ARNOLD, MATHILDE
Arnold s"est montré pendant les dernières mesure* de la romance.
ARNOLD
Ma présence pour vous est peut-être un outrage ;
Malhilde, mes pas indiscrets Ont osé jusqu'à vous se frayer un passage.
MATUILDB.
On pardonne aisément les torts que Ton pai lage ; Arnold, je vous attendais.
ARNOLD
Ce mot où votre âme respire, Je le sens trop, la pitié vous l'inspire ; Vous plaignez mon égarement ; Je vous offense en vous aimant.
Que ma destinée est affreuse ?
MATUILUE.
La mienne est-elle plus heureuse ?
ARNOLD
II faut parler, il faut, dans ce moment Si cwiel et si doux, si dangereux peut-ètte Que la fille de rois apprenne à me connaître ; J'ose le dire avec un noble orgueil,
Pour vous le ciel m'avait fait naître.
D'un préjugé fatal j'ai mesuré recueil ;
11 s'élève entre nous de toute sa puissance :
Je puis le respecter, mais c'est en votre absence.
?,ïalhilde, ordonnez-moi de fuir loin de ces lieux, D'abandonner ma patrie et mon père, D'aller mourir sur une terre étrangère.
De choisir pour tombeau des bords inhabités ;
Prononcez sur mon sort, dites un mot.
maïhilde, tendrement.