DUO
Oui, vous l'arrachez de mon âme Ce secret qu'ont trahi mes yeux ; Je ne puis étouffer ma flamme, Dût-elle nous perdre tous deux î
ARNOLD
Il est donc sorti de son âme Ce secret qu'ont trahi ses yeux l Sa flamme répond à ma flamme.
Dût-elle nous perdre tous deux!
A Mathilde. Mais entre nous quelle dislance, Que d'obstacles de toutes parts!
MATHILDE
Ah! ne perdez pas l'espérance :
Tout vous élève à mes regards.
ARNOLD
Doux aveu ! ce tendre langage De plaisir enivre mon cœur.
MATHILDE
Je le chéris, tout me présage Près de lui des jours de bonheur.
A Arnold.
Retournez aux champs de la gloire, Volez à des nouveaux exploits:
On s'anoblit par la victoire ; Elle jusliflera mon choix.
ARNOLD
Je pars, je cours chercher la gloire,
Restez.
C'est un tiibut que je vous dois :
Puis je douter de la victoire Lorcque j'obéis à vos lois?
ENSEMBLE
Dans celle qui l'aime,
Oui, c'est l'honneur même
Qui dicte sa loi.
Mathilde, constante,
Ira sous la lente
Recevoir ta foi.
ARNOLD
Dans elle que j'aime, Oui c'est l'honneur même Qui dicte sa loi.
îUathildcv constante, Viendra sous la tente Recevoir ma foi.
MATHILDE
On tient, séparons-nous.
ARNOLD
Vous reverrai-je encore?
MATHILDE
Oui, demain.
ARNOLD
0 bonheur !
MATHILDE
Quand renaîtra l'aurore, T)ans l'antique chappeîle, en présence de Dieu J'entendrai lou dernier adieu.
ARNOLD
Que de bienfaits !
MATHILDE
Je vous quitte, on s'avance.
ARNOLD
Ciel ! Waller et Guillaume, ah ! fuyez leur présence.