LIVRE I
bares^ devant lui , sans qu'il détournât la yue, sans que l'affiieiiz sourire du crime , certain de l'impunité, quittât son yisage féroce , me saisissent , me renversent , et leur main armée d'un fer acéré l'enfonce dans mes faibles yeux.
C'en est assez ^ leur dit Gésier, laissez vivre ce débile aveugle! que ses liens soient brisés, qu'il aille rejoindre son fils. On m'entraîne, on me rejette à la porte du palais. Je marche les bras étendus, je tombe dans ceux de Glaire, de Claire qui m'avait suivi , et que les cruels satellites retenaient à la première enceinte. Je me sens presser dans son sein, je suis inondé de ses larmes; j'entends, à travers ses cris de douleur, ce mot , ce nom si'doux à mon âme : Mon père! mon père! c'est moi. Je m'efforce d'arrêter ses cris, je la calme, je lui dérobe ma douleur, et lui demande de me conduire chez mon ami , l'ami de mon fils. Nous sommes en chemin, répond-elle, mon cœur me l'a dit avant vous. Nous arrivons, o mon cher Guillaume ! Hélas ! je ne puis plus te voir : mais je. te sens auprès de moi , mais je tiens ta main dans la mienne ; elle palpite au récit de mes maux : mon fils est sauvé, mon ami me reste, ah! je n'ai pas tout perdu.
Fin PU PREUIEA LIVRE.