SCÈNE IX
Les Mêmes LEUTHOLD, portant une hache sur laquelle il s'appuie >
JEMMY
Pâle et tremblant, se soutenant à peine, Ma mère, un paire vient vers nous.
LE FÊCHEUK,
C'est le brave Leuthold; un malheur nous l'amène
LEUTHOLD.
Sauvez -moi 1 sauvez-moi î
HEDWIGE
Que-crains-lu
LEUTHOLD.
Leur courroux.
HEDWIGE
Leuthold, quel pouvoir le menace ?
LEUTHOLD.
Le seul qui n'a jamais fait grâce,
Le plus cruel, le plus affreux.
O mes amis! sauvez-moi de ses coups.
MELTCHAL.
Qu'as-tu fait ?
LEUTHOLD.
Mon devoir. De toute ma famille.
Le ciel ne me laissa qu'un enfant, qu'une fille ;
Du gouverneur un infâme soutien, Un soldat l'enlevait, cl j'ai su la défendre ; Lui, me ravir mon dernier bien !
Ma hache sur son front ne s'est pas fait attendre ; Voyez-vous ce sang? c'est le sien.
MELCTHAL.
Il eut le courage d'un père ; Hais pour lui du tyran redoutons la colère,
LEUTHOLD.
Un refuge assuré m'attend sur l'autre bord. Au pêcheur.
Conduis-inoi. le pêcheuh.
Ce torrent, celte roche, Du rivage opposé ne permet permet point l'approche : Affronter cet écueil, s'est courir à la mort.
LEUTHOLD.
Ah! puisses-tu, barbare, à ton heure dernière, Trouver Dieu sourd à ton remords Comme tu Tes à ma prière !
choeur dk soldats, dans l'éloignement.
Leulhold ! malheur à toi, malheur !