LIVRE U. a
touteJanuit ; aa poiat-da jour^ tu dois avrtfer à la mcyii-^ tagne ditFaigelA Gherdbe Melctal , ne tWrête pas que tu nel'ûes'décoaTert ; ta lui diras en l'abordant : Ton amL m^eirroie'vers'toi pour t'apprendrele^ crimes nouveaux de: l'exëcraUeGœleri II vient d'arracher les yeux à ton p^e. Guillaume t'envoie. ce; poigaard»^
Tellolovstirede-sa cètntare un fer qu?il nequâMait jamais* Geanmi s'approche avec respect y prend le glaive , le met dans son sein:; Edmëeet Glaire, tremblantes^n'osent'' interroger Guillaume > regardent Gemmi y se regardezit , et craignant de montrer leur inquiétude pour ies pëiila qu'il va counr. Le vieux {Afielotal , étonne Je l'ordre qu'il vient d'entendre, demande à Tell quds sont ses projets* Tonfils les ooQuait , lui répond Guillaume y et la seule vue de ce poignaxfi lui dira Août ce qu'il doit faire; Le temps est cher> ne le perdons pas : je n'ai qu'un mot à te dire : Mon père, tu seras vengé.
Il prend aussitôt Gemmi par la main, et le conduit saos^ nco dire sur le tombeau de son père : là ,. après avdir reçu son serment , il lui confie unepartie de ses prc^s, lui dé* veloppe ses ressources, et l'instruit dans le plus grand dé*- Uûl de ce qu'il doit dite à Melctal..
Ilst reviennent l'un et:l'autne animés d'un généreux. , espoir* Gemmi est prêt à se meltoe en miorche; Glaire de^ mande à l'accompagner. Elleveat allor embrasser son père, elle veut lui porter des fruits, daf>ain^ et d'autres aiimens dont il manque dans les montagnes. Le vieux Benri permet ce vi^ge. Edmée remplit de ses provisions une corbeille d'osier ; elle y joint dn laitet du vin', remet la corbeille à son fifa y le presse contre son sein , lui dit adieu, l'embrasse
encore, et Fecommande à Glaire, d'une voix basse, de veiller sur cet enfant si cher, Gemmi , armé d'un bâton ferre dont son père lui montra l'usage , place sur sa tête la corbeille, présente le bras à la jeune Glaire ; et tous deux , se tenant ainsi , partent comme deux jeunes faons qui vont dans l'obscurité chercher de nouveaux pâturages.
Guillaume les a vus partir ; Guillaume lui-même s'est revêtu d'une peau de loup qu'il portait toujours dans ses chasses Imntaines. Gette peau , serrée contre son corps par. une large ceinture, vient envelopper sa tête , oh. les dents de l'animal tombent et luisent sur son boni : ses jambes sont à demi couvertes par des brodequins d'ourson. Un carquois de cuir, plein de flèches brillantes, est attaché sur son épaule; et dans ses mains est cet arc terrible qui jamais ne se.toidît en vain. Appuyé sur ce grand arc, regardant Edmée d'un œil tranquille : .
Ma femme, dit-il , je vous quitte ; je vais partir à l'instant f je laisse en vos mains notre hôte , le père de mon ami, le vieillard que je respecte, que je chéris comme mon père ; ne vous occupez que de lui seul. Veillez près de lui pendant son sommeil. Soyez attentive la nuit et le jour à secourir , à soulager ,. à prévoir ses moindres douleurs. Acquittez à tous les instans ce que nous devons au malheur, à la vieillesse > à l'amitié. Bientôt vous mereverrez ; deux jours sufiSsent à ma course. N'informez personne de mon absenpe, et que la porte de ma maison soit fermée jus- . qu'à mon retour.
n dit, sort de la chaumière, prend un sentier différent de celui qu'a suivi Gemmi, et précipite ses pas.
Cependant Claire et Gemmi descendaient enseod^le la