‹ Guillaume Tell, opéra en quatre actesChapitre 29 sur 49 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Grande pace d'AHorf, où l'on fait des préparatifs de fôte.Oa voit ça et la des pommiers et des tilleuls Le château-fort de <* sler est au fond. Des ouvriers sont occupés à lever une vsîrade où doit se placer la cour; dauires plantent, vers le fond du théâtre, un trophée composé désarmes du gouverneur et surmonté de son chaperon.

GESLER, RODOLPHE gardes, soldats, pluplb,

CïJOEUK D'HOMMES.

Gloire au pouvoir suprême ï Crainte à Gésier qui dispense ses lois ! Oui, c'est l'empereur même Qui lance l'anathème Par sa terrible voix,

CHOEUR DE FEMMES

Paix au pouvoir qu'on aime !

De Malhilde on chérit les lois î Qu'est -il besoin de diadème?

L'amour est un pouvoir suprême

Egal à celui des rois.

GESLER.

Vainement dans son insolence, Le peuple brave la vengeance; 11 doit se soumettre à ma loi :

En montrant ie trophée»

Devant ce signe de puissance Que chacun se courbe en silence.

Comme on s'incline devant moi!

0 .-: fa il passer 1 s habitants par groupe, et on le* força cliner devant le trophée.

LE CHOEUR

Gloire au pouvoir suprême, clc.

gesler, placé sur V estrade.

Que IVi»pire germain de votre obéissance Reçoive le gage aujourd'hui.

Depuis un siècle, sa puissance Daigne à votre faiblesse accorder un appui. A pareil jour, nos droits, scellés par la victoire S'étendirent sur vos aïeux.

D'un jour si glorieux, Par vos chants, par vos jeux Célébrez la mémoire,

Je le veux !

fei commence la fête. Des soldats contraignent des femmes suisses à danser avec eux. Les habitants témoignent par leurs gestes leur indignation de celle violence. Des troubadours, annoncés par un page, succèdent aux soldais: enfin paraissent des Tyroliens et des Tyroliennes que des toîx seules accompagnent.

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