‹ Guillaume Tell, opéra en quatre actesChapitre 19 sur 49 · ARNOLD, MATHILDE · texte numérisé non relu

ARNOLD, MATHILDE

Arnold s"est montré pendant les dernières mesure* de la romance.

ARNOLD

Ma présence pour vous est peut-être un outrage ;

Malhilde, mes pas indiscrets Ont osé jusqu'à vous se frayer un passage.

MATUILDB.

On pardonne aisément les torts que Ton pai lage ; Arnold, je vous attendais.

ARNOLD

Ce mot où votre âme respire, Je le sens trop, la pitié vous l'inspire ; Vous plaignez mon égarement ; Je vous offense en vous aimant.

Que ma destinée est affreuse ?

MATUILUE.

La mienne est-elle plus heureuse ?

ARNOLD

II faut parler, il faut, dans ce moment Si cwiel et si doux, si dangereux peut-ètte Que la fille de rois apprenne à me connaître ; J'ose le dire avec un noble orgueil,

Pour vous le ciel m'avait fait naître.

D'un préjugé fatal j'ai mesuré recueil ;

11 s'élève entre nous de toute sa puissance :

Je puis le respecter, mais c'est en votre absence.

?,ïalhilde, ordonnez-moi de fuir loin de ces lieux, D'abandonner ma patrie et mon père, D'aller mourir sur une terre étrangère.

De choisir pour tombeau des bords inhabités ;

Prononcez sur mon sort, dites un mot.

maïhilde, tendrement.

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