SCÈNE II
Grande pace d'AHorf, où l'on fait des préparatifs de fôte.Oa voit ça et la des pommiers et des tilleuls Le château-fort de <* sler est au fond. Des ouvriers sont occupés à lever une vsîrade où doit se placer la cour; dauires plantent, vers le fond du théâtre, un trophée composé désarmes du gouverneur et surmonté de son chaperon.
GESLER, RODOLPHE gardes, soldats, pluplb,
CïJOEUK D'HOMMES.
Gloire au pouvoir suprême ï Crainte à Gésier qui dispense ses lois ! Oui, c'est l'empereur même Qui lance l'anathème Par sa terrible voix,
CHOEUR DE FEMMES
Paix au pouvoir qu'on aime !
De Malhilde on chérit les lois î Qu'est -il besoin de diadème?
L'amour est un pouvoir suprême
Egal à celui des rois.
GESLER.
Vainement dans son insolence, Le peuple brave la vengeance; 11 doit se soumettre à ma loi :
En montrant ie trophée»
Devant ce signe de puissance Que chacun se courbe en silence.
Comme on s'incline devant moi!
0 .-: fa il passer 1 s habitants par groupe, et on le* força cliner devant le trophée.
LE CHOEUR
Gloire au pouvoir suprême, clc.
gesler, placé sur V estrade.
Que IVi»pire germain de votre obéissance Reçoive le gage aujourd'hui.
Depuis un siècle, sa puissance Daigne à votre faiblesse accorder un appui. A pareil jour, nos droits, scellés par la victoire S'étendirent sur vos aïeux.
D'un jour si glorieux, Par vos chants, par vos jeux Célébrez la mémoire,
Je le veux !
fei commence la fête. Des soldats contraignent des femmes suisses à danser avec eux. Les habitants témoignent par leurs gestes leur indignation de celle violence. Des troubadours, annoncés par un page, succèdent aux soldais: enfin paraissent des Tyroliens et des Tyroliennes que des toîx seules accompagnent.