G EG LEE
Jo le veux.
Quel horrible de'eret ! sur monfils!.. Je m'e'gare! Tuponrrais ordonner, barbare!..
Non, le crime est trop grand.
GESLER.
Obeis.
Tu n'as pas d'enfant!
11 est un Dieu, Gesler.
GESLER.
Un maitre.
GUILLAUME, montrant le ciel.
II nousentend!
GESLER.
C'est trop tarder, cede sur Theure.
Je no le puis.
GESLER.
Quo son fils meure!
Arif-te!... Abominable loi!
Tu triomphes de ma faiblesse; Le peril de Jemmy rn'impose une bassesse, Gesler, etje flechis le genou devant toi.
(II s'agenouilla.)
GESLEH.
Voila cet arcber refutable, Get intrepide Hantonnier !
La peur l'atteint, un mot l'accable.
GUILLAUME, se relevant.
Ge chatimer.t du moins est equitable ; Tu me punis d'avoir pu m'oublier.
JEMMY
Mon pere, songe a ton adresse.
GUILLAGVS.
Ah ! je crains tout de ma tendresse.
JEMMY
Donne ta mnin, interroge mon coeur j Sous ta fleche il battra sans peur,
Je te benis en repandant des larme3, Et je reprends ma force sur ton sola
Le calme de ton coeur a raffermi ma main. Plus de faiblesse, plus d'alarmes ;
Qu'on me rende mes armes :
Je suis Guillaume Tell enfin !
( On rend a Guillaume son arbalete et son carquois qu'il vide a terre. II choisit parmi les trails en se tenant baisse", et en place un sous ses vetements sans fctre aper^u.)
GESLER.
Qu'on attache l'enfant !
En ce moment, on voit un des pages'de Mathilde quitter la scene et se diriger en courant vers le chateau.) JEMMY.
M'attacher ? quelle injure !
Nod, non, libre au moins je mourrai.
JPexpose au coup fatal ma teto sans murmure, Etsans palirje raitendrai.
SUISSES
Quoi! les accents de l'innocence Ne debarment pas sa vengeance ?
JEMMY, en voyant son pere preparer ses armes. Courage, monpirc;!
A sa voix Ma main laisse dchapper mes armes :
Mes yeux sont obscurcis de daDgereuses larmes...
(A Gesler.) Mon fils!... que je 1'embrasse une derniere fois ! ( Gesler fait un signe d'acquiescement , et Jemmy revient pres de son pere.)