‹ Guillaume Tell, opéra en quatre actesChapitre 20 sur 49 · DUO · texte numérisé non relu

DUO

Oui, vous l'arrachez de mon âme Ce secret qu'ont trahi mes yeux ; Je ne puis étouffer ma flamme, Dût-elle nous perdre tous deux î

ARNOLD

Il est donc sorti de son âme Ce secret qu'ont trahi ses yeux l Sa flamme répond à ma flamme.

Dût-elle nous perdre tous deux!

A Mathilde. Mais entre nous quelle dislance, Que d'obstacles de toutes parts!

MATHILDE

Ah! ne perdez pas l'espérance :

Tout vous élève à mes regards.

ARNOLD

Doux aveu ! ce tendre langage De plaisir enivre mon cœur.

MATHILDE

Je le chéris, tout me présage Près de lui des jours de bonheur.

A Arnold.

Retournez aux champs de la gloire, Volez à des nouveaux exploits:

On s'anoblit par la victoire ; Elle jusliflera mon choix.

ARNOLD

Je pars, je cours chercher la gloire,

Restez.

C'est un tiibut que je vous dois :

Puis je douter de la victoire Lorcque j'obéis à vos lois?

ENSEMBLE

Dans celle qui l'aime,

Oui, c'est l'honneur même

Qui dicte sa loi.

Mathilde, constante,

Ira sous la lente

Recevoir ta foi.

ARNOLD

Dans elle que j'aime, Oui c'est l'honneur même Qui dicte sa loi.

îUathildcv constante, Viendra sous la tente Recevoir ma foi.

MATHILDE

On tient, séparons-nous.

ARNOLD

Vous reverrai-je encore?

MATHILDE

Oui, demain.

ARNOLD

0 bonheur !

MATHILDE

Quand renaîtra l'aurore, T)ans l'antique chappeîle, en présence de Dieu J'entendrai lou dernier adieu.

ARNOLD

Que de bienfaits !

MATHILDE

Je vous quitte, on s'avance.

ARNOLD

Ciel ! Waller et Guillaume, ah ! fuyez leur présence.

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