‹ Guillaume Raynal, historien du Canada; étude critiqueChapitre 2 sur 68 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

C'est une opinion courante, parmi les Canadiens, que la France a abandonné le Canada ^ A la vérité, si nos frères d'Amérique entendent par là qu'il dépendait de Louis XV de ne pas céder leur pays à la paix de 1763, ils ont tort. L'armée de Lévis contrainte à capituler, et surtout notre marine

1, « Regrettez-vous ces jours où lâchement vendus

Par le faible Bourbon qui régnait sur la France... »

Grémazie. Le drapeau de Carillon : Œuvres complètes. Montréal, 1883, p. 128.

— « Un Bourbon nous avait livrés à l'Angleterre! Ce fut un coup mortel, un long déchirement Quand ce peuple entendit avec effarement,

— Lui qui tenait enfin la victoire suprême, — Par un nouveau forfait souillant son diadème,

Le roi de France dire aux Saxons : — Prenez-les! Ma gloire n'en a plus besoin ; qu'ils soient Anglais ! O Lorraine! ô Strasbourg! Si belles et si grandes, Vous, c'est le sort au moins qui vous fit allemandes! »

Fréchette. La Légende d\n peuple. Montréal, 1897, p. 194.

— « Et malgré son oubli, comme un fils est capable De respecter encore une mère coupable,

Aucun de nous n'osa jamais la renier... »

Chapman. La Mère et V Enfant, les Aspirations. Paris, 1904, p. 39.

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