‹ Guillaume Tell, opéra en quatre actesChapitre 28 sur 49 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Pour notre amour plus d'espérance:

Quand ma vie à peine commence, Pour toujours je perds le bonheur.

Oui, Melcthal, d'un barbare Le crime nous sépare :

Ma raison qui s'égare, Implore un Dieu vengeur.

Du sort bravant la servitude, E« vain je l'ai donné ma foi ; Dans ma cour quelle solitude!

Tu ne seras plus près de moi.

Enfin, pour comble de misère, Un crime te prive d'un père, Kl jo ne puis le pleurer avec toi.

Destin, malgré la rage, Toujours ce tris le cœur

Conservera l'image De mon libérateur.

Quel bruit arrive à mon oreille' Des chants? des cris?

MATUILDE.

Gésier s'éveil

ARNOLD

Le jour le rend à ses forfaits.

MATD1LDK.

Hélas, d'une fêle guerrière Ces chants annoncent les apprêts, Du gouverneur fuis le palais, Toujours sa joie est meurtrière ; Fuis, si jamais je le fus chère.

A H ISO LU.

Moi, fuir!

MATHILDR.

Sur la rive étrangère.

Si je ne puis à ta misère Offrir mes soins consolateurs, Mon âme te suit tout entière ; Elle est fidèle à tes malheurs.

AKNOLD.

Ces chants. étouffent ta prière, Leur joie insulte à mes douleurs.

BîATHILDE.

Arnold, prends pitié de mes pleurs, Fuis, si jamais je te fus chère.

AUNOLD.

Moi, fuir I

UATUILDE.

Sur la rive étrangère, Si je ne puis à la misère Offrir mes soins consolateurs.

Mon âme te suit tout entière ; Elle est fidèle à tes malheurs.

Et songe!...

ARNOLD

Je songe à mon père I ENSEMBLE.

MATUILDE.

Fh renonçant à nos amours, C'est lui donner plus que nos jours.

Adieu, Melclhal, adieu, c'est pour toujours !

ARNOLD

En renonçant à mes amours, C'est lui donner plus que mes jours, Adieu, Malhilde ; adieu, c'est pour toujours î

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