LIVRE 1. ai
détadic 1« joug àeà gâii«Bes» De q«él droit , Itii dit moti fils 9 m'enlèfei^'ta ces aniinaax> mon nniqae bien ^ ma seule richesse , eeaie qtd nourrissent ma amollie; et donnent à ton gouyemeur le salaire que tu reçois? Obéis , répond le soldat , et n'interroge pas tes maîtres. A ces mots f ai tu la fuiieur enflammer les yeux de mon fils. Il saiMt le joug des génisses dëtaebë par le satellite ^ Tarmche dé ses nuâns , le levé , et , retenu par mes <^s : Barbare > dit^ il f rends grâce à mon pèi^ | sa voix ^ plus puissante sur le od&ur d'un fils que la colère de la fustice , m'empêche de purger h tefre d'un ennemi de l'hamanité ; fuis ^ lâdbei hàte-toi de fuir ; tremble que ce champ ne soit le tom*' beau d'un vil agent de la tyrannie* Le soldat était déjà knn. Je tenais Melctal dans mes bras : Monfils^ lui dis-je , Au nom du ciel , au nom de ton pcre et de ton enJEmt , dérobe-^dà l'heure même à la vengeance de Geskr ! je le connais j il est Implacable ; il se baignera dans ton sang y il le fera rejaillir sur les cheveux blancs de ton père : épargne-moi; mon fils^ mon cher fils , suave-moi la vie en sauvant la tienne !
Non ; mon père^ répondit-»il avec l'accent de la piété , . de la colère , du désespoir , non , je ne vous quitte point ! j'aime mieux mourit en vous défendant que de trembler un instant pour vous. Gésier et toute sa puissance ne peuvent m'arrtiofaer des bras de celui qui me donna la vie* Je veux I je dois«*..M'obéir^interrompis-jed*nnton sévère: rien n'est à emindre pour mes jours; laisse-moi veiHef ^ là garde de ta chaumière et de la fille , laissé^moi le soin de lui conserver et son père et son héritage. Va te cacher pendant quelques' jours dans les montagnes d'Un-
derwald; Glaire et moi nous irons t'y joindre quand l'orage sera calme. Va , cours dès ce moment même : je t'en ai prié , je te le commande ; je te l'ordonne comme ton père.
A ces mots le fougueux Melctal baisse tristement la tete^ se met à genoux , me &it ses adieux , et demande ma bénédiction. Je le pressai contre mon cœuri je le baignai de mes larmes. Glaire se jeta dans son sein , Claire essuja de ses baisers les pleurs que son malheureux père s'efforçait en vain de cacher. Bientôt^ s'arrachant des bras de sa fiille^ il la remit dans les miens , me serra la maiii , et partit sans oser retourner la tête.
Claire et moi, demeurés seuls , nous retournâmes à notre chaumière. Mon dessein était d'aller sur4e-champ trouver le tyran dans Altorf , voir, m'assurer par mes yeux si tout sentiment de justice était étranger à son âme. Seul , je voulais m'exposer à sa redoutable vue, obtenir le retour de mon fils , ou mourir en le demandant. Mais tout à coup je. vois ma chaumière environnée de nombreux soldats. Tous appellent Melctal à grands cris, tous m'interrogent, me pressent, me chargent bientôt de chaînes, me traînent devant Gésier.
Où est ton fils? me dit-il d'une voix sombre et farouche. Il faut expier son crime à sa place ^ ou le livrer h ma fureur. Frappe, lui dis-je, je rendrai grâce à Dieu si je dois à ta barbarie de donner deux fob la vie à mon fils. Gésier me regarde d'un œil fixe , où se peignaient à la fois et la tranquille soif d^ sang et l'embarras d'inventer un sup*plice que ma vieillesse n'abrégeât pas. Enfin , après un long silence, il fait un signe à ses bourreaux ; et ces bar-