le céder à l'un de ceux qui 1 envient, c est lui taire présent des mettes calamités . »

Mais que fera-t-on du Canada après la victoire? Ravnal T 1 .■ K rK-ueur que l'on abandonnât aux .Américains tCct:: «XI. Mais, et cVt le conseil qu'il d' nneTversailles et à Madrid, la solution la plus heureu^ d meure pour lui de laisser subsister, dans le -rd d 1 Am ■ rioue « ceuK puissances qui s'observent, qui se contiennent, qiTse balancent^. ,. Kaynal réclame le maintien de la domination anglaise au Canada.

.,. Thomas P.a.E. Letfre adressée ^ ' f ,^ ,^^XV / omf« cet auteur en reniLt compte de la Rér.J.Uo. d. ^^7;^: ;J:;;;^^,^^^^^^^^^

Baynal. Genève, J.-L. Pellet, 17^^ ^^^

1. lidit. 1780. Genève, iû-4. t- I • , l-/" ' P^ j,^„ ,i ,„« est vu'to-

3. « Quelle doit être la pohV.que de la maisou rieuse? - Id., Uv. XVIII, pp. 432-4G5.

80 GHILLAUME RAYNAL

Au surplus, si Raynal est le seul, parmi les philosophes français, à ne pas embrasser chaleureusement le parti des Insurgents contre les Anglais, quand il préconise le renoncement à toute revendication territoriale dans l'Amérique du Nord, il faut bien reconnaître qu'il est en bonne et nombreuse compagnie. Avec Choiseul qui assure « que la Corse est plus utile, de toutes manières, à la France que ne l'était où ne l'aurait été le Canada* », avec Turgot qui professe qu'il n'y a plus d'intérêt câ posséder aucune espèce de colonies-, beaucoup d'hommes de valeur pensent que nous n'avons rien à gagner à nous étendre en dehors de l'Europe.

Voici un excellent officier qui a été un des défenseurs de la Nouvelle-France, rin2:énieur militaire Desandrouins. Dés qu'il apprend que le roi va envoyer un corps expéditionnaire en Amérique il sollicite l'honneur d'en faire partie, et il envoie à Montbarrev et â Sartines un long mémoire où il fait voir combien il importe de soustraire le Canada à la domination anglaise et comment on pourra reprendre Québec^.

Le liei! tenant-colonel Desandrouins est bien renseigné sur l'état d'âme des Canadiens. Il sait quelles sont leurs dispositions « contre le gouvernement tyrannique de l'Angleterre ». Il ne doute pas de leur fidélité à l'égard de leur ancienne mère-patrie. Il fait état, à l'avance, des nombreux détachements que les habitants fourniront pour l'investissement de Québec. Tout au plus pense-t-il qu'il faudrait déjouer les intrigues de l'évèque que Carleton « a su coirompre » et qu'on serait peut-être forcé, pour rassurer leur conscience, en les dégageant de toute obligation â l'égard de George III, de faire prêter un nouveau serment aux sei-

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