SCÈNE IV
ÀRxNOLD, seul, Le mien, dit-il ! jamais, jamais le mien ?
Que ne puis-je laire à moi-même î>ç ouçj fatal objet tous mes sens sont épris î
Toi, dont le front aspire au diadème, 0 Mathilde ! je t'aime, Je t'aime, et je trahis Mon devoir et l'honneur, mon père et mon pays! Contre l'avalanche homicide Ma force te servit d'égide ; Je te sauvai, toi, la fille des rois, Toi, qu'une puissance perfide Destine à nous donner des lois, Ivre d'un fol espW, ma jeunesse insensée A prodigué son sang pour des maîtres ingrats : Avoir connu sous eux la gloire des combats. Voilà ma honte ! aussi, mes pleurs l'ont effacée; Par un funeste amour ne la rappelons pas. Mais quel bruit? des tyrans qu'a vomis i'AlIemagna Le cor sonne sur la montagne.
Gésier est là ; Mathilde l'accompagne ; Il faut encor la voir, entendre encor sa voix; Soyons heureux et coupable à la fois l SCÈNE V.