LIVRE m. 5i
lear prédis leur sort. Ecoute-moi donc , Gésier^ puisque tu consens à m'entendre.
La mesure est bientôt combla; la coupe du malheur ^ que le ciel irrité contre nous Voulut remettre dans tes niains^ déborde de toutes parts.' Dieu épuisa sur nous ; par tes* maitas ^ tous les traits de sa colère i sa justice va te frapper. Entends les cris des innocens que tu retiens dans les cachots; entends les cris des enjGsms » des veuves qui te xedemandent leurs époux , leurs pères , expirés par ton ordre au i(ûlieu des tourmens. Yois leurs ombres sanglantes errer autour de ta demeure^ te poursuivre dans ton sommeil^ se présenter devant toi pour te montrer leurs larges blessuïes , leurs corps déchirés et palpitans. Leur sang jaillit sur tes mains et t'éveille au milieu de la nuit ; tu vois ce sang au milieu des ténèbres , tu le vois , et tes yeux en vain se ferment pour ne pas le voir. Le peu qui reste de vivans , abandonnant ses héritages , ses biens ^ le fruit de son labeur à ton insatiable avarice^ s'enfrdt et va se cacher au fond des forêts , dans le creux des rocs. Là , que fait qe peuple tremblant à qui ton nom seul cause plus d'efiroi que le bruit dés monceaux de neige descendant du haut des montagnes pour ensevelir nos villages , que fritil? A genoux sur les rochers , il élève ses mains à Dieu ^il lui demande vengeance , il le supplie d'exterminer riix* terminateut des humains. Hé bien, Gésier/ je tel^annonoe^ ces prières de tout un peuple , ces cris de tant d'innooens persécutés , dépouillés , frappés, immolés par ton ordre , ce sang répandu sans ce^se par tes mains ^ et dont la va-> peur épaisse forme un .nuajge autour de toi , ce sang est monté jusqu'au ciel: nos voix plaintives sont arrivées au
St^ GUIUmUME TELL ,
UroBjeidu Xottt^P.aiMant, «a jiiatioe*va!te irapper ^ maipattve touche à sa délivrance : tels sontuRMuespoir ^ mes ifœas , laaipsnfiëe. Ta :me;k8'«kinBnde6., je t^ai satifffak') je n'ai plusTiieniàtte sdire ^'CarijeBe veax pas d<^grader ma *ra[isim AU poiDtideJefdire nn. seul met de^'onbeinsetigé , da dé^ Vreqttifist aiijoa«i!hiftiifléciurles nnlheuriettic àdkÂtans ^d'Qri dexant le homui ^pa eeavraitta l%te«'Ta salis t€«rt^ in pen.X)COiiniiaiid«r :mon supplice*
Geslerëcoiitait en sileoee; sa colère se H^cMtenait poor snnttx assixror <ses «ootips^sà •iage<était suspendoe par 9V§ipëraBoe'dettrowter ^ d^nveuter trn nouveau >sttpplice'<jtà ie irënni^'mieux de cet'hoRifme quisemldaât mépriser fa -maÉt. Il songeait à ces 'deux «nÊins que la veille il fit mettre laox fers. U se>rappeUe -lewrs'disoottrs hardis; et, jes comparant à ceux qu'il entend , son ing^nîeHste fureor soupçonne , pressent , devine xpie ces ei^fâms^ dëjlt ^i^rs^ ai pénétrés de la haine des tyrans , 'ne peuvent appartenir i^'À oelui qui vient fie le ^aver. M'veuts^en éclaircirsnr l'iieure., et donne l'ordre secret qu^on amhte les deux cufans.
' Saroem accouru liescbettc^er. Pendant ce temps le fbui'bc <isder dissîmulant'sa coife^, feignanêt ée n'être point émn> interroge froidement Guillaume sur son étaft , sur sa tanôlle , soor le lanç >qu'il tient dans Uri. Guillaume ne caobe point son nom; -et «e nom , fameux dans Âltorf ^ ânppe, «épouvante le gouvoneur. Quoi 1 ^t41 avec ;surprise , c'<e6l tm dont l'adresse est si renommée dans l'art decafndaiveonebafquelC'esjttoidont les flèches toujours sâres'n't>nt jamais mfeinqué lefcut? Moi-même , lui répond T«U y et je vongis que mon nom ne soit 'Contra que par