‹ Guillaume Raynal, historien du Canada; étude critiqueChapitre 9 sur 68 · Id., juillet 1774, t. VIII, 1772-1776, pp · texte numérisé non relu

Id., juillet 1774, t. VIII, 1772-1776, pp

3. La Harpe, Corresp. littéraire adressée à son Altesse le Grand Duc de liussie., 1774-1789, lett. XCIX, t. XI des OEuvres, pp. 389-390.

4. « Tout le monde sait, en effet, que son Histoire philosophique n'u presque de lui que son nom. Tous les faits, les détails et les résumés qui ne concernent que le commerce ont été réunis pour la France par le duc de Choiseul qui, pour les réunir, avait fait faire de grandes recherches et de grands travaux dans les bureaux dé Versailles; pour la Hollande, par un Fiançais connu et qui y demeurait alors; pour l'Espagne, par le général des gardes wallDinies, qui, à la prière de son neveu, comte de Nesselrode, grand ami de Didcroi, et (|ui, je sais le fait, s'est donné des peines et des soins incroyables à Madrid pour répondre à la confiance qu'on lui témoignait, et pour les Indes par un M. Liston et d'autj^es Anglais, ot par M. de Knyphausen, frère aîné de notre baron, lequel après avoir vécu longtemps dans les

GUILLAUME R\YNAL

que l'américain Thomas Payne^ Il emprunte des pages entières à V Homme moral de Levesque^.

De cette improbité littéraire que tant de flagrants délits constatent, faut-il conclure, que Raynal n'est que le père putatif de son histoire? Cela serait aller un peu loin. Ces morceaux qu'il demande à des écrivains dont la verve est plus facile, plus puissante que la sienne ce sont les digressions politiques et philosophiques, c'est-à-dire, pour quelqu'un qui n'étudie dans Raynal que l'historien, en grande partie des hors-d'œuvre.

Aussi bien, quel que soit la valeur des critiques qui s'adressent à l'ensemble de l'œuvre, il faut s'en tenir à l'étude des parties de VHistoire philosophique qui sont consacrées au Canada. Or, personne n'en a jamais disputé la

Indes, était venu vivre à Paris, où il est mort. C'est ainsi que, grâce au zèle de ses amis, il avait été servi de toutes pans. Quant aux épisodes, aux morceaux philosophiques ou littéraires, tout le monde sait aujourd'hui qu'ils sont tous de la composition de Diderot, du baron d'Holbach et de quelques autres. Cent personnes connaissent lexemplaire qui existe encore dans la bibliothèque d'un ancien magistrat et où l'on est averti de la main même de Diderot, et à la marge, de tout ce que l'abbé a reçu de lui. » Dieudonné Thiébault, Souvenirs de vingt ans de séjour à Berlin, t. II, p. 25-26.

1. Thomas Payne. Lettres sur les affaires de l'Amérique : Recueil de diverses pièces seî'vant de Supplément à r Histoire philosophique, Genève 1783, pp, 94-98.

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